Quoi de mieux pour se défouler qu’un bon vieux shoot’em up ? Taper sur son patron avec une batte de base-ball munie d’un clou rouillé ? Certes. Mais un shoot’em up, c’est quand même pas mal. Un titre faisait de l’oeil à la rédac’ depuis son annonce, il s’agissait d’Icarus X, la dernière production signée The Quadsphere : on nous promettait du sang et des larmes, et surtout un gameplay comme dans le temps sur des décors en 3D. Les promesses ont-elles été tenues ? C’est ce que nous allons voir dans ce test !
Au final, que demande t-on à un shoot’em up ? Une prise en main immédiate, des vagues d’ennemis de plus en plus balaises, de gros boss de fins de niveaux, des graphismes qui n’insultent pas le bon goût, des power ups dévastateurs… Icarus X tape presque juste à chaque fois, même si on note de sérieux manques dans certains compartiments du jeu.
Premier bon point, le jeu est immédiatement compréhensible dans son gameplay : un doigt sur l’écran permet de diriger son vaisseau qui fait automatiquement feu. Pas de pilotage à l’accéléromètre, qui serait de toute façon impossible à gérer car il faudra non seulement canarder avec force mais piloter avec précision : nombreuses seront en effet les fois où il faudra zigzaguer entre les tirs et les lasers ennemis.
Du côté de la maniabilité, aucun souci donc, le vaisseau se commande au doigt et à l’oeil, mais on n’en attendait pas moins.
En revanche, la déception est de mise concernant l’arsenal déployé : celui-ci se révèle en effet bien maigre. Il faudra se contenter du tir double standard ainsi que d’un lancer de missiles que l’on obtiendra en remplissant une jauge comptabilisant les vagues d’ennemis détruites. Pas de power up à récupérer, c’est assez triste au final…
Les décors, en 3D donc, ont impressionné sur la bande-annonce du jeu, mais hélas, ils se montrent au final assez déceptifs et participant peu au gameplay. Seul le deuxième niveau apporte un peu de fraîcheur dans ce domaine, puisqu’il faudra en éviter certaines portions. Sur les autres niveaux (cinq en tout, c’est peu), on reste hélas dans le domaine du décor purement visuel et souvent utilitaire.
Le premier niveau est certes joli, mais si l’on excepte le niveau 2, les autres sont plutôt ternes et plats (belle gageure pour de la 3D…), sans incidence sur le cours des choses.
Les ennemis sont quant à eux variés et s’ils apparaissent toujours au même endroit au même moment, certains sont suffisamment vicieux pour vous pourrir l’existence - on pense notamment aux boss de fins de niveaux, tous impressionnants.
Enfin, malgré un nombre d’objets parfois conséquent (ennemis, tirs nourris), le jeu ne ralentit pas, du moins sur mon iPhone 3G.
Des bonus qui font la différence
Icarus X ne se contente pas d’être un shoot’em up classique : il offre également des petits plus peu fréquents pour un jeu de ce type.
On apprécie à cet égard les 5 slots disponibles pour autant de joueurs, qui pourront conserver leur évolution et leur partie sans gêner les autres. Le mode entraînement est lui aussi épatant : il permet de jouer un niveau à différentes vitesses (25%, 50%, 75% et 100%) afin de mieux en appréhender les difficultés. Idéal pour assurer le cachou pour les replays vidéos !
Ces derniers permettent de proposer à la communauté des joueurs la vidéo de ses exploits ! L’idée est excellente et fort utile pour visualiser comment les autres joueurs franchissent telle ou telle difficulté, et permet aussi de se la péter devant ses potes, ce qui est toujours bon à prendre.
Pour ce qui est de cette dernière activité, il existe un tableau des scores en ligne spécifique au jeu (pas d’OpenFeint). On disposera enfin de succès à décrocher.
Pour conclure
Icarus X est-il de cette trempe de shoot’em up dont on se rappellera avec nostalgie dans quelques années ? Il est en effet difficile de faire la fine bouche devant cet Icarus X, dont on sent bien la sincérité et la bonne volonté du développeur.
Si l’on loue le système de replays, le mode entraînement ou les slots disponibles pour plusieurs joueurs, les boss, en revanche, on regrette le peu de niveaux disponibles, l’absence incompréhensible de power up et des décors réduits à un simple état utilitaire. On peut cependant espérer mieux, le développeur ayant fait savoir que les power up allaient justement être disponibles dans une prochaine mise à jour.
Machine de test : iPhone 3G
Version testée : 1.0.1
Niveau d’anglais requis : aucun
















