Reckless Racing 2 :
pied au plancher

Par iMike le 7 février 2012 à 17h54

Reckless Racing 2 : pied au plancher

Après un calamiteux Tank Riders, Polarbit avait bien besoin de redorer son blason : c'est chose faite avec Reckless Racing 2, suite du fameux jeu de course vue de haut qui a fait sien le principe du « plus gros, plus vite, plus fort ».
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Le premier Reckless Racing, sorti sous la bannière d’Electronic Arts en octobre 2010, avait épaté tout son monde par la qualité de sa réalisation : le moteur physique et celui de rendu graphique ont en effet laissé d’impérissables souvenirs aux amateurs de jeux de course débridée.

Il n’en restait pas moins que le contenu, plutôt léger avec de très courts circuits et un multi un peu branlant ont pu refroidir les ardeurs. Polarbit a donc repris ses clics et ses claques en sortant en juillet dernier Reckless Getaway, une sorte de spin-off encore plus bourrin que le premier volet de Racing, mais étrangement moins excitant. Il fallait donc au studio-éditeur de confirmer tout son talent (mis récemment àmal par quelques mauvais jeux) avec un Reckless Racing 2 définitif. Est-ce le cas ?

De la boue plein les yeux

Reckless Racing 2 est un pur jeu d’arcade. Aucune prise de tête dans les commandes : les quatre boutons se laissent aisément apprivoiser même si parfois il arrive qu’on se mélange les pédales entre les boutons gauche et droite ! Certains virages et surfaces (notamment les boueuses) nécessiteront de jouer du frein mais qu’on se rassure, la conduite n’aura rien de technique - tout juste faudra t-il de temps en temps jouer un peu plus en finesse pour parvenir àses fins.

Si le principe des quatre boutons ne convient pas, le jeu offre d’autres systèmes de pilotage, dont un très amusant via l’accéléromètre qui se révèle réellement sportif. Les deux volants virtuels n’ont quant àeux rien d’aisé àprendre en main… Au final, l’agencement standard semble idéal mais rien n’empêchera de tester toutes les configurations.
À noter qu’il est possible de demander l’accélération automatique, désactivée par défaut. Les plus joueurs d’entre vous ne toucheront àrien car la gestion des gaz fait partie intrinsèque du plaisir du jeu !

La première impression est cependant assez mitigé : Reckless Racing 2 semble mou. Oui, mou, y compris sur iPad 2 qui normalement, assure question performances. Le processeur A5 crache t-il ses poumons ? Il semble que non : le jeu n’est en effet pas que pur boudinage, il autorise comme on l’a dit des conduites plus délicates qui seront parfois nécessaires pour dépasser le dernier adversaire dans un trou de souris, ce qui serait bien difficile si le jeu fonçait àtoute blinde.

La charpente de Reckless Racing tourne autour du mode Carrière, qui permet de grimper les échelons, gagner de l’argent, acheter et améliorer des véhicules, tout au long de 12 championnats constitués pour la plupart de quatre àsix courses. Les circuits proposés étant assez courts, il est possible de se faire plaisir entre deux bus ou dans le métro, même si certaines pistes se révèlent vraiment très courtes (un simple anneau, parfois).
Chaque course ne remplit pas les mêmes objectifs : outre la course classique où il s’agit de finir en tête, on trouvera un mode Elimination et Tour rapide.

 

Si jamais le besoin de récolter plus d’argent se faisait sentir (le garage est en effet très dispendieux), le pilote amateur pourra en passer par le mode Épreuve qui permet de concourir àdes courses simples, mais rémunératrices (le jeu comporte évidemment une boutique permettant d’acheter des dollars…). Le mode Arcade est plus pervers, il consiste àfinir dans les trois premiers des 40 courses au volant de véhicules définis (kart, buggy, berline…) N’hésitez pas àsurgonfler une caisse, c’est souvent moins onéreux qu’en acheter une nouvelle et le véhicule pourra se montrer réellement plus performant. Le titre comporte 18 caisses en tout.
Un autre aspect intéressant du jeu est son système d’index de performance : àl’instar d’une jauge d’XP, il permet d’accéder àde nouveaux championnats en améliorant sa voiture et en remportant des courses. Au bout d’un moment cependant, il faudra forcément acheter un nouveau véhicule, le précédent ayant fait le plein de points…

L’intelligence artificielle des cinq adversaires est de bon niveau, qui n’hésitent jamais àeffectuer quelques queues de poisson assassines ou vous rentrer dedans pour vous ralentir. À chaque course il y un pilote qui se détache du lot et qui tentera de cueillir le joueur : c’est lui l’ennemi àbattre !

Le jeu se révèle donc particulièrement complet et on passera quelques heures àvouloir en débloquer tout le contenu : àce niveau, le deuxième volet explose dans les grandes largeurs son prédécesseur ! Et c’est sans compter un mode multi réellement efficace, bien que dans le premier opus. Celui-ci se base sur Game Center, un choix bien plus malin et simple que la solution « maison » habituelle chez Polarbit, qui est loin d’avoir prouvé son intérêt (voir par exemple dans Tank Riders…)
Quoi qu’il en soit, et lorsque Polarbit ne fait pas planter ses serveurs comme aujourd’hui, le multi fonctionne bien. La conduite se révèle fluide sans lag, du moins en ce qui concerne le joueur puisque ses trois adversaires auront parfois tendance àdisparaître et apparaître. On a éprouvé quelques difficultés àcréer ses propres courses, une option qui n’a été rendue possible que lorsque l’on se retrouve seul dans la room. Gros hic en revanche, le matchmaking n’est pas au point : le pilote amateur pourra ainsi se retrouver avec des cadors de la piste équipés des véhicules les plus puissants…

Au niveau de la réalisation, le moteur de rendu de Reckless Racing/Getaway a été légèrement amélioré, et c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve les petits détails qui font toute la différence : poussière, éléments de décor, végétation touffue… toutes sortes de choses que l’on appréciera àsa juste valeur sur le grand écran de l’iPad. En revanche, la vision du circuit est toujours restreinte àquelques mètres àl’avant et àl’arrière, il faudra donc retenir les difficultés de chaque piste pour pouvoir être le plus efficace possible…
Notons également la disparition de pratiquement toutes références au côté « redneck » du précédent opus : les pilotes ne sont plus des bouseux (malgré des patronymes parfois équivoques) et les véhicules proposés ressemblent effectivement àdes voitures « normales ».

Si Game Center assure le mode multi et les trophées (7 petits succès en tout et pour tout… un peu juste), Polarbit propose des classements nécessitant une inscription, une de plus. Pas sà»r que cela ait été réellement nécessaire mais les accros devront en passer par là.

Pour conclure

Reckless Racing 2 obéit aux règles d’une bonne suite : « bigger, better, louder » ! Le jeu se révèle en effet supérieur dans tous les compartiments par-rapport àson prédécesseur. Si la conduite se révèle toujours aussi agréable, le nombre d’événements, de modes, de véhicules, le système d’XP, le multi… tout cela est bien vu et hisse le jeu au niveau des meilleurs courses en vue de haut. Surtout, et c’est encore le plus important, on prend beaucoup de plaisir àpiloter contre ses adversaires et tenter de leur faire mordre la poussière ! Une réussite.

- Universel

+ Une suite largement supérieure àl’original
+ Commandes adaptées pour tous
+ Grosse durée de vie
+ Une conduite plus fine qu’il n’y paraît

- Impression de mollesse parfois
- Un multi qui peut décrocher

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : traduit
Poids : 111 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 9/10

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