DoDonPachi Blissful Death est sorti en 2002 sur borne d’arcade, puis l’année suivante sur PS2. C’est au tour d’iOS d’accueillir ce classique nippon du shoot’em up, adapté comme il se doit par Cave, le spécialiste incontesté du manic shooter sur notre plateforme. Si DoDonPachi Resurrection est considéré comme un véritable indispensable à toute logithèque iOS qui se respecte, qu’en est-il de cet épisode ?
La série DoDonPachi est bien difficile à suivre. Alors que Resurrection (Dai-Fukkatsu) est le cinquième volet de cette folle saga du bullet hell, Blissful Death (Dai Ou Jou) représente le volet précédent… mais aussi la « vraie » suite du jeu originel. Bref, ces histoires de version importent finalement assez peu puisque le principal intérêt de cette série est d’offrir son comptant d’action débridée au joueur - et à ce petit jeu, DoDonPachi Blissful Death assure même si on en aurait voulu un peu plus.
Le baiser de la mort
Le jeu s’offre un scénario comme toujours abracadabrantesque, narré dans le jeu via un menu spécial qu’on ne risque de tapoter qu’une seule fois tellement l’histoire paraît complexe et sans trop d’intérêt, à part pour les véritables fondus de la saga. Ce qu’il faut en retenir, ce sont deux choses : d’une, on aura la possibilité de mettre le feu à bord de deux vaisseaux ; et le joueur pourra incarner une des trois « poupées » cyborg aux capacités différentes.
Blissful Death se déroule suivant un schéma désormais bien établi : scrolling vertical, une tonne de boulettes à éviter, et quelques subtilités à appréhender. Ainsi, le choix du vaisseau et de la poupée influeront fortement sur la facilité du jeu : le véhicule Type A, plus rapide, concentre son tir principal à l’avant, tandis que le Type B, plus lent, a un tir plus large. Il est possible à tout moment de basculer du tir principal à un laser plus puissant, mais à la surface forcément moins étendue.
La doll offrira quant à elle une capacité supplémentaire (tir et/ou laser plus puissant), avec un certain nombre de bombes, de 1 à 3.
Ces bombes permettront évidemment de nettoyer la surface de l’écran au cas où on s’y sentirait un peu à l’étroit, mais sachez que l’on pourra en récupérer au fil de sa progression. De plus, en chopant des power-up spéciaux, il sera possible de troquer la bombe contre un tir Hyper, sorte de laser ultra-puissant. Sachez enfin que lorsque le vaisseau est touché, il balancera soit une bombe, soit activera son tir Hyper… et si rien de tout cela n’est disponible, il explosera et vous perdrez une vie !
Par-rapport à un titre comme Resurrection, voire Bug Princess (le précédent bullet hell de l’éditeur), Blissful Death n’a rien de très compliqué à appréhender : les subtilités sont en effet peu nombreuses et globalement, le jeu se révèle aussi simple que bourrin. Très arcade dirions-nous, même s’il paraît un peu bizarre de qualifier un schmup ainsi alors que c’est sa nature intrinsèque ! Cependant, quand on le compare aux autres productions de Cave, nul doute que ce dernier titre est certainement la porte d’entrée la plus facile à emprunter pour pénétrer dans l’univers de DoDonPachi. Est-ce un bien ou un mal ? Difficile à dire, mais les fans du genre ne seront pas surpris par les péripéties offertes par le jeu.
Au contraire de ses précédentes productions, Cave s’est contenté du strict minimum : ainsi, on se passera du mode Smartphone qui offrait une expérience de jeu un poil différente avec des mécanismes conçus exclusivement pour l’iPhone. Dans Blissful Death, il faudra se contenter du seul mode Arcade… On gagne néanmoins un mode Practice, permettant de s’entraîner dans chacun des niveaux débloqués dans l’aventure - le jeu ne comptant hélas que cinq niveaux, on en fera assez vite le tour.
DoDonPachi Blissful Death est efficace, mais hélas un peu paresseux.
Fort heureusement, les quatre niveaux de difficulté permettront de rallonger la sauce, même s’il faut bien avouer que seul le mode Hell se montre réellement digne du label bullet hell. Toujours dans ce chapitre des récriminations, il serait désormais bon que Cave offre le support des graphismes Retina car les gros pixels commencent franchement à se voir et font mal aux yeux.
De même, si l’interface du jeu semble calibrée pour deux joueurs, on cherche encore le support du multi. Le studio devrait vraiment se pencher sur le sujet car cela commence à sérieusement manquer.
Ces défauts mis à part, il faut bien avouer qu’en matière de manic shooter, Cave reste le maître incontesté. Il y a véritablement une « magie » qui n’appartient qu’au studio, et malgré toute leur bonne volonté, les autres éditeurs qui tentent leur chance sur ce terrain n’arrivent pas à se hisser au niveau de Cave. Néanmoins, le studio nippon semble désormais largement se reposer sur ses lauriers sans innover, et il ne faudrait pas que cela continue !
Un petit mot sur le réseautage : le jeu propose un classement en local ainsi que sur Game Center, histoire de faire le kéké en ligne. Notons aussi les 40 réalisations à décrocher. Si le jeu se destine à l’iPhone et l’iPod touch, il est aussi très jouable sur iPad, malgré des graphismes franchement pixellisés.
Pour conclure
DoDonPachi Blissful Death n’étonnera pas les fans de bullet hell : Cave s’est contenté d’une adaptation stricto-sensu de sa borne d’arcade, sans en rajouter dans les nouveautés. On regrettera ainsi des graphismes en définition standard, l’absence d’un mode deux joueurs, ou encore l’aspect un rien simpliste du gameplay. Ceci étant dit, le jeu n’en reste pas moins un excellent bullet hell, nerveux et dynamique, qui saura satisfaire les plus assoiffés du genre… Mais il serait bon qu’à l’avenir, le studio aille plus loin que le simple portage.
+ Un nouveau DoDonPachi, cool
+ Un gameplay simple et direct
+ Toujours beaucoup d’action
- Ce serait bien de penser aux graphismes Retina
- Et aussi au mode 2 joueurs
- Pas beaucoup de surprises
Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : beuh
Poids : 123 Mo
Affiliation réseau : Game Center
Note FunTouch.net : 7/10
