Mass Effect Infiltror fait
un effet moyen

Par iMike le 6 mars 2012 à 16h01

Mass Effect Infiltror fait un effet moyen

Il fallait laver l'affront de Mass Effect Galaxy ! Du coup, pour Mass Effect Infiltrator, Electronic Arts a mis les petits plats dans les grands en appelant à la rescousse les développeurs de Dead Space… qui se sont peut-être fourvoyés dans cette histoire.
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Mass Effect n’avait pas vraiment bonne presse sur notre plateforme, et pour cause : le précédent effort d’Electronic Arts, Mass Effect Galaxy, n’était franchement pas génial. D’ailleurs, ce jeu a disparu des étals, pour mieux laisser toute la place àMass Effect Infiltror… et pour le coup, c’est assez mérité même si on reste loin du Mass Effect 3 auquel notre plateforme aurait droit.

Beaucoup de choses dans Mass Effect Infiltrator transpire de Dead Space, et pour cause : le jeu a été développé par Coding Monkeys, les mêmes qui ont commis le TPS de l’an dernier sur iOS. Et pour le coup, on peut difficilement leur en vouloir d’avoir recyclé des pans entiers de Dead Space, en particulier le moteur graphique et une bonne partie du gameplay.

Effet boeuf ou effet mouche ?

Mais avant de rentrer dans ces considérations, jetons un oeil au prétexte voulez-vous. Mass Effect Infiltrator (MEI pour les intimes) offre un scénario original par-rapport àla saga sur consoles de salon (dont le troisième épisode est sorti aujourd’hui, voyez comme les choses sont bien faites). Le joueur n’incarne pas le commandant Shepard parti àla chasse aux Moissonneurs, mais un vétéran, Randall Ezno, agent de Cerbérus dont le job, fournir des cobayes extra-terrestres, commence àpeser sur sa conscience. Et il pète les plombs lorsque son indicatrice et guide passe l’arme àgauche suite àune séance de torture menée par Cerberus…

On l’aura compris, nous sommes ici bien loin de la profondeur des scénarios de la série de Mass Effect : dans MEI, aucun choix moral si ce n’est de sélectionner de temps àautre si on laisse untel vivre ou mourir. C’est un peu limité, et surtout ça n’apporte pas grand chose de plus au jeu en lui-même, qui n’est qu’une enfilade de mises àcouvert derrière des caisses/murs/modules entrecoupées de courtes cinématiques pour faire avancer l’histoire.

Dit comme ça, ça n’est effectivement pas très engageant, alors tentons de défricher un peu : MEI se révèle bien plus proche d’Epoch que de Dead Space. Ce dernier n’offrait pas de mise àcouvert mais on gagnait en spontanéité et en action ; dans Epoch, il y a une dimension tactique qui prend souvent le pas sur l’action en elle-même. MEI m’a semblé mal balancé entre ces deux jeux somme toute équilibré : la plupart du temps, il faut en effet se protéger derrière un truc avant de pouvoir espérer tirer. Et quand on dit tirer, il suffit en fait de tapoter sur l’ennemi àabattre, en finir, se replacer àcouvert, tapoter sur un nouvel adversaire, etc.

Alors évidemment, le gameplay ne se limite pas àça, et c’est heureux. Il ne suffit pas d’indiquer du doigt le méchant àflinguer ; il faudra aussi viser « Ã la main », le plus précisément et rapidement possible la cible qui lui tournoie en général autour de la tête (toujours viser la tête !). Chaque mort d’un ennemi provoque un ralenti àl’écran qui permet de sélectionner un autre adversaire pour l’abattre dans la foulée.

Cependant, la visée automatique se révèle souvent pénible, obligeant par exemple àsélectionner l’ennemi le plus lointain alors qu’il y en a deux juste àcôté qui canardent… Il est en fait impossible de viser un adversaire trop lointain ou mal positionné par-rapport àsoi. On aurait àla limite préféré un système àla ShadowGun, certes clairement plus bourrine puisque définitivement TPS, mais ô combien plus efficace. De plus, la mise àcouvert est assez contraignante, notamment pour sortir d’un trou ; dès que l’on se planque, on se déplace d’une protection àune autre par un glissé du doigt.
Pour revenir au mode de déplacement normal (un pad virtuel), il faut multiplier les mouvements au risque de se retrouver àdécouvert et de se faire canarder. Et hors de sa planque, notre ami Randall a bien du mal àremettre la main sur sa visée ! Bref, c’est assez mal fichu.

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