Kung Fu Rabbit : le ninjutsu
riche en carotène

Par Nmacipad le 19 mars 2012 à 18h05

Kung Fu Rabbit : le ninjutsu riche en carotène

On va bientôt croire que le studio français Bulkypix s'est lancé dans la spécialisation de jeux de plateforme, Kung Fu Rabbit en est encore un exemple. Pas de soucis, on est là et on vous en fait tout de suite le test.
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Le studio Bulkypix àenfin trouvé le bon bout avec le jeu typé plateformes. Il en remet une couche cette fois-ci avec Kung Fu Rabbit qui réussit àviser deux types de joueur : les casuals et les hardcore gamers. Pourtant, il fallait réussir àgarder le blason bien doré du studio, qui ne cache plus sa joie et sa bonne humeur avec des jeux qui en valent la peine àchaque sortie.

Vous imaginez bien que noter un jeu comme celui-ci demande l’avis d’un expert, c’est pourquoi nous avons fait appel àBunny : les carottes ça le connait. Néanmoins, quelque chose turlupine toute la rédaction : les développeurs se sont-ils retenus ou bien ? Le jeu aurait presque pu être bâclé, heureusement qu’en cherchant bien, on sent qu’il y a du potentiel. Kung Fu Rabbit aime les carottes, après quelques heures de test le jeu ressemble plus àde la purée qu’àautre chose. Mais bon la purée c’est bon non ?

Quoi d’neuf testeur ?

A part le fait que le héros soit un lapin-ninja et qu’il aime les carottes, le jeu comporte son lot d’originalités. Pas de quoi fouetter un chat, mais assez pour un lapin ! C’est justement ce que nous demande le jeu : fouetter des immondices faites de pétrole (ou bien ce que vous voulez, tout cas c’est gluant et ça mord !) et rechercher au fil de l’aventure moultes carottes qui traînent par ci et là.

Simple prétexte de jeu ? Pas tout àfait, en effet ces légumes oranges donneront la possibilité d’acquérir plusieurs bonus pour votre compagnon tout de blanc vêtu. Vous l’aurez compris, ces carottes sont tout simplement la monnaie du jeu ! Hé oui, il y a du micro-paiement… C’est la mode hélas, mais le jeu n’y succombe pas totalement et on peut largement s’en passer ; seuls certains bonus sont indispensables pour bien continuer l’aventure (pouvoir sauter sur la tête des ennemis àla manière d’un certain plombier moustachu, mais aussi les checkpoint qu’il faut payer !)

Alors oui c’est mal contourné, mais justement l’absence de checkpoint, c’est surtout pour le puriste qui ne demande que du challenge et recommencer plusieurs fois le même niveau n’est qu’un plus pour la rejouabilité du soft. C’est en tout cas ce que propose les 70 niveaux : du challenge àn’en plus compter et même en mode normal le tout semble difficile !

Qui dit jeu de plateformes dit gameplay au poil, et c’est le cas. On vous conseillera quand même d’opter pour la configuration « arcade » des commandes, l’autre configuration étant complètement inutile puisqu’elle ressemble en tout point àla précédente, sauf pour les flèches gauche et droite qui glisse selon l’endroit où l’on tapote l’ecran (déconseillé, car très peu précis). Le gameplay reste classique mais efficace. En plus d’être très accessible, la jouabilité de Kung Fu Rabbit se révèle être franchement hardcore par moment : les sauts muraux sont d’une utilité étonnante. On aurait quand même aimé un peu plus de fraîcheur dans la diversité du gameplay qui même avec le système d’améliorations et les bonus, reste le même : on saute et puis on meurt dans les 30 secondes qui suivent. On pourrait presque dire qu’il y a un air de Super Meat Boy dans le monde bonus composé de niveaux essentiellement plus difficiles, mais on n’ira pas jusque là.

Un lapin obèse ?

C’est bien bon de nous donner des améliorations pour augmenter la vitesse du lapin ou pour qu’il reste plus longtemps accroché aux parois, mais qu’en est-il de son poids ? La physique du jeu est incroyablement douteuse. Parfois on réussit un exploit qui nous semblait impossible àréaliser. Faute d’avoir trop donné de carottes au lapin, il devient pratiquement impossible d’être sà»r de son atterrissage : parfois ça passe d’autres fois on trépasse. On pourrait alors se demander si les développeurs ne l’ont pas fait exprès pour inciter le joueur àl’achat de bonus dans le dojo ? Ce qui est sà»r c’est qu’un petit régime serait le bienvenu.

Côté réalisation c’est du tout bon ! Arrière-plans et animations au top. Des graphismes style cartoon bien réalisés et une fluidité presque au rendez-vous (être ballonné, ça ne pardonne pas dans un jeu video) et les niveaux sont bien contruits. Par contre, ce qui est impardonnable c’est de proposer seulement un menu commun pour tout le jeu, pas de présentation ni de mise en bouche de la part des développeurs : rien… seulement des carottes !
Pour ce qui est de la bande son, c’est assez mitigé. D’un côté, on a des bruitages bien orchestrés et une bonne ambiance. De l’autre, seule une bande-son est présente pour tous les niveaux, ils auraient pas chômé de ce côté là, on le se le demande, en tout cas ça passe, dans le pire des cas vous pouvez toujours couper le son...

Pour conclure !

Kung Fu Rabbit casse quelques tuiles mais rien de plus. Le jeu ne déçoit pas en soi mais le côté « tu payes encore et encore » commence àbien faire surtout que certains objets sont obligatoires (et que le jeu est lui-même payant !). Heureusement que niveau challenge, le titre en propose àtout va, suffisamment pour accomoder le joueur lambda et assez dur pour s’attacher les services de l’hardcore gamer. C’est l’occasion parfaite de manger 5 fruits et légumes par jour, Kung Fu Rabbit vous en donne la moité, c’est déjàça de pris.

- Kung Fu Rabbit

+ Difficulté bien dosée
+ Un bon level design
+ Des graphismes léchés
+ Bon rapport qualité/prix

- Une physique douteuse
- Des décors qui se ressemblent
- Le checkpoint payant !

Version de test : 1.2.1
Machine de test : iPhone 4S
Niveau d’anglais requis : localisé
Poids : 28.8 Mo
Affiliation réseau : Game Center, Bulky Live

 

Note FunTouch.net : 6/10

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