GTA : coup d’épée rageur dans l’AppStore

Par iMike le 19 janvier 2010 à 12h15

GTA : coup d'épée rageur dans l'AppStore

Le jeu sur iPhone ne rigole plus. Rockstar, le studio à l'origine de la franchise GTA se lance sur notre plateforme avec l'épisode Chinatown Wars, bien connu sur DS et PSP. Et force est de constater que l'attente a valu le coup !
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Annoncé pour une mise en ligne en décembre, il a fallu en effet attendre quelques semaines supplémentaires pour pouvoir mettre les doigts sur ce portage. Notre patience a été mise àrude épreuve, mais a au final payé puisqu’on dispose d’un « vrai » épisode de GTA, avec tout l’humour et la violence qui font le sel de cette saga.

On y suit ainsi les pérégrinations de Huang Lee, une petite frappe dont la mission (livrer une épée àson oncle Kenny afin que la famille conserve le contrôle des triades àLiberty City) échoue lamentablement. Laissé pour mort par ses assaillants, Huang Lee s’en retourne sans rien chez son oncle, qui va tout de même le prendre sous son aile et lui offrir de recommencer une nouvelle vie… de gangster, cela va sans dire !

Un vrai GTA au scénario

Le jeune et impétueux Huang Lee devra prouver sa valeur au fil des nombreuses missions données par son oncle, puis apprendra àfaire cavalier seul dans la très grande ville de Liberty City.

Celui-ci aura d’abord ses pieds pour marcher, mais très vite il pourra emprunter toutes sortes de véhicules et se mouvoir librement au sein de la ville. Ce sera nécessaire pour se rendre aux points de mission, mais également dans le cadre de petits boulots comme chauffeur de taxi !
Pour se repérer, le joueur dispose d’un GPS bien pratique (qui au passage permet de se rendre compte de l’immensité du jeu). En plus des lieux de mission et des itinéraires, ce dernier permet également de connaître quelques POI fort intéressants, comme les garages dans lesquels il est possible de « planquer » histoire de se faire oublier par les flics…

La police justement se révèle vite assez teigneuse, si vous vous faites remarquer un peu trop fort (en tabassant des passants par exemple). Elle cherchera alors àbloquer votre véhicule via des courses poursuite assez jubilatoires, puis àvous passer les menottes au poignet. Vous serez bon pour payer une amende…
Pour se débarrasser de la maison poulaga, il faudra donc se planquer ou bien encore provoquer des accidents de voitures de police…

Les missions sont variées, ça passe de l’apprentissage des armes àfeu (àrécupérer dans des bennes àordures dont il faudra retirer les sacs au doigt !) au meurtre gratuit, en passant par la filature ou la course-poursuite, àpied ou en voiture.
Riches et variées, ces missions sont de plus assez courtes, ce qui sera parfait pour occuper les quelques minutes d’un transport en commun. Si l’on ne remplit pas convenablement une mission, on aura tout loisir de la recommencer ensuite.

En-dehors des missions, il est tout àfait possible de visiter simplement Liberty City, une cité du crime immense et qui grouille de vie, même la nuit (le jeu obéit au cycle jour/nuit) : des passants sur les trottoirs aux voitures qui déboulent, en passant par les pompiers sur le lieu d’un incendie ou le métro aérien, il y a matière àregarder partout !

À la réalisation

Niveau technique, ce portage se trouve entre la version DS et PSP graphiquement parlant, ça n’est donc pas exceptionnel (les personnages sont par exemple tout « ratatinés ») mais suffisamment mignon pour accrocher le regard. La caméra a tendance àparfois masquer notre héros derrière un mur (les immeubles sont hauts et opaques àLiberty City), heureusement une petite flèche est làpour indiquer où l’on se trouve… et une double-tape sur le pad permet de replacer la caméra.

L’environnement sonore est lui aussi très riche, entre les bruits des voitures et les sirènes au loin. Dès qu’on entre dans une voiture, la radio se met en marche, qui diffuse du hip-hop ou de la musique latino très dans le ton du jeu.

Les contrôles sont extrêmement simples àprendre en main, pour peu qu’on se soit habitué au pad et aux boutons virtuels. Huang Lee répond au doigt et àl’oeil àla moindre sollicitation, il est même assez nerveux !
La conduite de véhicules appelle un commentaire qui constituera pour le coup un des rares défauts du jeu : si les voitures et autres motos se pilotent fort bien, on regrette que Rockstar n’ait pas implémenté une conduite àl’accéléromètre ! Dommage de n’être pas allé jusqu’au bout de ce que propose l’iPhone…

On notera également des micro-jeux tirés de la version DS, dans lequel il faudra faire démarrer une voiture avec un tournevis ou vider les sacs poubelle d’une benne àordures avec l’aide de l’écran tactile de l’iPhone. Ces jeux (qui n’en sont pas vraiment) sont très rapides et apporte un peu plus de variété au titre, qui n’en manque pas. Enfin, le jeu est entièrement localisé en français, et il l’est plutôt bien.

Pour conclure

Alors c’est sà»r, on ne parle pas du GTA IV tout en vue àla troisième personne sorti sur consoles l’an dernier - il ne s’agit « que » du portage de la version DS/PSP (gageons que les prochaines versions de l’iPhone/iPod permettront de développer un « vrai » GTA IV àla Rockstar). Mais mine de rien, sans qu’on s’en rende compte, la disponibilité de ce jeu fait passer la plateforme d’Apple d’aimable amusement àmodèle économique bien plus sérieux, tout en constituant une attaque en règle contre Nintendo et Sony.
Car quel intérêt aurait-on àdépenser plus de 40 euros dans la version pour consoles quand le jeu (presque) complet est disponible pour 7,99 euros sur l’AppStore ? Il va devenir de plus en plus difficile pour les deux constructeurs de justifier le tarif de leurs consoles quand en face, l’iPod touch offre la même expérience de jeu pour trois fois moins cher…

C’est également un coup de semonce pour les autres éditeurs : làoù Rockstar pouvait légitimement vendre son jeu au-delàdes 7,99 euros, le studio se contente du tarif standard, malgré la richesse de son GTA. Il va donc devenir bien difficile pour les autres studios de vendre leurs productions au-delàde ce prix. Rockstar vient d’un coup d’un seul de fixer pour longtemps la barre limite du prix « ludiquement acceptable » pour un jeu sur l’AppStore, quel que soit sa qualité.

Si on laisse de côté toutes ces considérations économiques, on ne peut que saluer l’excellent boulot réalisé par les développeurs de Rockstar, qui ont réalisé avec ce portage non seulement un excellent jeu intrinsèquement parlant, mais également toute une expérience de jeu àtravers un environnement unique. C’est du très bon travail et c’est prometteur pour l’avenir, car il ne s’agit que de leur deuxième jeu pour notre plateforme…

Grand Theft Auto : Chinatow Wars

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