Pocket Planes :
test en plein ciel

Par iMike le 26 juin 2012 à 08h05

Pocket Planes : test en plein ciel

L'énorme succès de Tiny Tower appelait une suite au moins aussi réussie. Autant dire que Pocket Planes a un sacré défi à relever !
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Jusqu’àce que Nimblebit ne déboule avec son Tiny Tower, le freemium végétait dans les marigots de FarmVille et consorts : des jeux pas fun pour un sou, essayant de capter l’attention du joueur de manière crapoteuse en tentant de leur soutirer le maximum de micro-paiements. Triste. Puis Tiny Tower est arrivé, et enfin le freemium est devenu amusant !

Au septième ciel

Certes, il s’agit toujours de tirer le maximum de sous du portefeuille du joueur, mais au moins a t-il le sourire lorsqu’il passe àla caisse. Nimblebit se devait de faire au moins aussi bien avec son nouveau jeu, Pocket Planes. Qu’on se rassure, la potion fonctionne toujours.

Pocket Planes consiste àgérer une compagnie aérienne. Il faudra non seulement gérer sa flotte d’avions, ouvrir de nouvelles lignes, améliorer ses aéroports, mais aussi et surtout satisfaire la clientèle (voyageurs et fret). On débute tout en bas de l’échelle, avec de petits coucous tout juste capable de transporter une personne ou une caisse ; mais assez rapidement, on passe àdu plus lourd au fur et àmesure que ses niveaux progressent.

La mécanique du jeu est redoutablement bien ficelée : on sélectionne les voyageurs ou la marchandise àtransbahuter, puis on choisit sur une carte la ville où tout ce petit monde souhaite se rendre. Certains avions ont un rayon d’action plus limité que d’autres, et on prendra garde àéviter les trajets trop lointains, qui réclameront plus de temps de vol. Il est cependant possible de faire des escales, en débarquant un voyageur dans une ville et un autre ailleurs (ce qui étend au passage le rayon d’action du coucou).

On ne récoltera le gain d’un trajet que lorsque la marchandise, ou le voyageur, sera livrée àbon port. On retrouve làl’aspect « attente » typique des jeux freemium. Il sera possible d’« accélérer » le temps en dépensant un billet ; ces mêmes billets qui permettront d’acquérir de nouveaux avions ou des pièces de rechange. C’est cette même monnaie que l’on pourra acheter contre de l’argent sonnant et trébuchant.

Pocket Planes va transformer le joueur en mogul des airs.

Le jeu offre trois zones de chalandises : Europe de l’ouest, Amérique du Nord et Asie du sud-est. Au départ, on se contentera de débloquer les aéroports régionaux les moins onéreux, mais au fil de la progression et de l’argent accumulé, les capitales ouvriront bien grands leurs bras.
Arrivé àun certain niveau, il est possible d’ouvrir des lignes transatlantiques, synonymes de revenus bien supérieurs, permettant ainsi d’acheter des avions plus performants, etc. La boucle se boucle parfaitement !

Pocket Planes ne consiste pas qu’àrelier des villes entre elles. Son gameplay se complète par la possibilité de créer de nouveaux avions en en combinant les pièces (obtenues en franchissant des niveaux). Des pièces et de l’argent apparaitront aléatoirement lors des vols, il ne sera donc pas inutile de surveiller la course des avions. Les aéroports pourront bénéficier de campagne de pub pour améliorer leur attractivité (attention, ça n’est pas donné). Les avions eux-mêmes pourront être améliorés contre quelques billets.

Les amateurs de décos seront heureux de pouvoir modifier la couleur de leur flotte et d’habiller les hôtesses de l’air. Les fans du BitBook de Tiny Tower seront heureux de retrouver cet ersatz de Facebook, avec toujours des réflexions amusantes ou idiotes de la part des voyageurs.

Pocket Planes reprend l’univers graphique de Tiny Tower, avec ses gros pixels et les rigolos petits personnages. Résultat : c’est particulièrement mignon et on appréciera àleur juste valeur les variations saisonnières, les petites animations dans les aéroports, ou le design des avions, très réussi. Le titre s’offre également de rares mais excellents bruitages d’avion en vol et d’aéroport.

Vidéo du test de Pocket Planes

Pour conclure

Pocket Planes est une fois de plus une vraie réussite signée Nimblebit. Le jeu est hautement addictif et malgré son aspect freemium, on peut raisonnablement y jouer sans devoir passer àla caisse (ce sera plus long, c’est tout). Il y manque néanmoins un petit aspect social plus prononcé : certes, il est possible de tweeter ses exploits, mais on ne pourra pas jeter un oeil sur les lignes aériennes de ses contacts, et encore moins ouvrir des lignes sur les cartes de ses camarades.
Comme tout bon freemium qui se respecte, le jeu n’est intéressant que durant de courtes sessions. On voit mal comment il sera possible de passer plus de cinq minutes dessus, àmoins d’être névropathe. Mais le titre remplit parfaitement son office.

- Universel

+ Un jeu mignon comme tout
+ Beaucoup de bonnes idées
+ Un gameplay imparable
+ On devient incollable en géographie

- Réseautage très pauvre
- Pas vraiment de challenge

Version de test : 1.0.3
Machine de test : iPad 2 et iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas inutile
Poids : 17,3 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 9/10

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