Test de Happy Street :
consomme et sois heureux

Par iMike le 29 juin 2012 à 08h25

Test de Happy Street : consomme et sois heureux

Godzilab avait goà »té au free to play avec Stardunk, mais avec Happy Street le studio se lance franchement dans le freemium. Le pari est-il réussi ?
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Après nous avoir gratifié d’excellents jeux AAA (iBlast Moki et sa suite, Stardunk et ses déclinaisons), le studio Godzilab se lance franchement dans le freemium avec Happy Street. Il ne s’agit donc pas réellement d’un jeu àproprement parler, mais plus d’un passe-temps bien fichu avec une vraie personnalité… mais àl’inverse de Nimblebit avec son très original Pocket Planes, cette nouvelle production n’invente rien.

Tout pour le Flooz

Le joueur déboule en ballon sur une nouvelle terre pratiquement vierge. À partir de là, il devra commencer àbâtir son village, en alternant commerces et maisons d’habitation. Le concept est archi-basique : plus on construit, plus le village comptera d’habitants, qui iront consommer dans les boutiques du village et dépenseront de l’argent permettant de bâtir toujours plus et d’agrandir sa « rue joyeuse ».

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Comme rien n’est gratuit, il faudra payer pour récupérer un peu de place sur les côtés, construire les bâtiments, placer les décos… Mais bon, on a désormais l’habitude de ce genre de mécanismes.

Mais l’argent de suffit pas. Il faudra également gérer les ressources et en la matière, les développeurs ont été astucieux : il y a bien évidemment des arbres àdécouper (le bois est une des matières premières les plus importantes dans le jeu), mais aussi des pommes àrécolter, des champignons àdébusquer, des fleurs àrécupérer… et même du caca de pigeon àfaire tomber sur la tête des personnages, que l’on pourra ramasser (avec précaution) pour le transformer en fertilisant !
Toutes ces denrées seront utiles pour les différentes échoppes de rafting : la cuisine permettra de réaliser des décoctions réclamées par certains protagonistes, l’atelier des planches, des sceaux et autres objets qui permettront d’améliorer les bâtiments…

Outre les ressources et l’argent, la dernière monnaie du jeu est le Flooz, une sorte de diamant que le jeu distribue avec parcimonie mais qui est pourtant nécessaire pour certaines tâches, comme accélérer l’érection d’une boutique et surtout, l’achat de terres supplémentaires. La place manque rapidement sur son petit lopin et si l’on souhaite récolter toujours plus d’argent et attirer des habitants, il faudra nécessairement s’étendre.

Fort logiquement, le jeu comporte donc une boutique de micro-paiements où l’on pourra dépenser ses sous (les vrais) pour du Flooz. Au vu de la nature addictive du jeu, on prendra bien garde àsurveiller son mioche du coin de l’oeil histoire d’éviter les mauvaises surprises sur le compte bancaire.

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Happy Street comporte un certain nombre d’occupations en attendant que les bâtiments se construisent : tapotage de ballon et de passants (qui permettent de remplir la jauge d’amour), choix de cadeau pour les habitants qui fêtent leurs anniversaires, mini-jeux liés àcertains kiosques (jackpot, roue de la fortune…), et bien évidemment le fameux lancer de caca de mouette, toujours amusant. Cet aspect ludique reste cependant très limité et peu engageant pour le joueur. Clairement, on est vraiment en présence d’un jeu freemium typique.

La construction sous forme horizontale du jeu est un petit handicap car le village s’étendant de plus en plus, il est rapidement pénible de devoir scroller d’un bout àl’autre pour vérifier si toutes les échoppes sont bien alimentées. Il existe bien un zoom, mais il est limité ; il aurait été bon de prévoir une mini-map.
L’aspect social du jeu permet de visiter les villages de ses camarades, où l’on pourra tenter de récupérer quelques sous en tapotant ici ou là. Cela reste assez anecdotique.

Reste un hic plus « philosophique » : on est vraiment dans une vision profondément consumériste du monde, où la nature ne joue qu’un rôle utilitaire. Certes, je parle peut-être comme un vieux ronchon de gauche, mais les petits personnages si amusants ne sont heureux que lorsqu’ils consomment dans les boutiques du jeu. Et lorsque la jauge d’« amour » est remplie, le joueur peut lancer une Fiesta, soit une véritable orgie de consommation tous azimuts qui permet de gagner un maximum d’argent. Certaines âmes sensibles pourraient avoir un haut le coeur devant cette frénésie capitaliste.

Au niveau de sa réalisation, il n’y a rien àredire : le jeu est dans le droit fil de la patte graphique typique de Godzilab que nous aimons depuis le premier épisode d’iBlast Moki. Les protagonistes sont meugnons en diable et possèdent des mimiques impayables ; les différentes animations sont rigolotes comme tout. L’univers enfantin et poétique du jeu est régal - àla limite, on aimerait le retrouver dans un tout autre genre de jeu, comme un platformer ou un puzzle-game.

Vidéo du test de Happy Street

Pour conclure

Godzilab a développé tout un monde très sympathique pour cette incursion dans le monde sans pitié du freemium. Si certains bougons regretteront le côté vilement consumériste des comportements des héros, force est de constater que le jeu est beau et agréable. On est cependant loin d’un concept aussi efficace et bien pensé que Pocket Planes ; le gameplay ici ressort plus du côté des traditionnels FarmVille et consorts. Malgré une recette classique, le titre n’en reste pas moins addictif.

Attention, le jeu n’est disponible pour le moment qu’au Canada !

- Téléchargez Happy Street

+ Un concept éculé mais efficace
+ Univers doux et coloré
+ Plusieurs activités de crafting
+ Quelques notes d’humour

- Une vision très consumériste
- Une mini-map serait bien pratique
- Pourquoi le flipper n’est pas jouable, hein ?

Version de test : 1
Machine de test : iPad 2, iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas localisé en français (pas encore ?)
Poids : 33,5 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 7/10

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