Test de Dead Trigger :
FPS décomplexé

Par iMike le 29 juin 2012 à 16h42

Test de Dead Trigger : FPS décomplexé

Buter du zombie : quelle plus saine activité pour notre jeunesse désoeuvrée, je vous le demande ? C'est pourquoi Madfinger propose avec Dead Trigger une façon finalement peu onéreuse de se faire plaisir dans la joie et la bonne humeur.
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Shadowgun, le précédent effort du studio Madfinder, avait évidemment marqué les esprits avec sa réalisation somptueuse et sa forte ressemblance avec un certain Gears of War. L’éditeur remet le couvert avec le même moteur graphique encore amélioré et un gameplay plus simplifié encore : Dead Trigger est un FPS aussi simple qu’efficace, comme une solide droite dans la tronche.

Appuie sur la gâchette et tais-toi

Le jeu se pare d’un semblant de scénario, dans lequel il est question de fin de la civilisation (c’est prévu pour 2012, faites vite !) et d’apocalypse zombie. Très sincèrement messieurs les éditeurs, pas la peine de vous prendre le chou àdévelopper une histoire autour de ce qui n’est qu’un jeu de tir bien bourrin - notons néanmoins l’effort réalisé par Madfinger qui fait avancer son histoire avec des panneaux dont on ne lira pas le texte de toutes façons.

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Dead Trigger ne s’embarrasse pas de commandes trop compliquées : on bouge, on tire.

Dead Trigger se compose d’une campagne principale éclatée en plusieurs petites missions. Le jeu a visiblement été pensé pour être joué entre deux cours, car chaque épisode est très court, moins de trois ou quatre minutes par tête de pipe. Les missions ont des objectifs bien précis : protéger une ou plusieurs portes des assauts des morts vivants, transporter des cartons d’un lieu àun autre, tenir pendant un temps donné, ou tout simplement buter le maximum de zomblards.

Le jeu se montre assez répétitif au niveau des quêtes, en particulier les « missions FedEx » dans lesquelles on n’a qu’une hâte : les terminer au plus vite ! En revanche, les quêtes de protections sont plus stratégiques, surtout lorsqu’il est question de protéger plusieurs portes - dans ce cas, il faudra utiliser des tourelles de défense, apportant un petit aspect tower défense. Dommage que les dispositifs de défense soient si rares : un bon conseil, conservez les mitrailleuses et les lasers pour ce type de mission !

L’ergonomie du jeu est d’une simplicité biblique. Le pouce gauche permet de se diriger, le pouce droit de viser et de tirer. Et c’est àpeu près tout : pas question d’activer un mode Sniper, pas de protection contre un mur, aucune possibilité de glisser sur le côté ou de se retourner rapidement. On se trouve làen face d’un FPS àqui on n’a laissé que les mouvements de base. En conséquence, le titre est extrêmement aisé àprendre en main, mais revers de la médaille, cette simplicité pourra rebuter les joueurs un peu plus aguerris.

Dead Trigger n’offre qu’une campagne : pas de mode survie et encore moins de multi alors que le jeu est clairement calibré pour cet usage. À la place, Madfinger a mis au point une sorte de réseau social nécessitant une inscription, et proposant des stats et des classements par amis. C’est un peu léger, mais le studio promet de fournir par ce biais de nouvelles armes et de nouvelles missions. À voir àl’usage.
En ce qui concerne un éventuel Survival, le jeu offre des missions annexes aléatoires… mais qui ne remplaceront pas un vrai mode sans fin.

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