CSR Racing : test
sur les chapeaux de roue

Par iMike le 4 juillet 2012 à 18h35

CSR Racing : test sur les chapeaux de roue

Un jeu de dragster : une drôle d'idée que le studio NaturalMotion a su mettre parfaitement en valeur dans CSR Racing. Dommage que les micro-paiements gâchent complètement l'expérience.
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CSR Racing a fait la joie d’Apple durant le keynote de la WWDC, et on comprend aisément pourquoi : le jeu est idéal pour une démonstration des capacités graphiques de nos petits appareils tactiles. Ce que ne montrait pas en revanche la présentation sur scène, c’était la myriade de micro-paiements qui finissent par pourrir complètement le plaisir du jeu.

Qui c’est le plus rapide

Pour tout dire, on n’y croyait qu’àmoitié : CSR Racing est une simulation de drag race, où deux véhicules se coursent chacun dans leur couloir sur une ligne droite. Le premier arrivé remporte la victoire, le pactole et la femme s’il y a lieu. Si dans la vraie vie réelle ce type de course peut susciter l’intérêt, on voyait mal ce que ce genre de simulation pouvait apporter àune catégorie déjàsi riche sur iOS.

C’est donc un petit miracle que le studio NaturalMotion ait réussi son coup : le jeu finit certes par se répéter, mais l’ergonomie est bien pensée. Le jeu consiste en effet àpasser les vitesses àl’extrême bon moment pour maximiser les performances de son véhicule et ne pas perdre les quelques micro-secondes qui bien souvent, seront nécessaires pour faire la différence.
Il se rajoute àcela une dose de nitro que l’on pourra activer quand on le souhaite, ainsi qu’un démarrage en trombe si l’on joue bien de la pédale d’accélération.

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Certes, cela reste très limité, et la présence àl’écran d’un volant s’avère totalement inutile - au vu des graphismes, on aurait même apprécié que l’interface se limite àun seul bouton. Mais les sessions de jeu sont très courtes, de l’ordre de quelques secondes, le temps de claquer une course ; on n’a donc pas vraiment le temps de s’ennuyer.
Le jeu comprend un système de niveau d’XP àfranchir par paliers, permettant d’accéder àdes courses plus difficiles (mais aussi plus rémunératrices), qui finiront par faire franchir au joueur les cinq rangs. Ces rangs sont autant de gangs àbattre pour accéder au walhalla suprême : devenir le grand patron du drag racing. Quelle motivation.

CRS Racing n’offre qu’un type de course, mais en revanche il propose plusieurs types de défis : outre les membres des gangs, on pourra se lancer dans des challenges àbord de voitures prêtées (des grosses cylindrées) renouvelées tous les jours (attention, seules trois courses de ce type sont disponibles au quotidien), des courses classées qui font office de campagne, et des défis contre de mystérieux pilotes.

Pour épauler le joueur dans sa folle quête, on trouve un garage qui permet non seulement d’acheter de nouveaux véhicules (dument licenciés) mais aussi et surtout de les customiser afin d’en améliorer les performances. Moteur, roue, carrosserie, tout y passe àdes tarifs pas forcément donnés… Il est également possible de faire appel àun mécano qui contre un peu d’or, va booster la voiture pendant quelques tours.
C’est làqu’intervient le système de micro-paiements du jeu.

Chaque course, remportée ou perdue, coà»te un point d’essence. La jauge de fuel contient 10 points àdépenser avec parcimonie, car même si elle se remplira au fil du temps, elle se videra en moins de temps qu’il n’en faut pour appuyer sur l’accélérateur - les courses sont, rappelons-le, très courtes. Il est évidemment possible de remplir le réservoir contre deux pièces d’or, mais quelle bêtise de brider le joueur ainsi ! Un jeu, c’est fait d’abord et avant tout pour être joué.

La farandole de la frustration ne s’arrête pas là. Outre les pièces d’or distribuées avec une extrême parcimonie (une offerte àchaque franchissement de niveau), tout dans le jeu tourne autour de l’argent permettant d’acheter de nouveaux bidules. Absolument tout est payant, du nouveau moteur àla plaque d’immatriculation personnalisée, du sticker aux pneus - étrangement, seul le nitro est fourni gratuitement àchaque partie et l’on pourra modifier àloisir la couleur de la carrosserie.
Le joueur est constamment poussé àcustomiser un élément de ses véhicules ou àpasser chez le mécano, bref, on est proche du harcèlement !

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Alors certes, le jeu est gratuit et si on le souhaite, il est possible de ne rien dépenser. Mais en ce cas, il faudra faire preuve d’une incroyable patience pour franchir les niveaux et acheter àforce de sueur et de sang les nombreuses améliorations indispensables pour progresser. Sans compter le système ô combien stupide de l’essence qui finit par franchement frustrer le pilote amateur même bien luné. Il aurait été bon de proposer le jeu en deux versions, une en free to play et l’autre en premium histoire de laisser le choix aux joueurs de débourser des micro-paiements ou pas.

C’est d’autant plus dommage que comme on l’a dit, le coeur du jeu -les courses- ne déméritent pas, bien au contraire : malgré ses limites et une certaine répétitivité, les courses sont plaisantes et nécessitent un certain doigté. Sans compter une réalisation pour le coup vraiment somptueuse, notamment pour les véhicules dont les carrosseries brillent de milles feux, tout en reflétant fidèlement les effets de lumière de la ville endormie. Des changements de caméras au long de la course permettent de dynamiser le déroulé de la course. On se prend àrêver àun vrai jeu de courses avec un tel moteur !

Vidéo du test de CRS Racing

Pour conclure

Certes, CSR Racing se contente d’être un jeu de dragster, ce qui implique une interactivité minimale pour le joueur. Cependant, ce dernier aura de quoi faire et ses réflexes devront être affà»tés pour remporter les courses et les défis ! Si la réalisation est àmême de faire baver n’importe quel amateur du genre, le système de micro-paiements tue àtrès court terme tout l’intérêt du titre.

- Universel

+ Réalisation de haut vol
+ Ergonomie bien pensée
+ Un jeu qui aurait pu être prenant

- Interface lourde et inutile
- Une jauge d’essence stupide
- Trop d’in-app tue l’in-app

Version de test : 1.0.6
Machine de test : iPad 2, iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé
Poids : 78,8 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 5/10

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