Dynamite Jack :
un test explosif

Par iMike le 5 juillet 2012 à 18h27

Dynamite Jack : un test explosif

Sur notre plateforme, le studio Hassey a bâti son succès avec Galcon, un jeu de stratégie décliné ensuite en plusieurs volets (dont un parodique, Chickon, mettant en scène… des poulets). Avec Dynamite Jack, changement de registre : on passe cette fois à un jeu d'infiltration qui nécessitera autant de réflexes que de jugeote. Une bonne surprise !
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Dynamite Jack narre les aventures tristes d’un marine de l’espace, Jack donc, kidnappé par une puissance alien ennemie et enfermé dans les sinistres mines d’Anathema. Notre homme ne devra compter que sur sa discrétion, une lampe de poche, et… des bombes pour s’échapper.

L’effet d’une bombe

Le jeu part d’un principe simple mais ô combien efficace. Les ennemis aux comportements pré-calculés ne peuvent repérer Jack que s’il passe dans la lumière de leurs projecteurs. Si jamais c’est le cas, il n’y a guère d’autres échappatoires que d’y passer et de recommencer au dernier check-point… Notre héros devra donc jouer d’une extrême prudence pour éviter les faisceaux de lumière, tout en mettant àprofit son habileté àfaire exploser des bombes.

Les explosifs de Jack permettent de creuser des galeries dans la terre meuble des grottes, mais ne seront d’aucune efficacité contre les murs en métal ; en revanche, les bombes se montreront fort utiles pour dégommer des mécanismes et certains types d’adversaires. Attention cependant, l’explosion risque d’attirer les minions qui sortiront alors de leurs chemins stéréotypés pour se précipiter sur le lieu de l’incident.
Jack gagnera donc às’éloigner le plus possible de la bombe, qu’il pourra déclencher àdistance. L’objectif est d’atteindre la lumière blanche, synonyme de niveau franchi. Plus facile àdire qu’àfaire…

Les deux objets principaux (bombe et lampe de poche) devront être récupérés àchaque début de niveau, cette andouille de Jack ne sachant visiblement pas se servir d’un inventaire… Sur le chemin, il lui faudra également récupérer des cartes d’accès ouvrant des portes de même couleur, et récupérer des circuits imprimés (trois par tableau) faisant office de bonus. Si les clés s’activent d’elles-mêmes, les bombes comme on l’a vu seront àdéclencher àdistance, tandis que l’on pourra allumer et éteindre la lampe de poche àloisir. Si le faisceau de la lampe passe sous les yeux d’un soldat, Jack passera àla casserole…

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Autre élément capital du titre, les checkpoints : les carrés bleus, répartis assez équitablement tout au long des niveaux, permettent évidemment de sauvegarder sa progression, mais peuvent servir de refuge - bien pratique quand les soldats affolés braquent leurs lumières dans tous les sens !
L’agencement des niveaux offre de nombreuses anfractuosités dans lesquelles le joueur pourra également se planquer, tapi dans l’ombre, àattendre qu’un ennemi et sa lampe s’éloignent. Cela peut parfois se jouer àquelques pixels…

Globalement, le jeu est vraiment agréable àcontrôler. Deux types de commandes sont ainsi proposés : un stick classique et un système de tracé de trajectoires àla Flight Control. On avoue un gros penchant pour le pad virtuel, qui permet d’être beaucoup plus réactif ; et c’est souvent très utile pour échapper àun guêpier mortel. Cependant, le challenge pourra plaire aux plus acharnés. Malgré une vue de haut vraiment, heu, haute, le titre se fait aussi très précis ; comme on l’a dit un peu avant, cela peut se jouer àun ou deux pixels près…

Question réalisation, on n’est certes pas devant un jeu très élaboré, aussi bien graphiquement qu’au niveau du son (une musique d’ascenseur pour les menus, et quelques bruitages in game). Cela rappelle les titres des années 90 avec des couleurs franches. Notons néanmoins un joli travail sur les lumières, qui est après tout au coeur du gameplay du jeu. Tout cela colle plutôt bien avec l’ambiance caverneuse voulue par cette production (mais ne vous attendez pas àen prendre plein les yeux. Ici, ce sont surtout les doigts qui mangent !)

Dynamite Jack fait partie de ces jeux où c’est en trébuchant qu’on apprend. À force de mourir, on apprend comment est fichu le niveau, permettant ainsi d’élaborer petit àpetit une stratégie. La rejouabilité du jeu est donc assez faible, même si on aura àcoeur de mourir le moins de fois possible tout en récoltant les trois circuits imprimés ou items demandés - ils permettront de débloquer d’autres objectifs dans ce qu’on peut appeler un mode Hardcore. Et évidemment, on pourra toujours tenter de bien paraitre dans les classements en ligne. Les 28 niveaux sont certes de plus en plus ardus, mais au final on arrivera às’en sortir au bout de quelques heures de sueur et de sang… ce qui est déjàun excellent point.

C’est pourquoi le studio a glissé dans son jeu un éditeur de niveaux, permettant ainsi de créer ses propres casse-têtes, de les partager, et de rapatrier les créations des autres joueurs. Virtuellement, le titre offre donc une durée de vie pratiquement illimitée ! Sous ses allures simples, l’éditeur se montre redoutablement précis et complet. Le studio propose plusieurs tutoriaux en vidéo afin de le prendre en main.

Vidéo du test de Dynamite Jack

Pour conclure

Sous ses allures simples, Dynamite Jack est un sacré jeu qui en a sous le capot. Ça n’est certainement pas le plus joli au monde, mais il cache bon nombre de subtilités qui pousseront le joueur àexplorer toujours plus loin le monde étrange d’Anathema. Et si l’on rajoute en plus un éditeur de niveaux complet et efficace, on obtient un titre d’infiltration/action très réussi.

- iPad

+ Gameplay très efficace
+ Beaucoup de plaisir àexplorer
+ Bonne progression de difficulté
+ Beaucoup d’objectifs
+ Éditeur de niveaux

- Des graphismes un peu trop simples
- Tracé de trajectoires n’apporte pas grand chose

Version de test : 1.0.17
Machine de test : iPad 2
Niveau d’anglais requis : pas utile
Poids : 62,6 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 9/10

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