ORC Vengeance : un test
qui se mange froid

Par iMike le 2 août 2012 à 18h07

ORC Vengeance : un test qui se mange froid

Qui n'aime pas taper sur des créatures peu amènes ? Personne. Pour assouvir cette soif de sang et de tripes sur les murs, Chillingo propose ORC : Vengeance qui offre de se glisser dans la peau délicate d'un orc.
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On garde toujours au fond de soi une petite faim pour un jeu bien bourrin, sans complexes ni prise de tête. L’AppStore regorge de ce genre de productions qui permettent de se détendre les doigts et les yeux… Bien que détendre ne soit sans doute pas le verbe le plus approprié.

La vengeance de l’orc se déguste àchaud

Chillingo, qui a l’habitude de nous gratifier de petits jeux innocents souvent basés sur la gestion physique, s’encanaille quelque peu avec ORC : Vengeance, un hack’n slash basique et sans trop de nuances, mais qui reste néanmoins fun.

Attention : ce jeu a un scénario. Bon certes, cela reste très limité puisque comme son titre l’indique, il s’agit d’une vengeance orchestrée par un combattant orc. Ce dernier a vu mourir sous ses yeux un camarade et n’a dès lors plus qu’une obsession : faire payer les méchants qui ont occis son pote. Difficile de faire plus idiot, mais il ne s’agit làque d’un prétexte pour casser du zombie.

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Car oui, il est question de zomblards dans ORC : Vengeance ! Mais nos amis morts-vivants ne sont pas venus seuls : ils sont accompagnés par toutes sortes de créatures, squelettes, sorciers, bonshommes en feu… Toutefois, la variété reste assez limitée, on a souvent l’impression de batailler toujours contre les mêmes. Heureusement, l’action est suffisamment frénétique pour qu’on ne le remarque pas (trop). À cela s’ajoute des combats de boss bien emballés, mais làaussi sans surprise : il suffit de piger le comportement du gros méchant pour le prendre àrevers.

L’un dans l’autre, ORC : Vengeance offre une expérience de jeu plutôt sympathique, qui pourra toutefois se heurter au système de commandes mis en place. Étrangement, les développeurs n’ont pas fait le choix -assez logique pour un jeu de ce genre- du double-pad. Ils ont ainsi préféré mettre au point un système dans lequel le joueur pointe l’endroit où doit se rendre le héros, tandis qu’une tape sur un ennemi permet d’engager le combat. En soi, on n’a pas àcombattre « en direct », ce qui pourra s’avérer frustrant pour ceux qui sont habitués àinteragir en direct avec ce qui se déroule àl’écran. Et il vrai que voir son avatar se faire marave la tronche sans pouvoir réellement réagir est un peu pénible.

Toutefois, ce choix procède d’une certaine logique : débarrassé de la contrainte des pads, le joueur a toute latitude pour réaliser les gestures qui permettront d’activer plusieurs des capacités du combattant. Au fil de sa progression, ce dernier apprendra en effet des super-coups (foncer dans le tas, créer une explosion en sautant, glisser pour échapper àla horde…), mais aussi àutiliser les différentes potions au beau milieu des combats.

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Le joueur dispose pour ce faire de quatre mouvements : un cercle, un glissé, une double-tape… àchacune de ces gestures pourra être attribué une action. Le cercle pourra par exemple servir àutiliser une potion de vie, tandis qu’un glissé du doigt permettra d’effectuer une roulade. Ces gestes devront néanmoins être débloqués avant d’être utilisés, contre des pièces d’or - qu’on se rassure, elles sont en quantité suffisamment importante en cours de jeu pour ne pas avoir àfranchir le seul de la boutique de micro-paiements.
Notez toutefois qu’il n’est pas nécessairement utile de dépenser une gesture pour une potion : il suffit de mettre le jeu sur pause puis de glisser ladite potion sur le héros. De plus, le combattant voit sa jauge de vie se remplir petit àpetit.

Les pièces d’or permettront en outre d’améliorer son arsenal, qui se compose d’une arme contondante et d’un bouclier. Ces armes pourront être récoltées (en grand nombre) sur le terrain de bataille, mais leurs améliorations seront limitées par le niveau du personnage. Comme dans tout bon hack’n slash, le franchissement d’un niveau permet d’obtenir quatre points àdépenser dans les catégories que l’on souhaite (attaque, défense, etc.)

Le tout donne un jeu somme toute agréable, très simple d’approche (on est loin de la complexité d’un Diablo 3…), àqui il manque néanmoins le choix d’une classe, un mode Survie, sans compter le mode multi qui pointe aux abonnés absents. Bref, un jeu idéal pour looter et pour se faire plaisir aux yeux, car la réalisation graphique est très réussie ! Les animations et effets spéciaux (trop discrets àmon goà»t) sont fort sympathiques eux aussi.

Vidéo du test de ORC : Vengeance

Pour conclure

Certes, on ne se relèvera pas la nuit pour s’offrir une petite partie d’ORC : Vengeance, àqui il manque tout de même de sérieux arguments pour venir se frotter au gratin du genre. Néanmoins, grâce ou malgré une ergonomie originale, le titre se laisse aisément jouer et pourquoi pas, apprécier, ce d’autant qu’il offre une bonne durée de vie. Un jeu idéal en tout cas pour ceux qui veulent débuter dans l’art délicat du hack’n slash.

- Universel

+ Hack’n slash simple
+ Ergonomie originale
+ Bonne réalisation
+ Idéal pour débuter

- Une ergonomie qui pourra rebuter
- Pas de survie
- Pas de multi

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : pas inutile
Poids : 482 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 7/10

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