Monopoly : si vous êtes bon perdant

Par Citroon le 25 mai 2009 à 21h30

Monopoly : si vous êtes bon perdant

Electronic Arts a flairé la bonne affaire avec le portage sur iPhone des jeux de plateau comme le Monopoly. Sympa mais dans jeu de société, il y a société et avec un iPhone ben, on perd la notion sociale !
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Parmi les classiques portés sur iPhone, on trouve désormais des jeux de société et le genre est appelé àse développer. C’est Electronic Arts qui truste le marché avec àson actif, le Scrabble, le Trivial Pursuit, le Monopoly qui nous intéresse précisément et bientôt Cluedo.

L’édition électronique du Monopoly est conforme au jeu de plateau internationalement connu. C’est d’ailleurs sa version mondiale qui est proposée. Exit la Rue de la Paix, place àMontréal (et oui, la ville la plus chère du monde n’est ni Londres, ni New York, encore moins Paris mais Montréal ! Alors que dans les faits, c’est absolument faux, mais je m’égare…). On retrouve toujours les cartes chances qui n’ont de chance que le nom et la caisse de communauté qui elle, rapporte plus souvent qu’àson tour.

Les pions argentés représentent un pingouin qui se déplace en glissant sur son ventre, un moulin àvent qui fait le bruit d’un hélicoptère, ou encore un gant de baseball qui ne part jamais sans avoir lancé sa balle… Sympathique. On peut lancer ses dés en secouant l’iPhone ou d’un simple clic pour éviter d’avoir l’air idiot dans le métro.

Energie verte

Pour les invertébrés des jeux de société, je rappelle que le but du Monopoly est d’avoir le monopole (ah-ah) du plateau et donc de plumer ses adversaires les uns après les autres àcoup d’hôtel et de maison disposées cruellement sur des villes où le joueur adverse tombera immanquablement. Ah, ah, ah ! N’oubliez pas les gares et ne négligez pas les cartes de service (l’eau et l’électricité ont été remplacée par l’énergie éolienne et solaire).

Lorsque vous tombez sur une ville n’appartenant àpersonne, vous pouvez l’acheter ou si vous n’avez pas les moyens, la ville est mise aux enchères. Au fil du jeu, vous pourrez échanger des cartes avec vos adversaires pour avoir les 2 ou 3 couleurs complètes et ainsi pouvoir construire des maisons et des hôtels.

Lorsque vous tombez sur des villes appartenant àun joueur vous payez le loyer et parfois, il faudra vendre vos maisons ou hypothéquer vos terrains pour pouvoir vous en sortir. Attention les joueurs vituels sont sans pitié !

Les parties sont rapides et on perd ou gagne en une quarantaine de minutes, làoù les parties classiques pouvaient durer des jours ! Et c’est làque le bas blesse pour qui aime le jeu de plateau et les accommodements que chacun met aux règles. Ici, pas de négociations possibles, l’IA est basique et respecte les règles du jeu àla lettre, on gagne en durée de partie mais on perd immanquablement en plaisir. Làoù les humains prennent le temps de s’asseoir financièrement avant de construire petit àpetit, on se retrouve face àdes joueurs virtuels qui construisent quasi directement des hôtels dès que leurs fonds le leur permettent, quitte àhypothéquer tous leurs autres terrains. Résultat, les faillites qui suivent raccourcissent considérablement la durée de vie d’une partie !

A déconseiller aux mauvais perdants

Il est aussi ànoter que le lancé de dé favorise souvent voir quasi systématiquement en mode difficile, les joueurs virtuels. Vous construisez trois hôtels, ils tomberont 4 fois sur cinq sur la case chance au milieu ! En revanche, vous avez de fortes chances de tomber sur leur hôtel montréalais. Avant de réussir àgagner une partie, il faudra rejouer plusieurs fois !

A noter qu’on peut jouer avec d’autres joueurs (jusqu’àquatre joueurs en tout) en se passant l’iPhone ou en jouant en réseau. Mais àmoins de jouer en voiture, j’opterais franchement pour l’édition plateau. Et oui, un jeu de société, c’est avant tout convivial. Difficile de jeter son iPhone àla tête de quelqu’un alors que balancer ses cartes et foutre en l’air le plateau c’est beaucoup plus rigolo quand on est mauvais perdant !

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