Test de Horn : l’aventure/action à son meilleur

Par iMike le 22 août 2012 à 08h05

Test de Horn : l'aventure/action à son meilleur

Horn est sans doute ce qui se rapproche le plus de l'ultime jeu d'aventures/action en 3D sur notre plateforme.
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Horn est un jeune apprenti forgeron qui se réveille d’un long cauchemar, au milieu d’un bâtiment délabré. Il ne tarde pas à récupérer plusieurs objets, dont une épée et un morceau de diamant qui lui serviront rapidement à faire rendre l’âme à de biens étranges créatures robotiques, les Pygon, durant d’endiablés combats. Le scénario, très bien écrit au demeurant, fait rapidement appel à un compagnon de route aussi inattendu qu’ironique qui nous en apprend plus sur la réalité alternative dans laquelle est tombée notre héros : les fameux Pygon ne sont autres que les habitants du village enfermés dans ces boîtes de ferraille. Il faudra à Horn débusquer la raison de ces transformations et sauver le monde…

Un jeu Unreal qui sort du réel

Au premier abord (et au deuxième aussi, d’ailleurs), ce nouveau jeu signé Phosphor Games (et assez étrangement édité par Zynga) est un mix entre Zelda et Infinity Blade. Ces références ne sont pas fortuites car effectivement, il y a beaucoup de ces deux titres dans Horn. De Zelda, on retrouve la vue caméra dans le dos du héros, jeune comme l’est Link, le souffle de la grande aventure, ainsi qu’un humour omniprésent.

D’Infinity Blade, Horn retient les combats à base de glissés du doigt, un système qui a fait ses preuves mais qui n’est ici pas aussi abouti que dans le hit du studio ChAIR. Il sera possible (et très souhaitable) de basculer à droite ou à gauche, et de balancer des bombes afin d’accélérer la mort brutale de l’ennemi.
Il y a également des séquences QTE de saut qu’on aurait aimé pouvoir exécuter quand bon nous semble et non pas durant les seuls moments indiqués par le jeu. Les ennemis ont tous un point faible qu’il s’agit de débusquer pour se montrer le plus efficace possible.

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Horn privilégie cependant plus l’aventure à la baston pure et dure, ce qui le différencie nettement d’Infinity Blade. L’environnement (relativement) ouvert offert par le jeu permet de souffler et de se balader en toute liberté, permettant de récupérer des items ici ou là - ces derniers se font malheureusement plutôt rares, si ce n’est des Pygite, la monnaie du jeu, ainsi que des Cores, octroyés la plupart du temps après avoir occis un méchant. Tout cela est essentiel puisque l’on pourra s’acheter de nouvelles armes, potions et équipements (une boutique de micro-paiements est également de la partie, mais rien d’obligatoire).

Si l’on a déjà évoqué le gameplay durant les combats, on peut saluer le courage de Phosphor Games pour avoir emprunté un chemin de traverse intéressant concernant les contrôles durant les phases d’aventures. Point de pad virtuel ici, mais une ergonomie consistant à tapoter l’endroit où l’on veut se rendre. Cela permet de ne pas encombrer l’écran de jeu avec une disgracieuse manette, tout en laissant le maximum de place à l’action. L’idée est bonne, même si parfois (assez souvent, en fait), on aurait préféré un système plus classique avec d-pad d’un côté et gestion de caméra à la main de l’autre.

Ceci étant dit, le studio utilise aussi à plein les ressources de l’écran tactile : lors de saut par-dessus un ravin, il s’agit de tapoter rapidement sur la marque pour s’accrocher au rebord ; les franchissements de zones peu larges consistent à glisser tranquillement le doigt à l’horizontale. L’utilisation du « grappin à bras » donne lieu à des phases de tir façon FPS plutôt bien fichues (même si un peu molles du genou). Bref, tout cela est pensé de la façon la plus optimale qui soit même s’il y a toujours moyen d’améliorer les choses, en particulier pour mouvoir le héros ; le tapotage de zone se révèle parfois très imprécis, sans compter les habituels soucis de positionnement de caméra.

Tout n’est pas parfait dans le monde de Horn. Cependant, il est bien difficile de faire la fine bouche quand on voit le travail sur la réalisation, basée sur les performances du moteur Unreal. Certes, les graphismes, décors et textures sont moins fines que dans Infinity Blade, mais dans Horn on a tout loisir d’explorer les lieux, et quels lieux : dans certains endroits, d’immenses créatures robotiques, dont l’esthétique rappelle d’ailleurs « Le Géant de Fer » (fantastique dessin animé de Brad Bird), font figure de proue majestueuse à l’horizon, ravissant aussi bien les yeux que facilitant la navigation. Les ruines du village et des bâtiments délabrés évoquent un mélange assez réussi d’heroic fantasy avec une touche de steampunk qui fait sortir Horn du lot commun.

Les plus anglophones apprécieront aussi l’excellent travail sur le doublage des voix (Gameloft pourrait prendre quelques leçons). En revanche, la localisation en français est assez bizarre : plutôt correcte durant le jeu, elle se révèle complètement foireuse dans les menus de sélection et l’inventaire - le titre présente même à certains moments des phrases en italien.

Vidéo du test de Horn

Pour conclure

Horn est un coup de maître de la part d’un studio qui avait déjà affûté ses armes avec Dark Meadow. L’ergonomie particulière ne doit pas être un frein à la découverte de cette aventure au long cours qui vaut bien plus que son étiquette « Infinity Blade-like ». Le mélange d’action, d’énigmes et d’exploration est très bien dosé et est une invitation à se replonger sans cesse dans l’univers du jeu. Malgré de petits défauts qui pourront être gommés par le biais d’une mise à jour, Hors est une grande réussite.

- Universel

+ De l’aventure et de l’action !
+ Réalisation exemplaire
+ Durée de vie conséquente
+ Scénario astucieux et impliquant

- Localisation parfois étrange
- Ergonomie spéciale
- Plantages inopinés

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : localisé (bizarrement)
Poids : 871 Mo
Affiliation réseau : nob

 

Note FunTouch.net : 9/10

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