Heavy Mach 2 : un tank et ça repart

Par iMike le 27 janvier 2010 à 12h10

Heavy Mach 2 : un tank et ça repart

Tandis que Heavy Mach premier du nom était un jeu de tir en 2D sympa mais un peu limité, le studio IndieAn a mis les bouchées doubles pour donner à la suite de ce jeu une envergure bien plus imposante. La mission est-elle réussie ?
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Heavy Mach 2 offre au joueur de piloter un tank mecha, pas rapide mais lourdement armé, au beau milieu d’un champ de ruines bourré d’ennemis. Le jeu n’offre pas vraiment de background sur le pourquoi du comment, c’est un peu dommage car ça limite un peu l’immersion.
Mais peu importe le flacon pourvu que l’ivresse soit au rendez-vous, et c’est (presque) le cas !

Ce jeu d’action aux forts relents de jeu de rôle offre de détruire des tanks, tourelles, et autres ennemis dans une vue de haut. La première originalité du jeu est sa façon de piloter le mecha : oubliez le pad virtuel, ici, il faudra indiquer la position de son robot en tapotant sur la carte.
Une double-tape donnera un petit coup de booster àl’appareil (c’est qu’avec toutes ses armes sur le dos, le robot est un peu lent). Enfin, une tape sur un ennemi activera les armes de son mecha qui se mettra alors àle bombarder jusqu’àce que mort s’ensuite.

L’ergonomie est franchement bien vue et remplace avantageusement un classique pad virtuel ; il suffit de quelques minutes de jeu pour piger le truc qui se révèle tout àfait adapté àce type de jeu.

Bon, dit comme ça, ça reste assez limité. Heureusement, le studio a développé tout un éco-système autour de son concept, et le jeu se déroule d’abord au sein d’une ville, où on trouvera de quoi acheter des équipements grâce àl’argent récolté sur le terrain de bataille. Le robot gagnera également des points d’expérience au fil des adversaires occis, ce qui ouvrira la porte àplus d’équipements.

On trouvera ainsi dans le magasin un nombre assez conséquent d’armes en tout genre (mitrailleuse, missiles…), des supports aériens (de la simple rafale àla bombe nucléaire), mais également des armures pour son mecha, des items de réparation et des bots, ces robots qui viendront vous donner un coup de main et qui vous suivent comme des petits chiens.
Il faudra ensuite se rendre au garage, où l’on installera tout ce petit monde sur le robot. Certains éléments ne pourront d’ailleurs être intégrés que dans ce « Maintenance Shop » (notamment les bots et les armures).

Sur le terrain de bataille, il sera possible de changer d’armes (quatre en tout) àla volée, de réparer son robot et ses bots, et de demander un soutien aérien (très pratique pour nettoyer une zone infectée d’ennemis).
La carte est parsemée de téléporteurs qui permettent de passer d’une zone àune autre. Il faudra bien se rappeler où se situent ces différentes zones, car il n’y a pas de carte globale (un des défauts du jeu, d’ailleurs)…

Enfin, le centre de commandement vous proposera des missions àremplir sur le no man’s land. Il s’agira de récupérer trois items, de détruire des tanks de telle catégorie ou encore de visiter une zone. C’est assez varié, mais on regrette l’absence d’un vrai mode Histoire, surtout que le jeu s’y prêtait clairement. De plus, les informations sur les missions sont particulièrement succinctes, et il faudra sérieusement chercher de quoi il s’agit.
Bien souvent, on s’acquittera des missions en dégottant les items demandés un peu au hasard, ce qui est assez irritant.

Je l’ai déjàdit plus haut, mais malgré les améliorations qu’on pourra apporter àson mecha, celui-ci reste très lent sur le terrain. Il est ainsi relativement difficile d’éviter un missile qui arrive àvive allure…

Enfin, le jeu n’offre aucun tutoriel pour tout ce qui touche àl’équipement de son robot : il faudra par exemple deviner qu’il faut glisser tel accessoire sur telle case… Sachez qu’il est également possible de revendre de vieux bousins dont on ne se sert plus. En règle générale, il ne faut pas hésiter àtapoter partout sur l’écran pour trouver comment telle chose fonctionne. De quoi rebuter les débutants !

Graphiquement parlant, les différentes zones sont assez jolies àparcourir et on apprécie la vue dans les cratères, qui donnent une certaine profondeur au jeu. Quant aux ennemis, ils sont variés, même s’il y traîne décidément beaucoup de tanks.
Par contre, la bande sonore est une horreur àcouper au plus vite !

Pour conclure

Malgré ses (petits défauts), Heavy Mach 2 est un excellent jeu dont on a plaisir àparcourir le Wasteland pour y dégommer des ennemis et acheter des accessoires pour équiper son mecha ! L’ergonomie très bien pensée, les graphismes ainsi que le jeu en lui-même sont réussis. On regrette donc d’autant plus l’absence d’une vraie histoire charpentée, d’une carte globale ou encore le fait de devoir deviner comment il faut réaliser telle opération.

Toutefois, le studio assure des mises àjour régulières et va proposer dans quelques temps de nouvelles maps ainsi qu’une boutique de micro-paiements. Une version Lite est également disponible histoire de se familiariser avec l’ergonomie bien particulière de cette production. Un jeu àsuivre…

Heavy Mach 2

Heavy Mach 2 Lite

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