Test de Beatdown : une solution pour Pôle Emploi

Par iMike le 26 novembre 2012 à 08h01

Test de Beatdown : une solution pour Pôle Emploi

Perdre son boulot en période de crise, voilà qui n'est pas cool. On peut décider d'aller pointer à Pôle Emploi, ou se prendre en main pour corriger le patron qui aura eu le malheur de vous virer. C'est le choix du héros de Beatdown, et ça va faire mal.
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Le genre du beat’em up est presque aussi vieux que les jeux vidéo, du mois depuis Double Dragon (et peut-être même Karateka, c’est dire). Le genre est immuable : une vue de côté en 2D, des adversaires à bastonner, et un héros aux gros muscles et salement remonté. C’est tout le programme de Beatdown, le nouveau jeu signé Ravenous.

Le studio, spécialisé dans les jeux de plateformes (la saga League of Evil, entre autres) change son fusil d’épaule avec Beatdown. Ce nouveau titre reprend les recettes classiques du beat’em up, à savoir un héros contre le monde, en l’occurrence, le monte du travail puisque notre nouvel ami vient de se faire virer. Son but : remonter la hiérarchie de la boîte pour avoir quelques explications de la part du big boss.

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Beatdown est le prototype du jeu marrant pendant cinq minutes. Après, on s’embête un peu

Dans les faits, si ce semblant de scénario peut amuser, il n’est qu’un simple point de départ. À aucun moment ou presque la situation du héros n’est évoqué par les boss de fins de niveaux, si ce n’est au premier chapitre. On sort même très vite du bureau pour aller bastonner dans le métro ou dans un parc (rempli de zombies, qui plus est). Le seul élément qui rappelle l’univers du travail est le type d’ennemis auxquels il arrive d’être confronté : on y trouve un nerd, ou encore un petit employé avec son mug. Pour le reste, c’est le tout-venant du jeu de baston : flic en colère, gorilles, petites frappes de la mafia…

La jouabilité est d’une simplicité biblique : un bouton pour sauter, un autre pour taper (on pourra combiner les deux), et un pad virtuel pour diriger le héros dans tous les sens. Pour tout dire, le jeu se montre vite répétitif ; certes, c’est le lot de tous les beat’em up, mais Beatdown marque cruellement de la possibilité d’améliorer son avatar, ses capacités ou son arsenal. Dans ce domaine, on est limité par la récupération de quelques armes sur les cadavres fumants de ses adversaires, et uniquement des armes blanches : pas de flingue possible.

 

Une jauge de rage se remplit au fur et à mesure de ses exploits et une fois pleine, permet d’être plus efficace et plus rapide. Mais c’est tout au niveau des subtilités : on aurait par exemple aimé des combos ou des compétences à débloquer.

La réalisation est dans la droite ligne de ce que le studio Ravenous a l’habitude de proposer : du 16 bits agréable, malgré une certaine monotonie dans les décors. On regrette l’absence d’un mode deux joueurs en coop comme au bon vieux temps de Double Dragon. En revanche, kudos au studio pour ses nombreuses arènes Survie.

Pour conclure

Passé le gimmick « Streets of Rage chez Caméra Café », Beatdown se révèle rapidement comme un jeu d’action bourrin au possible, sans véritable nuance et dont l’intérêt décline rapidement. Cependant, le jeu n’en reste pas moins fort sympathique et on aura plaisir à se payer une partie de temps en temps.

- Beatdown

+ Un concept amusant
+ De l’action à gogo
+ Prise en main ultra-simple

- Vite répétitif
- Pas de multi deux joueurs
- Un contenu rachitique

Version de test : 1.0
Machine de test : iPad mini
Niveau d’anglais requis : kapow
Poids : 10.6 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 6/10

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