Assassin’s Creed : l’assassin court toujours

Par iMike le 2 février 2010 à 12h10

Assassin's Creed : l'assassin court toujours

Après avoir laissé le développement du premier volet à Gameloft, Ubisoft se lance en solo dans le jeu pour iPhone et iPod touch avec Assassin's Creed 2 Discovery, l'adaptation du deuxième volet de sa célèbre franchise. Il y a du bon… et du moins bon.
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Mise àjour : rajout d’une vidéo du jeu !

Tout comme dans le volet consoles, on incarne dans Assassin’s Creed 2 Discovery (qu’on raccourcira par AC2D parce que bon, je suis pas payé au caractère… je ne suis même pas payé tout court ;-) Ezio, assassin de son état, dans l’Italie de la Renaissance… Mais Ubisoft n’a pas poussé plus loin le mimétisme scénaristique, car la mouture pour iPhone/iPod touch suit une histoire différente de celle du jeu original et mènera notre ami Ezio en Espagne.
Le scénario se révèle riche en rebondissements, même si on y attache peu d’intérêt au final.

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AC2D est un jeu de plate-formes/action avec une petite dose d’infiltration sur laquelle on reviendra plus loin. Ezio étant un assassin coté, il s’agit pour lui de se faire remarquer le moins possible et pour ce faire, il dispose de toute une palette de mouvements : mouvements latéraux bien entendu, mais surtout roulade, escalade et marche discrète seront ses plus précieux atouts…
Il faudra en effet jouer la fille de l’air et passer sur les toits afin de ne pas se faire repérer àtout bout de champ ! Heureusement pour lui (et pour nous), Ezio est athlétique et sait bondir de plate-forme en plate-forme tel un Spiderman avec quelques siècles d’avance…

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Attention toutefois, il ne faudra pas forcément courir comme un fou sur les toits : certaines missions réclament un peu plus de doigté et de finesse. On n’est pas dans Sonic et il faudra se parfois mémoriser un passage pour réussir la mission.

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Côté baston, Ezio n’est pas manchot non plus et sait se servir de sa dague comme un as (n’y voyez aucune allusion àcaractère sexuelle) : attaque, défense, ouverture, il n’est pas manchot même s’il révèle tout son potentiel dans les attaques « assassin », en se faufilant derrière l’ennemi pour l’occire d’un coup de dague bien ajusté.

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Le jeu offre 8 niveaux chapitrés en plusieurs courtes missions (idéal pour occuper cinq minutes dans les transports en commun) qui représente quelques heures de jeu - pour 7,99 euros, c’est bien le moins.

À l’ergonomie

On dirige notre assassin àl’aide d’une réglette, tandis que des boutons d’action (saut, attaque, infiltration, roulade, etc.) apparaissent au gré des besoins. Cette ergonomie est simple àprendre en main, même si la diversité des actions rend peu évidente le tapotage au bon moment.

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De façon générale, on se contente de filer àla vitesse de l’éclair, quitte àsauter par-dessus les gardes sans utiliser les fonctions d’infiltration - il est ainsi possible de se planquer dans une carriole de foin en attendant que le garde nous tourne le dos, puis on peut se glisser derrière son dos pour lui faire la passe du samouraï… Mais dans les faits, la combinaison de boutons àtapoter n’a rien de franchement évidente et bien souvent, on se contente de trucider tout ce qui bouge.
Enfin, il faudra faire un effort dans les missions d’infiltration, où l’on peut se faire remarquer que trois ou quatre fois seulement.

Au contraire du premier volet, le jeu laisse un minimum de liberté au joueur, même si celui qui ne sera pas enclin àl’exploration se contentera de suivre les directions àprendre.

À la réalisation

Les décors, qui participent pleinement de l’immersion dans la version console du jeu sont en ce qui nous concerne plutôt jolis, mais n’ont rien de franchement ébouriffant. On me glisse dans l’oreillette qu’ils sont améliorés pour l’iPhone 3GS, mais quelques polygones supplémentaires ne font pas un art design exceptionnel. Bref, c’est beau, mais sans plus. Ça manque de profondeur, de détails, certaines textures sont un peu pauvres, la foule et les badauds se contentent souvent d’être immobiles…

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Les personnages, et Ezio en particulier, bénéficient eux (et c’est heureux) d’un grand soin dans leur animation. Les scènes d’assassinats sont àcet égard très réussis et donnent envie de se faufiler derrière tous les gardes !
La course, les sauts et les mimiques d’Ezio sont très bien animés et comptent sans doute parmi les meilleures animations pour un sprite en 3D.

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Notons un gadget amusant : il est possible de remplacer la tête d’Ezio par une photo sur les affiches « wanted ».

À la finition

C’est làque le bât blesse : Ubisoft n’a pas peaufiné les détails autant que le studio aurait dà». L’écran d’accueil est très laid avec la police utilisée, tandis que les phases de tutoriaux sont étonnamment moches et sans intérêt. On se croirait dans la salle des dangers des X-Men ou une usine désaffectée, quel choix de design étrange ! En tout cas, l’entrée en matière n’est pas fameuse, et malheureusement c’est souvent la première impression qui reste…

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Idem en ce qui concerne l’interface de contrôle d’Ezio : la réglette et les boutons font preuve d’un manque de finition flagrant. On a par exemple du mal àcomprendre les icônes des actions, un comble ! Quant aux cinématiques qui parsèment les missions, elles sont figées au possible, sans compter les voix des protagonistes, en anglais avec de forts accents plus ou moins espagnol et italien… Voilàqui n’aide pas àl’immersion.

Peut-être aurait-il fallu quelques semaines de plus àUbisoft pour peaufiner son jeu ? Le hic, c’est que la version console est sortie depuis un moment et que l’intérêt pour le titre est retombé.

À la conclusion

Hum, me voilàbien embêté avec ce jeu. Si le côté jeu pur et dur (àsavoir un actionner avec beaucoup de plate-formes et un peu d’infiltration) est assez réussi, certains côtés de la réalisation et les fautes de goà»ts dans tout ce qui est « hors-jeu » (mais qui est important !) font planer un vilain sentiment de pas fini. Pour un jeu « premium » à7,99 euros (ce qui reste peu cher quand on y pense), on aurait pu s’attendre àquelque chose d’un peu plus peaufiné. Peut-être qu’à5,99 euros, le jeu y aurait gagné une nouvelle étoile…

Assassin’s Creed 2 Discovery

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