Vanquish : du sang dans le noir et blanc

Par iMike le 8 février 2010 à 18h05

Vanquish : du sang dans le noir et blanc

Délaissant (pour un temps) les jeux de rôles qui ont fait sa réputation, le studio Gamevil s'offre une pause récréative et musclée avec Vanquish : the Oath of Brothers. Le contrat est-il rempli ?
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Vanquish est certes un hack’n slash franchement bourrin où le joueur se transforme en véritable machine de guerre, trucidant tout sur son passage, et même les piafs. Mais Gamevil y a mis les formes et une profondeur peu commune pour ce type de jeu.

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Ainsi, le studio s’est inspiré de la légende des Trois Royaumes, dans laquelle, dans la Chine médiévale, on incarne Guan Yu, Liu Bei et Zhang Fei, trois frères réunis contre un seigneur de guerre, Cao Cao.
On incarnera les trois frères via trois chapitres, dont celui consacré àGuan Yu est le plus long (10 épisodes, contre 4 pour les deux frères suivants). Son job sera d’escorter et de protéger un carrosse transportant les deux femmes de ses frères - il faudra donc non seulement éviter que sa barre de vie ne fonde trop vite, mais veiller àce que ces dames ne souffrent trop du voyage…

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Heureusement pour notre héros, la nature l’a particulièrement bien dotée en matière de combat àl’épée, et également en pouvoirs magiques ! Et ça ne sera pas de trop s’il veut survivre au flot quasi ininterrompue de soldats et de chevaliers qui lui feront face tout au long de son périple…

Ça va saigner

Le jeu a comme un faux air de shoot’em up en scrolling horizontal : on tire d’abord, et on cause (beaucoup) ensuite. Notre héros se dirige grâce àpad virtuel qui lui permet de se déplacer en 3D dans les tableaux du jeu… En 3D ? Oui, ou presque : Gamevil a mis au point un intéressant système de jeu qui permet certes de se mouvoir de haut en bas et de droite àgauche, mais qui fait également « pivoter » l’espace de jeu.
Vanquish n’est donc pas si simple àprendre en main, mais offre une dimension supplémentaire pas inintéressante. Par contre, il arrive assez souvent qu’on se perde dans le tas de soldats et de cavaliers qui se trouvent dans le même « plan » que vous : àvous de vous dégager pour avoir une vision plus claire des combats.

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Guan Yu et ses frères n’ont pas que leurs armes blanches. Ils disposent également d’un « super coup » qui s’active en maintenant le doigt sur le bouton de tir pendant un certain temps - une barre d’énergie en bas de l’écran indiquera quand balancer la sauce.
Nos héros pourront également tirer des salves de feu sur le même principe, mais avec moitié moins de temps. Il s’agit d’user et d’abuser de ces armes, bien pratique quand la moitié de l’armée chinoise vous fait face…

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Question ennemis, en-dehors des troufions de base, on tombera régulièrement sur des généraux de l’armée adverse, qui seront plus balaises que les autres cavaliers et colonels. Ces boss sont parfois assez retors et n’hésite pas eux non plus àutiliser la magie pour vous battre, il s’agit donc de se mouvoir dans l’espace afin d’éviter autant que possible leurs coups meurtriers.

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Chaque soldat occis vous permet de récupérer énergie et pouvoirs, via des rubans de couleurs qui virevoltent vers vous (très joli effet). Les rouges permettent de faire le plein de vie, les bleus font office d’XP, les verts « soignent » le carrosse tandis que les violets sont les plus intéressants : ils permettent de continuer la partie quand le héros meurt.
Restons un instant sur les violets : contre des orbes de cette couleur, un inventaire d’items permet de s’offrir un nouveau canasson, des pouvoirs magiques ou une attaque plus puissante.

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Seul hic : on ne peut pas choisir l’item que l’on souhaite ! Celui-ci est attribué aléatoirement, ce qui ôte beaucoup de son intérêt àcette partie plus tactique du titre. Quel choix étrange de la part de Gamevil…

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Enfin, le jeu est très bavard. Certes, l’histoire a ici son importance et il s’agit de suivre (on a parfois le choix de s’embarquer ou pas une quête secondaire), mais il faut souvent s’accrocher pour suivre le fil du scénario - tout en anglais qui plus est- qui multiplie àloisir les personnages ! Heureusement, l’essentiel du jeu réside dans la baston et ça, on sait faire.

Joli devant les yeux

Saluons ici le travail très original sur le graphisme : le studio a opté pour un noir et blanc qui rappelle fort àpropos l’iconographie chinoise de l’époque.
La couleur n’est toutefois pas absente : explosion de sang, effets spéciaux, ou encore les fameux rubans donnent de la vie dans ces tableaux ! On regrettera toutefois des paysages bien vides, avec des fonds tristes comme un frigo vide. Seul, un peu de végétation permet de se rendre compte de la vitesse àlaquelle on galope. Côté son, c’est aussi assez minimal, mais les bruitages sont plutôt réussis.

Pour conclure

Vanquish est un jeu d’action très rythmé, soutenu et nerveux. Gamevil a rendu une belle copie, même si on regrette le peu de possibilités offertes àl’amateur de jeu de rôle. Mais dans le genre hack’n slash, le jeu se pose idéalement et offrira au fan quelques heures de plaisir bien sanglant !

Vanquish : the Oath of Brothers

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