Transformers : sans Megan Fox mais avec de l’intérêt

Par iMike le 1er mars 2010 à 18h11

Transformers : sans Megan Fox mais avec de l'intérêt

Ah, les années 80. Les couleurs fluos, Jeanne Mas, le top 50, les fringues top-ringues et les coiffures itou… et le dessin animé des Transformers ! Glu Mobile nous replonge dans les aventures des Autobots contre les Decepticons dans un jeu de stratégie au tour par tour bien senti.
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Oubliez les panouilles miteuses et grand-guignolesques de Michael Bay : ici, on parle des vrais, des uniques et des seuls Transformers qui vaillent, ceux du dessin animé des eighties ! Ceux-làsont plus carrés et moins complexes que dans les deux long-métrages sortis ces dernières années, mais au moins on reconnaît en quoi ils peuvent se transformer.

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Glu Mobile a mis la main sur la fameuse licence des gros robots qui se transforment en voitures, avions et autres objets plus ou moins usuels, et en a tiré un jeu de stratégie au tour par tour, Transformers G1 : Le Soulèvement - un choix étonnant de prime abord, mais il s’agit d’un genre peu gourmand en puissance et parfaitemnt adapté àun usage sur téléphone portable standard.
Devant le succès, l’éditeur a décidé de se lancer dans une version pour iPhone et iPod touch, ce qui n’a rien de déshonorant si le jeu est bon. Et c’est le cas de ce portage !

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Le jeu respecte àla lettre le dessin animé : le mode Histoire reprend en effet parfaitement le scénario originel. Les Autobots, en passe de perdre la guerre contre leurs ennemis intimes les Decepticons, décident de s’enfuir de leur planète, Cybertron.
Hélas pour les Autobots, les Decepticons n’ont pas voulu les laisser filer àl’anglaise et poursuivent l’Arche, le vaisseau d’Optimus Prime et sa bande. Le combat spatial finit mal, et tout ce petit monde s’écrase sur une planète en pleine gestation : la Terre. Des millions d’années plus tard, un volcan réveille tous nos protagonistes, et la bataille repart de plus belle, cette fois sur un nouveau terrain de bataille !

Des modes pour plein d’histoires

Le mode Histoire se compose de 17 niveaux ou épisodes, pour poursuivre l’analogie avec le dessin animé, et se déroule aussi bien sur Terre que sur Cybertron. Il faudra la plupart du temps poser un drapeau sur les usines électriques ou les puits d’énergie afin de récupérer le maximum d’Energon. Cette énergie permet non seulement de se retaper, mais également de lancer de nouveaux robots sur le terrain de bataille ! L’autre objectif est plus trivial : détruire les Decepticons.

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Le jeu se déroule sur une zone quadrillée dans laquelle chaque robot pourra se mouvoir dans la limite des mouvements possibles : quand un gros Metroplex ne pourra avancer que d’une case àchaque tour, un petit nerveux comme Bumblebee pourra filer bien plus loin, voire àl’autre bout de la carte si on l’utilise comme voiture. C’est un principe important du jeu : l’utilisation d’un robot dans sa forme transformée permet d’avancer plus loin sur la carte, et d’encaisser plus facilement les coups adverses. Revers de la médaille, une voiture ne pourra pas répliquer contre un adversaire, il faudra impérativement qu’elle soit sous sa forme robotique. Idem d’ailleurs pour poser un drapeau…

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Dès que deux robots ennemis sont proches, il est possible de lancer un tour de baston. Le joueur n’aura alors rien àfaire si ce n’est admirer l’animation : les adversaires, dessinés façon cell shading, se tournent autour et finissent par se tirer dessus. Je vous rassure tout de suite : cette animation, pour jolie soit-elle, peut être zappée.
Suivant les caractéristiques d’attaque, de défense et autres aléas extérieurs (combattant proche d’Optimus Prime par exemple, qui donne un surcroît de puissance), le robot perd un certain nombre de points de vie. Il est heureusement possible de récupérer de l’énergie grâce àRatchet, le robot ambulance qui saura réparer ses petits camarades.

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En règle générale, il faudra connaître son équipe sur le bout des doigts afin d’être le plus efficace sur le champ de bataille. Pour ce faire, le jeu propose une sorte d’encyclopédie des Transformers (Autobots comme Decepticons), un guide àétudier pour s’en sortir sans trop de dommages.

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Le mode Showdown propose des scénarios de jeu prédéfinis, sortes de « spin off » du mode Histoire et qui permettent de mieux connaître les caractéristiques de certains robots, ce qui permet entre autres d’être plus performants durant les épisodes de l’histoire. De plus, ce mode offre au jeu quelques heures de gameplay supplémentaire…

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Enfin, le mode Cybertron Arena permet d’affronter un ami ou l’ordinateur sur une zone carrée intégrant deux puits d’Energon. Il permet surtout de prendre en main quatre Decepticons ! Ce mode est vraiment amusant àjouer àdeux, malheureusement on ne choisit pas son équipe…

Tape sur les Decepticons

Le gameplay n’est pas bien sorcier : àchaque tour, chaque robot peut effectuer un set d’actions : se déplacer, se transformer, se battre, poser un drapeau et suivant l’Autobot, réparer ou lancer un nouveau robot dans la zone.

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Le théâtre de bataille peut être zoomé, ce qui est bienvenu car il est parfois difficile de s’y retrouver au milieu de cinq ou six robots. La sélection de la case est parfois rendue difficile par la relative confusion de l’action. Fort heureusement, il est possible d’annuler ses précédentes actions.

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Pour le reste, il s’agit d’un jeu de stratégie au tour par tour relativement classique, où comme aux échecs il faudra jouer finement et tenter de lire dans les intentions de l’adversaire… La gestion de Ratchet et de Metroplex est par exemple crucial pour tenir le choc face àdes Decepticons qui n’hésiteront pas eux non plus àrameuter des copains sur la zone de guerre.

Au vu des nombreuses unités disponibles et de la possibilité de transformation qui vient brouiller les cartes, le jeu réclame de l’attention et du calcul, ce qui comblera d’aise les amateurs du genre.

Pour conclure

Transformers G1 rattrape sa réalisation issue de la version portable (pauvreté graphique, animation plan-plan) par un gameplay sans faille, riche et varié. Il s’agit d’une vraie réussite en la matière, qui pourrait même intéresser les réfractaires aux gros robots qui se transforment. Un jeu idéal pour perdre de nombreuses heures de productivité, en tout cas bien plus profond et respectueux de la licence que les films ! Il coà»te 3,99 euros.

Transformers G1 : le Soulèvement

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