Radio Flare Redux est la suite de Radio Flare tout court, un jeu sorti en décembre 2008 et qui avait déjà fait grand bruit à l’époque, grâce à une réalisation alors jamais vue sur iPhone et iPod touch - graphismes bien entendu, mais également musique, puisque cette production est animée par des morceaux techno en provenance des meilleures pointures de la scène indépendante.
Plus d’un an après, rebelote pour ce Redux qui reprend quasiment tout de l’original… sans vraiment d’originalité, oserait-on dire, mais avec en tête la volonté d’en rajouter encore dans les graphismes et la musique.
Le jeu est donc un shoot’em up dans lequel on dirige son vaisseau à travers 33 niveaux répartis en autant de planètes et 7 secteurs de la galaxie.
Ça paraît beaucoup, mais les niveaux sont extrêmement courts, du genre 2 minutes à tout casser. Idéal pour une utilisation rapide en attendant le bus, le casque vissé dans les oreilles, mais revers de la médaille : on en fait vite le tour.
Votre performance sur chaque planète sera représentée sous forme d’étoiles. Plus vous jouerez bien, plus votre nombre d’étoiles grossira et plus vous serez à même d’aller combattre le boss de fin de niveau.
Ça tire dans tous les sens
Le jeu se joue définitivement à deux mains : le pouce de la main gauche servira à diriger le vaisseau, tandis que l’index de la main droite permettra de tapoter les méchants. Car oui, le vaisseau ne tire pas tout seul, et en ce sens Radio Flare Redux est plus proche d’un tap to shoot mâtiné de jeu d’adresse que d’un véritable shoot’em up !
Contrairement à la plupart de ses homologues, il faudra éviter de bourriner comme un âne pour récupérer les étoiles tant convoitées, mais bien plutôt enquiller les combos ; pour ce faire, il faut conserver le doigt sur l’écran, viser autant d’ennemis que possible puis lever le doigt. La tactique est bonne, mais attention : plus il y aura d’ennemis à l’écran, et plus grande sera la probabilité d’exploser en plein vol…
Ce d’autant plus qu’il sera parfois difficile d’éviter les tirs adverses, en particulier au moment des boss, la main gauche pouvant masquer une partie de l’écran… Dans ce cas là, mieux vaudra utiliser le joypad virtuel gracieusement disponible dans les options !
Histoire d’allonger sa durée de vie, le jeu propose des extras bienvenus, comme un sampler avec lequel vous allez pouvoir composer vos propres sons à partir de boucles glanées au fil de vos missions, des trophées (« missions » dans le jeu), ou encore des Extras à débloquer, qui permettront de choisir un nouveau skin pour le vaisseau ou encore un « effet spécial » pour parcourir les niveaux. C’est sympa d’y avoir pensé, et bien vu !
Du bruit dans les yeux
Du côté de la réalisation, un bond en avant a été réalisé par-rapport au Radio Flare original : les niveaux, tous différents, sont en effet graphiquement très aboutis et ressemblent à des démos graphiques ou des économiseurs d’écran tour à tour psychédélique ou techno.
Pour les amateurs, c’est un régal pour les yeux, mais le jeu prend bien soin de préciser qu’il ne conviendra pas aux épileptiques !
Mais c’est surtout du côté de la bande-son que le jeu se distingue, faisant intervenir la fine fleur des DJ indés : Kevin Gorman, Revolution Void, Motor, Binaerpilot… La musique accompagne particulièrement bien les niveaux, même si le joueur n’a aucune prise dessus, au contraire de ce qui est suggéré dans la fiche descriptive du jeu !
À cet égard, on gagnera beaucoup à jouer avec un casque solidement attaché aux oreilles.
Le jeu émarge au réseau Crystal (il est édité par Chillingo), ce qui permettra de partager scores et trophées avec ses contacts… Il offre également le partage de captures d’écran via Twitter !
Pour conclure
Ce Radio Flare Redux se révèle un jeu vraiment agréable, à la réalisation particulièrement soignée, sans compter une bande-son que les amateurs de trance et de techno devraient apprécier. On se croirait dans une boîte de nuit !
Tout cela est bel et bon, mais on regrette tout de même la faible durée de vie, les niveaux extrêmement courts et la diversité toute relative des ennemis, qui se ressemble tous plus ou moins. C’est vraiment dommage, car on sent tout l’amour du travail bien fait du studio derrière…







