Chop Chop Tennis : syndrome Wii Sports

Par Yoshi le 26 mai 2010 à 18h05

Chop Chop Tennis : syndrome Wii Sports

Après Chop Chop Runner et Chop Chop Ninja, les gens de Gamerizon nous servent un jeu de tennis de leur héros fétiche. Aurait-on trouvé le Mario de l'AppStore ?
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Forcément, quand on sort de bons jeux d’une licence, les gens s’attendent après àd’autres jeux tout aussi réussis dans cette série. Après le succès de ses deux premiers jeux plutôt orientés plate-forme, Gamerizon prend tout de suite la voie du spin-off avec un jeu de tennis àl’aspect appétissant.
Malheureusement, il n’en est rien, Chop Chop Tennis se pare de défauts beaucoup trop importants pour accrocher les joueurs. On vous décrit tout cela plus en détails !

Première partie

La première chose qui m’a frappé en lançant le jeu, c’est la pauvreté du menu. On peut se lancer dans un « Entraînement  », une « Partie Solo  » et... c’est tout, la dernière case étant occupée par les traditionnelles « Options  ».

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Pour commencer, je lance un petit match en simple. Les commandes s’affichent, ça a l’air facile : il suffit de tracer des traits selon le coup souhaité, le déplacement étant géré automatiquement par le jeu. Bon tout cela me rappelle fortement Wii Sports, je ne pars donc pas sur de bonnes bases, c’est le cas de le dire. Mais comme je trouve le petit ninja sympatoche, je décide de lui laisser sa chance. Premier service : ace !

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Bon, ça doit sà»rement être de la chance. Trois nouveaux services plus tard, je n’y crois plus vraiment, soit je suis vraiment trop fort, soit le jeu est trop facile. Et comme je ne crois pas non plus être devenu un expert du tennis en une journée, je penche plutôt vers la deuxième solution. Maintenant, c’est àl’adversaire de servir, je vais enfin pouvoir vraiment jouer. Et bien je l’ai fait, je peux vous le dire ! J’ai beau trimballer mon adversaire de gauche àdroite du terrain, rien n’y fait, la balle revient toujours inexorablement de mon côté. Et puis làvient le petit geste trop rapide, out !

Entraînement intensif

Voilààquoi se sont résumés mes débuts avec le jeu, pas vraiment prometteur. Mais certains jeux difficiles ne s’appréhendent qu’après une certaine pratique. Direction l’entraînement donc. Je me retrouve encore une fois devant trois choix : deux mini-jeux (« Mur  » qui demande de viser une cible sur un mur pour gagner des points et « Canon àballes  » dans lequel il faut renvoyer la balle lancée par une machine dans une zone précise du terrain) ainsi qu’un mode « Pratique  » où l’on joue un match sans compter les points.

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Bof, àpart un entraînement àla précision, il n’y a d’entraînement que le nom car cela ne nous rend pas meilleur. Mais les deux premiers modes restent assez agréables àjouer, avec un système de records àbattre similaire àcelui de Chop Chop Runner.

Double raté

Fort de cette montée en puissance inexistante, je lance un match en double, des fois que mon partenaire rattrape mes bourdes. C’est làque je remarque que l’on peut changer le niveau de difficulté. Magnifique, quatre degrés de difficulté différents, et je jouais en Facile, ce qui explique ma facilité àréaliser des aces. Par contre, l’incapacité de gagner hors service est moins compréhensible... Mais bon, pour le fun, je mets mes adversaires en Expert, le plus haut niveau de difficulté.

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Sérieusement, je n’ai vu aucune différence. Toujours des services gagnants, toujours des balles perdues en jeu. En double, on dirige les deux personnages, mais làoù Wii Sports (excusez encore une fois mes références Nintendo) donne dans la simplicité et fait taper les deux personnages en même temps, Chop Chop Tennis n’en fait frapper qu’un seul, de manière plutôt arbitraire. Ce qui fait qu’il arrive souvent de louper des balles qui auraient pu être gagnantes...

Allô maman bobo

Et comme les jeux se testent en profondeur et que j’aime me faire du mal, je me lance dans un Tournoi (ça c’est du journalisme total, coco NDLR). Pas grand chose àdire, on sert toujours en premier et donc on a toujours un jeu d’avance sur l’adversaire. Ce n’est qu’une succession de matches comportant autant d’intérêt que le précédent, c’est-à-dire aucun. La seule chose qui peut motiver (et encore il faut vraiment avoir du temps àperdre), c’est la belle coupe dorée qui vient s’ajouter àcôté du nom du tournoi. Génial non ?

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Maman comment tu m’ as fait j’suis pas beau

Il doit forcément y avoir une chose qui rattrape le reste, pensez-vous. Et bien non, làoù des jeux sont réussis graphiquement, Chop Chop Tennis nous propose des personnages horriblement laids. Et ils sont au nombre de huit. Enfin, je devrais plutôt dire 2x4 car on nous ressort àchaque fois le même personnage avec les habits/coiffure/couleur de peau qui changent (rayer la mention inutile). De plus, il faudra m’expliquer le rapport avec le ninja et les personnages des deux autres Chop Chop...

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Les garçons ont cet affreux air de suffisance et de « déjàgagné  » qui font qu’on a envie de leur taper dessus et les filles sont toutes mignonnes avec leur rouge àlèvre qu’on les croirait sorties de la prochaine collection de Mini-Barbies. Les décors sont en plus pauvres et extrêmement vides, avec des objets en 2D placés en arrière-plan mais qui n’apportent qu’une impression supplémentaire de bâclé.

Quand la musique est bonne (ou pas) !

Heureusement, il reste encore des sources d’espoir (ne vous inquiétez pas, elles vont vite s’anéantir). La musique par exemple. Oui, la musique, il n’y en a qu’une : celle du menu. Et en plus, elle est ratée, totalement quelconque et pas entraînante pour un sous.

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Passons maintenant aux bruitages. Un public en délire totalement déchaîné (et donc superficiel vu qu’il n’y a personne autour du terrain) accompagnera tous vos faits et gestes lors des matches. Allez, un petit point positif, les bruits de balle lors des rebonds et lorsqu’elle touche la raquette sont bien rendus, c’est toujours ça de pris.

Le doigt de dieu

Pour la maniabilité, Gamerizon ressort pour la troisième fois sa recette miracle, aucun joystick ni boutons virtuels, tout se joue àl’écran. Du coup, il est bien évidemment impossible de déplacer son personnage, comme dit précédemment, mais chaque coup se réalise d’un mouvement du doigt sur l’écran.

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Quasiment tous les coups bien connus du tennis sont là, du coupé àl’amorti en passant par le smash. Par contre, je m’abstiendrais de décrire tous les mouvements àfaire, ce serait fastidieux àlire et tout est dans la capture d’écran ci-dessus. Les coups ne sont pas reconnus àla perfection et les coups brossés ressemblent plus àdes balles rapides qu’autre chose.
Cette fois, la maniabilité qui fonctionnait si bien ne convient donc pas au type du jeu, il faudrait penser àinnover au lieu de toujours nous ressortir la même chose monsieur Gamerizon.

Part vite et ne revient jamais

Pour achever tout ça, le jeu n’encourage absolument pas ày revenir plus tard, des modes peu nombreux, huit terrains mais aucune spécificité pour les différencier, aucune intégration réseau amenant de quelconques succès.

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Même la traduction est ratée nous gratifiant d’un magnifique « Balle de Brie  » au lieu de « Balle de Break  ».

Pour conclure

Finalement on aura vite fait de laisser tomber ce jeu aux oubliettes, seuls les deux petits mini-jeux apportent un petit quelque chose sympathique, ce qui est vraiment décevant pour un jeu au départ plus ambitieux. Gamerizon a encore de la marge pour arriver au niveau de Mario, le plombier italien réussissant toujours ses apparitions même dans les spin-off. Mais comme l’erreur est humaine, on n’enterrera pas Gamerizon de sitôt, leurs deux précédents jeux étant tous les deux excellents. Une erreur de parcours comme on dit...

Version testée : 1.0
Machine de test : iPhone 3GS
Niveau d’anglais requis : aucun, jeu traduit en français (àactiver dans les options)
Affiliation réseau : non

Téléchargez Chop Chop Tennis

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