Vous avez aimé Call of Duty : World At War : Zombies ? Vous avez encore des sueurs froides avec l’un des derniers-nés de chez Bulkypix, Undead : In The Last Refuge ? Et bien, figurez-vous que Zombie Wonderland espère bien se tailler une part du gâteau ! Car si le principe est le même, à savoir défendre une map de l’agression de dizaines de zombies, Zombie Wonderland se présente comme une alternative alléchante qui tranche avec les classiques du genre et qui pourrait bien vous convaincre.
Niceville, une ville pas si jolie jolie que ça...
Qu’on se le dise, Zombie Wonderland ne nous offrira pas un scénario digne des plus grands films d’horreur. On se contentera ici de quelques vignettes dans le style BD pour encadrer nos actions. Mais toutefois, elles ont le mérite d’exister et c’est à signaler.
Mais avant de se lancer tête baissée prêt à dézinguer du zombie, le jeu se pare d’un petit tutorial rapide et tout à fait compréhensible malgré le fait qu’il soit en anglais. Il vous permettra de faire vos premiers dans Niceville en douceur et de vous farcir quelques zombies en amuse-bouche.
Trois niveaux de difficulté seront à votre disposition, mais seulement deux accessibles dès le début de l’aventure. Le mode Hard, pour les plus coriaces, sera à débloquer. Sachez toutefois que le mode Normal propose déjà un sacré défi sur les deux derniers environnements, alors que le mode Easy, comme son nom l’indique, est un peu sans intérêt, sauf celui de se faire plaisir.
Une fois ce petit intermède passé, vous pourrez attaquer le « gros » du jeu, à savoir le mode Story. Vous l’aurez sans doute compris, Chuck, accompagné de sa fidèle carabine Betsy va devoir nettoyer Niceville de l’invasion de zombies dont elle est victime. Et ce nettoyage se fera via 4 lieux fermés (on ne parle pas donc pas ici de maps à la Minigore) différents : la maison de Lilly, le bar de Joe, le garage de Jake et le cimetière. Et Chuck n’est pas du genre procrastinateur, loin de là, ça dégomme de partout et il ne perd pas son temps !
Chacun de ces lieux vous demandera de résister durant 5 nuits, qui constituent finalement 5 niveaux par environnements, soit un total de 20 niveaux à nettoyer.
En parlant de nettoyage, voici la première singularité offerte par ZW pour se démarquer de ses concurrents. En effet, si un Zombie parvient à pénétrer votre antre par l’une des fenêtres et que vous l’exterminez à temps, il explosera en laissant derrière lui une marre verte gluante. Aaaargghh ! Il n’est pas question pour Chuck de laisser à son propriétaire un endroit dans un sale état.
Et bien, rien de plus simple, muni de votre balai, il faudra jongler entre quelques balles dans la tête de ces pauvres zombies et, avec votre accessoire de ménagère, frotter une petite zone prévue à cet effet aussi rapidement que possible pour effacer ces traces. Ça peut paraître débile comme ça, mais toutes traces non effacées à la fin du temps imparti et c’est de précieux points qui s’envolent.
Autre accessoire indispensable et qui rappellera les classiques du genre : le marteau et les planches de bois qui vont bien. Si nos débuts se feront sans, elles se révèleront très rapidement indispensables. Car oui, les environnements évoluent et le nombre de fenêtres augmentent au fur et à mesure. Mais Chillingo a su corser son jeu en n’offrant qu’un nombre limité de ces planches par niveaux, à vous donc de les utiliser avec parcimonie, surtout qu’elles vous sauveront à de multiples reprises d’une invasion inéluctable !
Déception toutefois de ce côté là, il n’y a pas de « magasin » à la Guerrilla Bob pour améliorer son arsenal, ses défenses et autres... C’est le jeu lui-même qui vous offrira au fur et à mesure de vos avancées des upgrades : munitions plus efficaces, nouveau système de nettoyage, tourelle défensive... je vous laisse le plaisir de découvrir leur efficacité en jeu ;)
Tous ces accessoires plus ou moins farfelus ne seront pas de trop face aux ennemis qui vous feront face. En parlant d’ennemis, il n’y en a que 4 types différents : les Greenies, d’adorables petits zombies verdâtres ; ces mêmes Greenies, mais enflammés cette fois ; les Grannies, grand-mères zombies au cri repoussant et enfin, les Meanies, des zombies géants dévastateurs. Mieux vaut se méfier d’eux, vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenu...
Et c’est un classique chez Chillingo, on ne saurait faire un jeu sans un mode Survival. Une fois les 5 étapes d’un environnement réussies, ce mode se débloque dans la section survie et à vous de survivre le plus longtemps en faisant le ménage parmi des dizaines de zombies, étonnant n’est-ce pas !
Un gameplay au poil, mais...
C’est du Chillingo, du pur, du dur, forcément, on n’est pas déçu. Le jeu répond du tac au tac et Chuck cours de fenêtre en fenêtre à la vitesse de votre doigt. Tirer sur les zombies est un jeu d’enfant quand il suffit de tapoter lesdits zombies. Il est toujours aussi aisé de barricader une fenêtre en tapotant sur le symbole du marteau ou de nettoyer le sol en frottant l’icône adéquate qui fait place au balai. Le jeu est fluide et ne souffre d’aucun ralentissement.
Mais ce jeu idyllique souffre d’un syndrome bien connu : trop répétitif, il devient rapidement fatiguant de tapoter à tort et à travers partout sur l’écran. Malgré son univers charismatique, cela tend à déprécier le jeu et on a plus de mal à revenir dessus une fois le mode Story terminé.
Une immersion saisissante
Le point fort de Zombie Wonderland, c’est son identité graphique très cartoon, tout en 3D. C’est beau, c’est attachant, c’est drôle, on aime forcément. Et rien que ce petit côté tout mignon fait qu’on ne regrettera pas notre achat.
Pour encore plus d’immersion, Chillingo a opté pour un zoom surprenant comme le rend compte cette capture :
Et à vrai dire, c’est une horreur. Il est de ce fait impossible de prévoir l’arrivée des zombies suivant l’angle de vue que l’on aura choisit ! Pas top du tout. On se contentera donc de jouer sur un plan plus large. Toutefois, d’un simple glissé du doigt, on pourra tourner autour de la maison pour ainsi l’observer sous toutes ces coutures et voir arriver les zombies sous différents angles.
Quand à la musique, elle est caractéristique de cet univers déjanté, drôle, un peu Famille Adams avec des sonorités extra-terrestres, ça se laisse forcément écouter. Les bruitages sont également bien présents et de qualité, des petits pas précipités de Chuck aux grognements des Zombies en passant par des « Go Betsy ! » de temps à autre.
Un petit Crystal, mais pas plus
Chillingo ne déroge pas à sa règle d’or d’insérer à chacun de ses jeux l’excellent réseau Crystal. ZW respecte la tradition et dispose fort logiquement de ce dernier. Petite déception toutefois, seulement 13 trophées, c’est peu !
Signalons un petit désagrément, le jeu a planté à plusieurs reprises quand je m’en allais visiter Crystal (je soupçonne l’iOS4 pour le coup, car je n’au pas souvenir que ça me le faisait auparavant).
Pour finir, on regrettera l’absence d’un mode multijoueurs, ou tout du moins d’un mode coopération à 2 qui serait le bienvenue et qui ferait, à coup sûr, de ce Zombie Wonderland, un incontournable. Mais comme en a l’habitude avec Chillingo, on peut peut-être s’attendre à une surprise !
Conclusion
Zombie Wonderland nous replonge une fois de plus dans un monde de zombies à la sauce cartoon qui sent le réchauffé. Mais bon, il faut s’y faire, les zombies, c’est à la mode et ça fait vendre ! Et puis, son identité graphique que l’on retrouve dans d’autres jeux tels que Guerrilla Bob fait toujours son effet, et ce n’est pas pour nous déplaire.
Au delà de cette redondance des genres, ZW souffre de la répétition de son gameplay. Heureusement, il se rattrape par un jeu fluide, rapide et accrocheur. Mais une fois la Story terminée et quelques parties jouées en Survival, on s’ennuie ferme. Vite du contenu !
Ajoutons à cela un zoom catastrophique, mais une musique bien sympathique, vous mixez le tout et pour 0.79€, vous n’aurez pas perdu votre argent et vous aurez passé un bon moment. Et puis, à côté d’un CoD : Zombies onéreux et d’un Undead un peu bancal, ZW s’impose comme un excellent petit jeu au final !
Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 3GS
Niveau d’anglais : basique / BD en anglais
Affiliation réseau : Crystal

















