Gangstar : ambiance GTA dans l’iPhone

Par iMike le 28 août 2009 à 18h31

Gangstar : ambiance GTA dans l'iPhone

Qui a dit qu'il était impossible d'adapter les dernières versions de GTA sur iPhone ? Pas Gameloft en tout cas, qui s'est attelé à cette tâche délicate, et s'en sort avec les honneurs.
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Les tentatives d’adapter GTA sur iPhone ne datent pas d’hier, avec par exemple Payback ou Car Jack Streets, mais il s’agissait de s’inspirer de la première version du hit de Rockstar, avec vue du dessus. Gameloft met tout le monde d’accord avec Gangstar : West Coast Hustle, qui reprend le gameplay en 3D des deux dernières moutures de GTA ! Et le résultat est plutôt impressionnant, même s’il reste perfectible.

Adapter Grand Theft Auto n’est plus une gageure, même sur des terminaux qui n’ont pas, rappelons-le, été initialement conçus pour se transformer en console de jeu. Gangstar est àla base un jeu pour téléphones portables développé sous J2ME ; Gameloft a remis sa franchise sur la planche àdessin et en a poussé les graphismes et l’animation pour coller au mieux avec les possibilités offertes par l’iPhone et l’iPod touch.

Le jeu met le joueur dans la peau d’une petite frappe, P. Thug, qui avec son acolyte Juanito vient de débarquer àLos Angeles. Son but ? Devenir l’ennemi public numéro 1 ! Mais en attendant, il faudra faire ses preuves et remplir les quelques 50 missions (découpées en 6 chapitres) que Gameloft a concocté…

Le joueur rencontrera au fil de ses pérégrinations des parrains et autres donneurs d’ordre, dont il faudra accomplir les quatre volontés. Les missions sont variées (« nettoyer » un endroit de ses habitants, conduire un véhicule àun certain endroit, voler une voiture, s’adonner aux plaisirs discrets de la filature…) et surtout, elles sont rapidement exécutables : idéal quand on n’a que dix minutes ày consacrer.

Les interactions avec les badauds sont par contre réduites : on pourra soit les ignorer, soit… les taper jusqu’àce qu’ils y passent ! Le joueur récupérera ainsi de l’argent, voire des armes ou des munitions. À force d’occire des innocents, la police sera sur votre dos : cette surveillance se visualise par le biais de badges apparaissant sous la barre de vie de l’avatar, et chaque badge supplémentaire fait monter le cran de nervosité de la maison poulaga : dans ce cas, P. sera systématiquement pris en chasse en voiture ou àpied.

Toutefois, àl’inverse des « vrais » GTA, dans lesquels plus on est recherché plus la police met les gros moyens pour nous arrêter (SWAT, hélicos…), dans Gangstar il suffit d’être suffisamment armé pour se débarrasser des forces de l’ordre. Au bout d’un certain temps, la pression retombe et on peut ainsi repartir àla chasse.

En-dehors des missions, on aura tout loisir d’arpenter àpied ou en voiture les rues de LA, par exemple pour décrocher des trophées, acheter de nouvelles armes, des munitions, ou tout simplement tenter de gagner quelques billets verts en molestant des passants ! On regrettera un peu le manque de variété de ce qui nous est proposé hors missions : ça se limite trop souvent àdu gymkhana urbain en voiture ou en tabassage d’anonymes.

Les contrôles sont réduits àleur plus simple expression : un joypad virtuel àgauche qui permet de marcher et courir, une cible àdroite qui permet de jouer du poing ou de tirer. On choisira son arme en tapotant l’icône en haut àdroite de l’écran… et le joueur n’aura pas besoin de viser puisque la visée est automatique. Il est possible de « tourner » autour du personnage en posant simplement le doigt sur l’écran (idem d’ailleurs avec une voiture).

Une carte est également présente en haut de l’écran, elle fait figure àla fois de pause et de « centre de services », puisqu’on pourra y acheter des armes (certaines ne sont toutefois disponibles que dans des armureries), en savoir plus sur les missions en cours, ou bien entendu modifier certaines préférences.

En voiture !

« Ã€ Los Angeles, personne ne marche », c’est l’une des maximes indiquées au début du jeu qui se vérifie très vite : il est en effet possible (et bien moins fatigant) d’« emprunter » un des nombreux véhicules disponibles. L’amateur de belles carrosseries aura du choix, il sera ainsi possible de conduire toutes sortes de voitures, de la Mini au gros SUV, en passant par la voiture de sport ou le gros Hummer qui pollue. Il faudra adapter sa conduite àchacune… En parlant de conduite, Gameloft a prévu toutes sortes de possibilités pour piloter ces bodiles : accéléromètre, volant ou réglette virtuelle (le meilleur àmon goà»t), et deux pédales de frein et d’accélération.

Attention, il faudra un peu de temps avant de se faire la main sur la conduite : Gangstar n’étant pas une simulation de conduite pure et dure, inutile de vouloir parcourir les rues de LA àfond les ballons. De la même manière, les voitures peuvent subir des impacts visibles sur leurs carrosseries, allant même jusqu’àl’incendie… et àla mort de P. ! Pas de panique toutefois, on redémarrera àla précédente mission, délesté de son armurerie et de 200$.

Il faudra donc faire attention àne pas trop rentrer dans les autres voitures, mais également dans les bâtiments de la ville ! Si certains mobiliers urbains constituent autant d’obstacles, en revanche on pourra rouler sans vergogne sur la végétation (y compris les arbres), et surtout sur les passants : le joueur y gagnera un petit pécule supplémentaire. Des rampes permettront enfin de jouer au kéké sur la route en s’adonnant àdes rodéos urbains !

En entrant (souvent de force) dans une voiture, on aura la possibilité d’écouter une des radios proposées dans le jeu : hip-hop, reggae, rock, dance… Toutes sont vraiment excellentes et les morceaux sont entrecoupés de jingles pour chaque station, et même de présentations d’animateurs ! Un soin du détail que vous pourrez aisément zapper en utilisant votre propre liste de lecture, tirée de votre bibliothèque musicale.

Si les voitures permettent de se déplacer àtravers toute la ville (et elle est grande !), certains véhicules sont dotés de fonctions supplémentaires : ambulance, taxi, voiture de livraison… Pour gagner quelques sous, on pourra ainsi embarquer un malade àun point et l’emmener dans un hôpital, ou encore distribuer des glaces !

À la technique

Il paraît difficile d’aller plus loin aujourd’hui en matière de 3D ouverte telle que le propose Gameloft. Les personnages et véhicules sont aussi détaillés que possible, on apprécie les impacts sur les véhicules ainsi que les petits détails qui font tout le sel de la ville (qui paraît-il, ne ressemble pas àLos Angeles !). On repère toutefois des petits bogues d’affichages (murs transparents, problèmes de collision), des textures un peu fades parfois, mais dans l’ensemble on prend un réel plaisir àdévaler les routes de Los Angeles.

Il reste toutefois quelques soucis àrégler au niveau de la stabilité : on ne compte plus le nombre de fois où le jeu a « gelé », obligeant àreprendre la partie. Pour éviter ce type de problème, il faut redémarrer son iPhone/iPod touch avant chaque cession de jeu : au moins c’est l’assurance de performances correctes, même si la manipulation ne met pas àl’abri des « freeze ».

En parlant performances, le jeu s’est montré plutôt véloce sur un iPhone 3G, mais il rendra encore mieux sous 3GS.

Pour conclure

Certes, ce Gangstar-làne se montre pas aussi riche qu’un GTA III… Mais en l’espèce, Gameloft nous offre làun clone aux très nombreuses possibilités, dont la conduite automobile n’étant pas la moindre. En se concentrant sur les missions uniquement, le jeu offre de 5 à6 heures de longévité, ce qui est une proposition tout àfait valable pour un jeu tarifé 5,49 euros.

Les fans de la franchise de Rockstar sauteront sans hésiter sur ce Gangstar qui rend un hommage appuyé au troisième épisode de la série. La foule de petits détails (on apprécie le travail sur les radios), l’environnement ouvert et la réalisation font de ce jeu signé Gameloft une réelle réussite. On attend avec impatience un nouveau volet àNew York…

Gangstar : West Coast Hustle

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