Wolf Boy : une bonne blague àToto

Par iMike le 7 juillet 2010 à 18h05

Wolf Boy : une bonne blague à Toto

En voilà un qu'on n'attendait pas : un très beau beat'em all, quelques bonnes idées, le tout pas cher : ça valait un test.
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Sorti de nulle part sans crier gare, Wolf Boy a frappé l’imaginaire grâce àses graphismes impeccables sur les captures d’écran proposées par le studio NHN. Mais n’écoutant que notre courage et notre sacerdoce de journalistes totaux, nous avons décidé d’aller voir plus loin que ces captures et de télécharger le jeu, mais oui, et de vous en proposer le test. On est des oufs, je vous le dit.

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Le jeu débute comme beaucoup d’autres, àsavoir l’enlèvement de Rucy, la copine du héros, par Monk, un singe ailé (on notera l’allusion discrète àDonkey Kong…) Sauf que le méchant est bien mal tombé : non seulement le dénommé Toto est un as de la baffe, mais encore souffre t-il de lycanthropie - les soirs de pleine lune, il se transforme en loup-garou, ce qui lui sera bien utile pour récupérer sa meuf.

Toto le héros

Nous sommes donc basiquement en face d’un beat’em all, dans lequel il faudra traverser les niveaux en scrolling horizontal en décimant l’armée de sbires du grand méchant, défaire Monk et restaurer la paix dans la forêt des démons par la même occasion.

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Si Toto sera seul dans sa quête, il n’en est pas moins solidement armé : il peut s’acheter des améliorations avant chaque début de niveau (attaque, vitesse et résistance) grâce aux pièces d’or accumulées en dessoudant de l’ennemi ou en fouillant dans des coffres sur le chemin.
Il trouvera également des armes, épée ou marteau, qui lui donneront un sérieux coup de main notamment pour frapper les ennemis volants. Attention cependant, Toto perdra son arme dès qu’il est touché…

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L’autre grande affaire de notre héros, c’est sa lycanthropie ! À chaque fois qu’il occis un ennemi, Toto se rapproche de sa condition de loup-garou en rajoutant un croissant àla Lune. Dès que celle-ci est pleine, il suffit de tapoter sur notre satellite naturel pour se transformer !

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Et ça ne rigole plus, puisqu’une fois en bête poilue, le héros est indestructible et ses coups de patte sont ravageurs. Hélas, cette transformation ne dure qu’un temps… Tout comme Toto, il est possible d’améliorer le loup-garou en achetant des points d’attaque, de défense et de vitesse. L’idée est en tout cas très bonne et fort bien exécutée.

Toto tape dur

Toto se dirige par le biais de deux boutons gauche/droite, il sait sauter et taper via deux boutons. Si le gameplay est ultra-simple, il arrive très souvent qu’on se mélange les pinceaux entre le bouton de saut et celui d’action : placés sur la même hauteur, on n’a pas forcément le réflexe de pousser le pouce jusqu’au saut.

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Basiquement, le jeu est simpliste : on tape et puis voilà. Heureusement, la variété des monstres et leurs différentes caractéristiques (assez vicieuses pour certains), permet d’éviter, un temps, de s’ennuyer. Car c’est làle principal défaut du titre : malgré tous les efforts déployés par NHN pour renouveler l’intérêt, ça reste du rentre-dedans assez répétitif.

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Petit changement, tous les 5 niveaux, on sera amené àaffronter Monk, qui sait voler donc et qui commande aux éclairs. C’est le seul boss du jeu, ce qui est étonnant au vu du bestiaire imaginé par le studio !
Le jeu se montre assez rapidement difficile, disons àpartir du niveau 10, et on ignore encore àquel niveau on finit par récupérer notre petite copine !

La bonne blague

On l’a bien remarqué, le travail sur le graphisme est vraiment excellent, avec un style dessin animé/manga qui colle parfaitement au jeu. C’est réellement du très bon travail de la part des dévs, qui n’ont pas non plus lésiné sur l’animation, même si certains mouvements du héros (lorsqu’il marche, par exemple) sont un peu saccadés.

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La bande-son et les bruitages sont tout aussi réussis. Du côté de la réalisation, c’est donc presque un sans-faute, ce qui pour un jeu à0,79 euro, est une très bonne surprise !

Pour conclure

Wolf Boy a les défauts de ses qualités : le jeu défoule, c’est indéniable, et une fois qu’on a Toto (je ne me lasse pas du nom du héros) solidement en main, c’est un régal de dessouder du méchant. Le système d’amélioration offre également au jeu un petit côté RPG bienvenu.

Reste que si l’on s’amuse bien durant quelques dizaines de minutes, la répétition de l’action, l’absence supposée de fin et l’unique mode de jeu (et pourquoi pas un mode Survie ?) finissent par lasser. Mais pour le prix demandé, ce Wolf Boy n’en reste pas moins une réussite.

Téléchargez Wolf Boy

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