Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’AppStore est fourni en matière de match 3, vous savez ces casse-têtes sympathiques où le but et de rassembler trois objets de même couleur ou de même forme. En quelques années, ces jeux sont devenus l’assurance d’un succès facile, du moins en théorie car bon nombre d’éditeurs se contentent d’adapter la formule de Bejeweled (le jeu qui a lancé le genre, lire notre test du deuxième épisode) sans ajouts notables, comme pour The Screetch (lire notre test). Les premiers jeux de nouveaux studios peuvent aussi en faire partie et nous montrent bien heureusement qu’il y a matière a faire de bonnes choses dans le domaine. C’est le cas d’EggBall et de leur Woolly Factory (lire notre test). Et parfois, ce sont des sagas renommées qui s’y mettent, au point de s’y casser les dents comme pour le Castlevania Puzzle de Konami (lire notre test). Même PopCap, l’éditeur du fameux Bejeweled, a voulu surfer sur la vague du succès en dérivant sa propre formule avec Chuzzle, là aussi pour un succès mitigé (lire notre test).
Comme vous le voyez, quelques-uns de ces spécimens sont déjà passés sous les rouleaux compresseurs de FunTouch, pour le meilleur mais surtout pour le pire. Et quoi de mieux pour un dossier-test sur les match 3 que de vous en rassembler trois petits nouveaux se distinguant de leurs homologues sur le fond ou sur la forme ? On débutera donc par Bermuda Triangle : Saving the Coral, un jeu de Bulkypix coûtant 1,59€. Playbrains suivra avec son Babo Crash HD (0,79€). Et ce sera Call of Atlantis de Playrix, un jeu facturé 2,39€, qui clôturera ce dossier.
Bermuda Triangle : le match 3 marin
Là où le concept original du match 3 consiste plutôt à inverser la position de deux objets pour en assembler trois, Bermuda Triangle propose plutôt d’ajouter ces objets au tableau de jeu (ici des morceaux de corail).
Car Bermuda Triangle propose un petit morceau de scénario (certes succin mais qui a le mérite d’exister). Comme son nom l’indique, il s’agit de sauver la grande barrière de corail. Ne me demandez pas comment ils se débrouillent pour faire cela en faisant des paquets de trois, le procédé est assez flou pour parvenir au résultat désiré.
Et bien évidemment, le plateau de jeu n’est rien de moins que l’océan ou tout du moins une partie à chaque niveau. Des morceaux de corail sont disposés à la surface de l’eau et vous « dirigez » un bateau mais surtout son canon dont l’unique action possible est de tirer un morceau de corail à l’endroit désigné.
Mais ce serait trop facile sans un petit inconvénient, en l’occurrence la flottaison. En effet, si il n’y a rien au dessus, chaque morceau de corail remonte à la surface. Il faut donc réfléchir à chaque action afin de prévoir les effets de celle-ci. Mais il faut également avouer que l’on a bien du mal à comprendre pourquoi les objets remontent parfois par la gauche et parfois par la droite. Et on a plus l’impression de ne rien contrôler.
Pour essayer de rendre le jeu plus intéressant, quelques items bonus ont été ajoutés ainsi que quelques petits malus pour venir vous gêner comme un poulpe qui crache de l’encre pour empêcher de voir les couleurs du corail. Parmi les bonus, on trouve la bombe, la vague ou encore le ballon arc-en-ciel qui ont des effets bien connus des amateurs de match 3 comme enlever les objets de même couleur ou supprimer toute une ligne.
Le jeu comporte trois modes de jeu distincts mais qui n’apportent au final aucun dépaysement. On trouvera ainsi un mode Temps, un mode Infini et un mode Histoire : du grand classique là encore. La musique est en plus énervante au possible ainsi que la voix féminine répétant les inscriptions à l’écran. Et pour ne pas arranger le tout, les graphismes sont austères et il n’y a aucun tableau de score alors que le genre s’y prête plus que tout autre…
Pour conclure
Bermuda Triangle est un jeu qui tombe à l’eau rapidement. Sous des allures originales, Bulkypix propose un match 3 répétitif et pas preneur pour un sou. Plouf !
Note : 2/10
Version de test : 1.0
Niveau d’anglais requis : très faible (Ready ? Go !)
Affiliation réseau : rien
Babo Crash HD : le match 3 héroïque
Babo Crash est un match 3 à l’apparence ultra-classique, tout simplement car il reprend principalement l’esthétique de Bejeweled. En effet, les objets à rassembler sont également des gemmes, appelées ici Terracites. Là aussi les assemblages par paquet de 4 ou de 5 sont possibles et donnent lieu à des bonus.
Les modes de jeu sont également archi-vus et revus : un mode Histoire, un mode Infini et un mode Temps.
Mais il faut un peu creuser avant de de forger un avis définitif sur un jeu et le jeu en vaut largement la chandelle pour Babo Crash. Car sous ce classicisme se cache des merveilles d’ingéniosité pour réinventer partiellement le concept initial.
Mais avant de parler de changements dans le gameplay, je tiens à parler d’un petit ajout que j’ai trouvé sympathique. En effet, en assemblant quatre Terracites différentes, on forme un Héros qui change (en apparence mais aussi en pouvoir) selon la couleur des Terracites rassemblées. Si on en assemble cinq, c’est un Héros encore plus puissant qui apparaîtra. Chaque Héros possède de plus une petite biographie très sympathique dans l’écran d’aide et qui permet de « s’identifier » plus facilement au jeu qui si on avait eu droit aux simples gemmes brillantes.
Premier changement à apparaître, la gravité. En effet, il est possible de changer la gravité en tourner son appareil sur le côté, voire même à l’inverser totalement. Ce concept ingénieux permet non seulement de faire tomber les gemmes dans le sens que l’on veut mais aussi il donne tout leur sens à d’autres améliorations, comme pour les pouvoirs spéciaux des Héros qu’il est possible de diriger avec l’inclinaison.
Une bombe peut également apparaître sur le plateau. Pour l’utiliser, rien de plus simple, il suffit de la diriger vers un petit carré apparaissant à l’écran qui permettra de la faire exploser. Bien évidemment, ceci serait impossible sans la fameuse gravité. Ça limite l’utilisation de la bombe au final car on ne peut pas décider de son endroit d’action mais ça apporte une petite touche de fraîcheur bienvenue.
Mais ne vous inquiétez pas, les développeurs ont également pensé à une trouvaille pour venir vous embêter durant la partie et cette nouveauté a un nom : les Chompiis. Ces sortes de vers géants viendront prendre la place de certaines de vos Terracites pendant le jeu de façon aléatoire. Il est ensuite impossible d’échanger un Chompii de place avec une gemme, le seul moyen de les faire disparaître étant de faire une ligne de même couleur autour. Il est également possible de faire disparaître les Chompiis avant qu’il n’apparaissent pour la simple et bonne raison que l’on voit ces affreuses bestioles creuser un tunnel avant de sortir. Rien de plus simple pour œuvrer, il faut là aussi provoquer une « explosion » aux alentours.
Pour finir un niveau et passer au suivant, il suffit d’atteindre un score prédéfini au bout duquel vous aurez droit à un petit rab’ de temps pour marquer des points supplémentaires. Si vous enchaînez assez rapidement les regroupements, vous pouvez même très largement dépasser le temps bonus imparti et faire des scores impressionnants. Sachez aussi que les niveaux sont limités en temps (sauf en mode Infini bien entendu) et que si aucun mouvement n’est possible, le plateau est mélangé.
L’aspect extérieur n’a pas non plus été négligé. Même si le jeu reprend beaucoup de choses à PopCap dans la charte graphique, les effets lumineux et les explosions sont de toute beauté et apportent un certain cachet.
Côté musique, ce n’est pas la joie, le thème principal est répétitif et irritant à souhait mais les bruitages sont agréables et diversifiés.
Pour conclure
Avec Babo Crash HD, Playbrains propose un match 3 de qualité apportant de la fraîcheur au genre par quelques petites trouvailles bien sympatoches. Vous auriez tort de bouder votre plaisir car comme son nom l’indique, le jeu est de plus compatible avec l’iPad.
Note : 8/10
Version de test : 1.2.0
Niveau d’anglais requis : faible
Affiliation réseau : OpenFeint
Call of Atlantis : le match 3 historique
Quand on lance Call of Atlantis pour la première fois, on se retrouve immédiatement plongé dans un univers aquatique et mythique par le biais de l’excellent thème de l’écran-titre. On n’a pas vraiment le choix une fois arrivé sur celui-ci, la seule option étant de commencer une partie dans le seul mode de jeu disponible…
Mais quel mode ! Il s’agit du mode Aventure. Et pas une succession de tableaux comme on le voit d’habitude mais bien une histoire qui vous emmènera faire un petit tour dans les villes et contrées de l’Antiquité.
Tout commence sur l’île d’Atlantide. Créée et protégée par le dieu marin Poseidon, les habitants de cette île vivent dans la joie et la prospérité. Mais peu à peu, ils oublient tout ce qu’ils doivent au dieu et ne le vénèrent plus. Poseidon, aveuglé par la colère, décide alors d’enlever les sept cristaux de l’autel protégeant la ville et de déchainer l’océan alentour pour engloutir l’île. Il éparpille ensuite les cristaux dans sept villes et pays puis scelle l’autel afin que seul un héros au cœur pur puisse sauver Atlantide. Bien entendu, vous incarnez ce héros et c’est à vous qu’il incombe de sauver ces pauvres habitants (quoique, ils l’ont bien mérité non ?).
Il faut donc commencer par desceller l’autel et pour cela, il faut tracer des symboles sur l’écran. Une idée assez courante sur DS mais plutôt rare sur iPhone bizarrement.
Une fois ceci fait, direction Rome pour rechercher la premier cristal. Chaque nouvelle destination est introduite par une cinématique en images fixes bien jolie apportant des précisions sur la contrée visitée. Ça permet de s’instruire tout en s’amusant, une bonne idée au final.
Mais bon, depuis le début, aucune trace de match 3. Ne vous inquiétez pas, ce jeu n’est pas ici pour rien, ça arrive ! Car les cristaux ont été cachés dans des temples dédiés aux différents dieux de l’Antiquité. Pour mettre la main sur un cristal, il va falloir retrouver puis replacer différents objets de ces sanctuaires. C’est là que notre casse-tête favori intervient, les différents morceaux de ces objets étant présents dans les tableaux du jeu. Ça n’a pas l’air évident comme ça, mais ça l’est beaucoup plus en jeu. Poseidon était visiblement un tordu : il cachait et dispersait tout.
Pour récupérer chaque morceau, il faut le faire tomber jusqu’au bas du tableau. Pour mieux les reconnaitre, les objets sont même brillants. Chaque niveau est chronométré et la seule condition de défaite est que vous n’ayez plus de temps. Là-aussi, un mélange s’opérera s’il n’y a plus rien à faire. Pour cela, il faudra bien sûr supprimer tous les autres objets (pièces, rubis, boucliers, etc…) par le procédé d’inversion habituel.
En faisant des groupes de quatre ou cinq, vous remplissez l’amulette de Poseidon (qui constitue aussi le logo du jeu) qui une fois complète vous permet de déclencher un pouvoir destructeur faisant place nette sur le plateau simplement en la touchant.
Les bonus sont également accessibles en faisant tomber l’icône en bas du tableau et peuvent être déclenchés à tout moment. On trouvera les classiques nombres, éclairs mais aussi des vies supplémentaires, qui évitent de recommencer l’histoire à son début. Du côté des difficultés, les tableaux sont tous de formes plus biscornues les uns que les autres et les objets glacés, à verrou ou à double-verrou vous en feront voir de toutes les couleurs.
Une fois tous les objets d’un monde acquis, il faut pour finir les replacer à leurs places respectives puis sceller le cristal obtenu sur l’autel par le même procédé décrit auparavant de forme à reproduire.
De plus, et même du c’est une question de goût, j’ai trouvé la musique entraînante et prenante, donc très réussie. La durée de vie dépasse les autres jeux du genre et l’aventure nous fait revenir assez souvent vers ce jeu qui décidément a bien des qualités pour s’imposer comme le meilleur match 3 sur iOS.
Pour conclure
Call of Atlantis est historique plutôt trois fois qu’une ! Tout d’abord parce qu’il propose une histoire, ensuite parce qu’il vous embarque dans le merveilleux univers de l’Antiquité et pour finir car il s’agit probablement du meilleur match 3 auquel il m’ai été proposé de jouer. Une réussite presque sans faille et un excellent jeu à vous procurer d’urgence...
Note : 9/10
Versions de test : 1.0.3/1.0.4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : Facebook





















