Il faut pouvoir assurer pour se faire un nom en matière de shoot’em up sur l’AppStore : la concurrence est particulièrement rude et le développement de ce genre de jeu est bien rôdé. Sans demander son reste, le studio Art in Games se lance avec aplomb et surprise, AirAttack se hisse immédiatement parmi les tout meilleurs jeux de tir du moment !
Inutile de s’embarrasser d’un scénario, AirAttack est un shoot’em up qui met en scène un coucou de la seconde guerre mondiale, qui devra batailler contre un ennemi qui a plus d’un tour dans son sac…
Inglourious Basterds
Le jeu démarre sans chichis, et mauvaise surprise, impossible de sélectionner un avion : il faudra faire avec le seul et unique disponible, qui rassurez-vous, est suffisamment solide pour faire face aux assauts répétés des méchants.
Comme dans tout bon shoot qui se respecte, son coucou ne se contentera pas d’un simple tir. Celui-ci évoluera au fil des bonus récupérés ici ou là sur les cadavres encore fumants de ses ennemis, ainsi que de l’argent : il est nécessaire de se constituer un capital afin de s’offrir de nouvelles armes, un bouclier, ainsi que deux petits avions compagnons qui, à l’instar de 1942, viendront renforcer votre attaque.
Parmi les armes fournies de base avec l’appareil, la bombe sol-air est particulièrement importante puisque c’est avec elle qu’on explosera les bâtiments, ponts et autres installations ennemies situés en contrebas. Le lâcher de bombe nécessite une double-tape et l’inertie oblige de calculer assez finement son coup, le temps que la bombe termine son envol… Les munitions sont illimitées mais en revanche, il sera nécessaire d’attendre un laps de temps avant de recharger.
En revanche, on aurait apprécié quelque chose du genre d’une méga-bombe qui viendrait nettoyer le tableau d’un coup d’un seul.
On apprécie la grande variété des ennemis (58 différents d’après le studio, nous ne sommes pas allés à tous les compter, mais on veut bien le croire), qui va des avions de l’époque à… la soucoupe volante et aux F14 ! C’est du grand n’importe quoi jouissif, et les boss de fins de niveau sont tous plus délirants les uns que les autres - mention spéciale à ceux autour desquels il faut tourner pour les abattre ; le moteur 3D fait ici des merveilles.
Pour le reste, le jeu offre peu d’aspérités au niveau du gameplay. Ce dernier est fort classique et pour cause, c’est la loi du genre, mais pas de mauvaises surprises à l’horizon.
Il sera possible de piloter son coucou de quatre manières différentes : un joypad, à l’accéléromètre (la sensibilité est personnalisable), au doigt ou au doigt relatif. On appréciera la palette des possibilités qui ne laissera personne sur le carreau.
Le Pont de la rivière Kwaï
AirAttack se distingue en revanche du côté de la réalisation ! Le jeu fait grand usage du moteur Unity, ce qui autorise toutes les fantaisies. Les décors et les sprites sont tous en 3D et grâce à un jeu de lumières sophistiqué, tout ce petit monde prend vie de la plus belle des façons qui soit !
En revanche, si tout cela est très joli, il est parfois difficile (voire impossible) d’éviter certains tirs ennemis. Ils sont soit illisibles, soit tout simplement trop nombreux pour qu’on y réchappe. Le trop est-il l’ennemi du bien ? En matière de shoot, non !
Le travail sur les graphismes est certes soigné, mais l’animation n’est pas mal non plus : quitte à surcharger encore un peu plus la barque, les développeurs n’ont pas lésiné sur les nombreux effets : avions ennemis qui partent en flammes, explosions des bombes dans l’eau et autres détails quasiment invisibles viendront ravir l’oeil.
Les environnements destructibles sont nombreux et bénéficient également de leurs propres animations vraiment bien fichues - dommage que l’action à l’écran empêche d’apprécier tout cela à sa juste mesure !
La bande-son, grandiloquente à souhait, est parfaite pour s’immerger à fond dans l’action.
Du côté de la durée de vie, le jeu affiche 8 missions découpés en au moins 3 parties, dont la plupart se terminent par des mini-boss. Il y a donc largement de quoi voir venir, surtout avec les 3 niveaux de difficulté proposés.
En revanche, carton rouge pour l’absence de réseau social, de succès à décrocher ou encore de tableaux de scores en ligne : c’est mal !
Pour conclure
Miam ! On se régale devant cet AirAttack qui, venu de nulle part, met un coup dans les dents à la concurrence. Le jeu aurait dû être le 1942 de Capcom (lire notre test). Dommage pour Capcom qui n’a pas su capitaliser sur sa licence, et tant mieux pour Art in Games qui a assuré le cachou, et bien au-delà ! De plus, avec un tarif à 0,79 euro, on est à peu près sûr de ne pas se tromper.
Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 3G
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : queud’






