Blades of Fury : baston grand luxe

Par iMike le 13 septembre 2009 à 22h12

Blades of Fury : baston grand luxe

Un clone de Soulcalibur sans manette physique, la gageure était de taille. Mais l’éditeur a de la ressource et le prouve une fois de plus avec ce Blades of Fury !
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Gameloft a frappé un grand coup en proposant l’un des tout premier jeu de baston en 3D pour iPhone et iPod touch, Blades of Fury. Mais l’éditeur de n’est pas contenté de mettre au point un jeu de combat agréable : l’exécution technique repousse les limites de ce qu’il est possible de voir sur notre plateforme.

Évacuons immédiatement la petite polémique : clairement, Blades of Fury s’inspire beaucoup de la franchise Soulcalibur de Namco. Difficile de nier que les niveaux, les personnages et les effets ont un air de famille certain avec la fameuse licence… On aurait certes préféré quelque chose de plus original, mais Gameloft ne souhaitait sans doute pas prendre trop de risques : créer un jeu de baston avec une interface purement virtuelle constitue déjàune gageure, il fallait bien attirer les nouveaux joueurs sur iPhone, désireux de retrouver les sensations de leur franchise préférée. Et puis, peu importe le contenant…

Car le contenu est bel et bien là ! Blades of Fury propose de prendre en main les destinées d’un combattant àtravers une histoire abracadabrante àbase d’armure magique. Bref, le pitch n’est pas particulièrement palpitant, mais au final, on passe son temps àse battre et c’est très bien ainsi. Chaque personnage, très inspiré de l’univers heroic-fantasy, dispose de ses propres armes (fouet, épée, lance, couteaux, etc.) et techniques de combat. Les combos (combinaisons de coups) sont évidemment de la partie, ainsi que la magie pouvant soit donner plus de puissance àses coups, soit frapper l’adversaire.

10 personnages sont disponibles, dont quatre àdébloquer au fur et àmesure de vos performances. Les combats se déroulent dans autant d’arènes, chacune dotée d’une atmosphère différente. Le jeu n’est pas unidimensionnel : les adversaires peuvent se tourner autour à360 degrés, dévoilant au passage des détails de l’arène. Sur certaines zones de combat, il est possible de faire tomber son ennemi en-dehors de l’arène, le combat s’achève ainsi plus vite.

Prise en main

L’éditeur a planché sur un système de combat fatalement entièrement virtuel, et s’en sort avec les honneurs. Le joueur a la possibilité de choisir un joystick virtuel (on fait « glisser » son doigt) ou un joypad (on « touche » les commandes). J’ai personnellement une préférence pour le premier, mais le deuxième mode est également efficace.

Sur le côté droit, le joueur dispose de quatre boutons : deux d’attaque, un de défense, et un dernier pour activer la magie. le premier bouton d’attaque lance un coup en bas du corp, l’autre active fatalement une attaque située en haut du corps. Combinés avec le joystick, ces attaques se transforment en combos dévastateurs…

Pas besoin d’explications quant au bouton de défense, qui permet, hé bien, de se défendre contre une attaque adverse. Le bouton de magie est plus intéressant : il réagit au temps de pression, et suivant la barre bleue située sous la barre de vie (qui se remplit au fil de vos coups portés ou reçus), le sort jeté sera plus ou moins puissant - et l’effet spécial àl’écran sera plus ou moins impressionnant ! À noter qu’il est possible de combiner la magie aux coups physiques, pour encore plus de puissance.

Les combats se montrent étonnamment lisibles, malgré les nombreux effets qui envahissent l’écran. Le joueur n’est jamais perdu, et on sait ce que l’on fait et pourquoi on vient de se manger un coup d’épée fatal dans le ventre.

Niveau jouabilité, même si on ne retrouve pas les sensations d’une manette physique, il convient de souligner que Blades of Fury se montre particulièrement convaincant. Les boutons et joystick virtuels répondent au quart de seconde et on prend plaisir àenchaîner parfaitement les combos. Les sauts sont les mouvements les moins faciles àaccomplir, puisqu’ils nécessitent de tapoter la défense puis le joypad vers le haut. Heureusement, on a peu souvent l’occasion de s’en servir.

Modes de jeu

Blades of Fury propose quatre modes de jeu. Histoire reprend donc le scénario de l’armure, qui offre une fin différente pour chaque combattant. Arcade permet d’affronter 10 adversaires àla suite, Survie autant de combattants que l’on veut en affronter, enfin Entraînement permet d’avoir bien en main les différents mouvements possibles en tête.

Quatre niveaux de difficulté attendent le joueur : évidemment, les modes Facile et Normal sont particulièrement dédiés aux novices, mais ça se corse avec les modes Difficile, Très difficile et Extrême ! Il faudra pourtant finir le jeu dans tous ces modes pour débloquer tous les personnages ainsi que leurs nombreuses garde-robe. À noter que le jeu offre des trophées qui ne sont étrangement pas accessibles depuis son profil.

Une fois qu’on aura enquillé tous les modes de jeux dans toutes les difficultés, Blades of Fury permet de s’adonner àla baston àdeux, via un mode multi en wifi et en Bluetooth. Si nous n’avons pas pu tester ce dernier, le jeu en wifi se montre efficace, même s’il arrive que la connexion se perde assez souvent.

Enfin, un onglet Gameloft Live (du nom du réseau social de l’éditeur), pourtant présent sur la page d’accueil du jeu et qui permet de créer un compte, emmène le joueur dans une impasse : la section tourne dans le vide, et il faut dès lors quitter le jeu.

Réalisation

Niveau réalisation, les combattants et les arènes sont réalisés en 3D dans des graphismes absolument somptueux. Chapeau aux développeurs de Gameloft pour avoir su pousser l’iPhone et l’iPod touch dans leurs retranchements et offrir ainsi ce qui est sans doute l’un des plus beaux jeux pour notre plateforme ! Les décors animés sont ainsi bourrés de petits détails, et rien que pour en admirer la beauté, on fait exprès de tourner autour de l’arène.

Les coups et sortilèges ne sont pas en reste, avec moults effets : mouvements de caméra, étincelles, traînées de lumière… C’est du grand art qui ne manquera pas d’impressionner ! D’ailleurs, il est possible après chaque match d’en conserver le film, lisible quand on le souhaite - dommage qu’àl’inverse de Real Racing, il ne soit pas possible d’exporter la vidéo sur son compte YouTube.

La bande-son est assez classique et reprend les standards de l’heroic-fantasy. Les bruitages sont plus amusants, en particulier les « voix » des combattants, qui tous sont dotés d’une « phrase choc » particulièrement ringarde. Bon, c’est amusant cinq minutes, mais on a tôt fait de passer ces séquences. À noter qu’il est possible de lancer ses propres morceaux - hélas, àchaque fin de combat il faudra renouveler l’opération, un peu pénible.

Pour conclure

Impressionnant : c’est le mot qui vient immédiatement àl’esprit quand on prend en main le jeu pour la première fois ! Les graphismes et l’animation frappent l’oeil et permettent d’envisager un avenir brillant pour les prochains jeux àvenir sur notre plateforme…

Toutefois, la durée de vie et la « profondeur » du jeu restent un peu courtes : on est loin de la richesse d’un Soulcalibur, tandis que l’on aura fait le tour du jeu en 20 minutes, exception faite du mode Survie. Ça n’enlève heureusement rien aux qualités plastiques et vidéo-ludiques de l’objet, sur lequel le joueur prendra plaisir àoccuper agréablement quelques minutes de son temps de transport.

Par contre, on adorerait que Gameloft développe son propre univers plutôt que de s’inspirer de celui des autres ! Blades of Fury est tarifé 5,49 euros.

Blades of Fury

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