À bon chat, bon rat
La vie est triste pour nos chers félins poilus, hermaphrodites, à quatre pattes (rien que ça !), devant survivre dans notre jungle urbaine. Dure réalité que nous propose Demonual Studios, qui s’attache à nous faire (re)vivre la traversée épique des artères routières créées des mains de l’homme, par des chats errants en prenant le contrôle de la situation. Ainsi, le but du jeu est simple : aider les chats qui s’agglutinent sur le trottoir à traverser en toute sécurité nos routes, tout en évitant les véhicules et autres pièges (égouts…) sur leur passage.
L’objectif du jeu est simplissime, où l’on vous demandera de diriger un maximum de chat d’un bout à l’autre du décor, le but étant de toujours battre son propre record (et aider Brigitte Bardot à sauvegarder des animaux, ndlr). Addictif, on vous a prévenu !
Mais ne vous attendrissez pas trop devant leurs beaux yeux, même si le chat potté est dans les parages (dixit Shrek), seuls quatre niveaux différents étant sous votre main mise, les deux derniers étant à débloquer en fonction du score que vous ferez sur les deux premiers niveaux. Autant dire que ça fait « short » pour un jeu qui promet un certain pedigree sur le papier.
Retomber comme un chat sur ses pattes
Afin de diriger nos chats de gouttière, il vous faudra dans un premier temps sélectionner le chat que vous voulez faire traverser puis de tracer, sans lever votre doigt de l’écran, la trajectoire adéquate, sans embûches, afin de gagner l’autre bout du décor. Vous pourrez à tout moment stopper la course effrénée de vos chats en tapant sur leur museau, quand bien même, vous aurez la possibilité de les faire revenir à leur point de départ, si la situation s’annonce tendue. La prise en main est vraiment très appréciable et facile, ce, dès les premières minutes de jeu, la qualité du tutoriel étant tout bonnement efficace.
Le jeu prend une tournure bien plus stratégique, lorsque vous devrez composer entre les diverses caractéristiques des chats qui se présentent à vous. En effet, on vous demandera de jouer avec la rapidité des chats : les gros félins marrons prendront beaucoup plus de temps à traverser tandis que les maigrelets chats blancs feront le même parcours avec un chrono plus court (4 types de chats au total). Bien vu, d’autant plus que d’autres éléments viendront vous barrer la route, histoire de pimenter le scénario, et ce, allant crescendo, sur 7 niveaux de difficulté.
Ainsi, à titre d’exemple, Il arrivera par moment que des chats décident de se chamailler un bout de trottoir où l’on vous demandera d’intervenir immédiatement avant que ça se finisse chez le vétérinaire, par un simple touché sur l’action en court, signalée par une animation rouge pétante. Vous pourrez aussi rencontrer des putois qui, au bout d’un temps imparti, viendront lâcher leurs « bombes odorantes » qui déboussoleront vos petites bêtes, où seule la caresse de votre doigt saura leur faire retrouver le droit chemin (vous pouvez aussi faire mourir le putois pour qu’il n’y ait plus aucun souci). Bien d’autres éléments se laissent découvrir.
Une chose cependant devient assez lassante à la longue, est c’est bien là où le bât blesse. Pour un jeu addictif, on se lasse très vite de recommencer une petite partie, l’environnement n’y aidant pas. En effet, on peut regretter qu’il n’existe aucun système de vie permettant de faire perdurer la partie comme un Fruit Ninja par exemple, ce qui casse toute notre progression et ainsi, tous nos espoirs de faire exploser le score. Ainsi, vous serez condamné à recommencer sempiternellement le même cheminement, dès lors qu’un chat finit, par votre faute, en charpie dont on vous laisse imaginer le résultat.
Avoir des yeux de chat
Même dans l’obscurité, une chose est sûre, c’est que la qualité des graphismes et du travail des développeurs se laisse délecter. Le point fort du jeu se trouve ainsi dans la qualité et la finition des décors, en passant par la recherche dans les menus. Des petites animations lorsqu’un chat culbute un véhicule ou bien tombe dans une bouche d’égout sont à savourer. Toujours est-il que l’on aurait apprécié de nous délecter de ces graphismes sur un nombre de niveaux plus important.
Le style est très appréciable, d’autant plus qu’il jongle entre un univers burlesque voir cartoonesque. Le réseau OpenFeint saura vous proposer un peu plus d’intérêt et de compétition. D’autant que 14 succès sont à débloquer, ce qui vous promet une certaine durée de jeu afin de tous les obtenir, et espérer un petit bonus final nommé « Goblin Cart » (add-on qui permet de faire face plus aisément à certains obstacles). Il est à noter que vous aurez la possibilité de lancer votre musique personnelle en fond sonore lors de vos parties.
Il n’y a pas de quoi fouetter un chat !
Ainsi, sans garder notre langue (de chat) dans notre poche, nous pouvons affirmer que Cat Run s’use à la longue, du fait d’un manque indéniable de niveaux supplémentaires, d’add-on complémentaires (vies, …). Il est alors regrettable de ne pas pouvoir jouir d’une profondeur de jeu plus importante, les idées, les graphismes et la gameplay étant de qualité, toutes choses qui permettraient au jeu de gagner quelques précieux points sur le sprint final.
Le pedigree de Cat Run perd ainsi de sa valeur, sans pour autant le classer dans la catégorie des jeux faisant de la bouillie pour les chats ! On ne peut qu’espérer que les développeurs continuent d’agrémenter ce petit jeu sympathique, que vous aurez pour un pipi de chat, seulement 0,79 euro. Autant dire qu’il ne manque plus qu’à Demonual Studios de « réveiller le chat qui dort » !
Version de test : 1.0.1
Machine de test : iPhone 3GS
Niveau d’anglais requis : easy !
Affiliation réseau : OpenFeint
Je vous laisse sur cette citation chinoise en bonus : « Il est difficile d’attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout quand il n’y est pas ». Je vous laisse méditer dessus.






