Aah, si je recevais 1 euro à chaque fois que je cause d’un jeu mettant en scène des zombies, je ne serais plus obligé de rédiger des dépêches pour FunTouch ! Malheureusement, ça n’est pas le cas. Et les jeux avec des morceaux de zombies n’ont jamais cessé d’apparaître sur l’AppStore ! Il s’agit ensuite de trier le bon grain de l’ivraie, et Zombie Flick fait partie de la première catégorie.
Le jeu s’offre tout d’abord un semblant de scénario qui le sort de l’ordinaire : nous sommes dans les années 70. Power flower, pattes d’éph’, cols pelle à tarte, bref, le paradis sur Terre… Sauf que l’apocalypse zombie a décidé de frapper sous la forme d’un virus qui se propage à travers toute l’Amérique ! Toute l’Amérique ? Non ! Un homme se tient debout sur son tas de détritus et il a décidé de vendre chèrement sa peau - et cet homme, c’est vous, hé oui.
Vise la tête avec ce qui traîne
Le jeu est d’un abord on ne peut plus simple. Vous disposez d’un gros tas de bazar incroyable qu’il faudra lancer si possible à la tête des morts vivants qui vous assaillent. Pour abattre un zomblard, il suffira de viser la tête autant que possible, ou encore mieux, d’utiliser un objet comme projectile sur plusieurs zombies.
Les commandes sont fort simples : un glissé du doigt vers le haut permet de balancer un projectile, un glissé vers la gauche ou la droite permettra de faire rebondir ledit objet sur un certain nombre d’ennemis. Je vous rassure de suite : si au départ on prend bien garde à viser conscienseusement, on apprend très vite à balancer comme un fou tout ce qui passe sous la main - sir le tas, il serait malheureux qu’au moins un projectile n’atteigne pas son but.
Ça n’est pas tout (heureusement). Si le joueur reste planté sur son tas de détritus, en revanche il pourra (et devra) se tourner pour éviter de se faire bouffer la cervelle par la droite ou par la gauche. Pour ce faire, il suffit de tapoter une fois dans la direction voulue et hop, notre héros se tourne là où il faut. Le jeu ne propose pas de radar précis de la menace sourde autour de vous, mais affiche néanmoins une indication visuelle que des zombies attendent leur tour… Et si cette marque est rouge, il va falloir faire fissa !
Attention, il faudra parfois insister pour se tourner, le jeu ayant parfois un peu de mal à faire la différence entre un doigt posé et un doigt glissé. À noter qu’il est possible de se retourner sur 180° d’un coup.
Une aide qui s’avèrera précieuse est proposée : le slow-motion qui permet de ralentir le jeu. Cette option se déclenche par le biais d’une jauge se remplissant au fur et à mesure des zombies qui claquent. À utiliser en cas de trop plein…
Dernier paramètre à prendre en compte : les barrières qui constituent votre dernière ligne de défense. Celles-ci sont certes solides, mais nécessiteront de temps en temps une petite réparation qui ne vous coûtera rien… si ce n’est un temps précieux !
Du bazar contre des zomblards
Je vous parle d’un tas de détritus depuis tout à l’heure, mais celui-ci a son importance et apporte un sérieux aspect déjanté au jeu : c’est dans ce bazar que piochera le joueur pour les projectiles, et tout y passe ! Du frisbee au ballon de foot, en passant par des plantes ou un rouleau de PQ, tout est bon pour décapiter du zomblard ! Cette diversité est bienvenue et ne manque pas d’humour.
C’est d’ailleurs la même chose en ce qui concerne les zombies, dont le cheptel est varié : cela va de la brave mamie au joueur de foot US, et tout comme les explosions de sang spectaculaires, cela fait bien plaisir à voir.
La réalisation est particulièrement soignée : les graphismes sont vraiment excellents, chaque zombie et objet sont différents et fort bien modélisés. Les décors sont eux réussis (mais on y reviendra), et l’ambiance « fin du monde » bien rendue.
Le jeu se déroulant dans les années 70, Full Fat n’a pu s’empêcher de glisser quelques gimmicks du cinéma bis de l’époque : le jeu est donc griffé de rayures rappelant les séances de cinoche, tandis que des morceaux de pellicule apparaissent de temps à autre sur les côtés de l’écran ! C’est bien vu, et à la limite il aurait fallu aller encore plus loin dans le délire, avec un écran qui saute, des transitions hachées…
Une mécanique de jeu bien huilée, une réalisation au diapason, mais alors, tiendrait-on là le jeu parfait ? Aff, pas loin.
Le crime était presque parfait
Malgré toutes ses qualités, le jeu pêche par son manque d’environnements : trois seulement (dont le tuto) sont disponibles, ce qui est vraiment peu. Certes, ils sont très jolis (le port et un quartier de la ville), mais on en fait très vite le tour. Les modes de jeux sont eux aussi réduits : on dispose d’un mode Survie et d’un Contre la montre, et c’est tout.
Il y avait pourtant moyen de proposer plus, car les mécanismes du jeu sont aisément intégrables dans plusieurs environnements. On imagine facilement que le studio en proposera de nouveaux par le biais de futures mises à jour (voire via des micro-paiements).
Pour conclure
Jeu éminemment sympathique, Zombie Flick souffre toutefois d’un certain manque de diversité au niveau de son action : deux modes de jeux, deux niveaux en tout, c’est un peu maigre. Malgré tout, l’humour, la réalisation (big up aux clins d’oeil des seventies !) et le gameplay sont réussis et on passera un bon moment aux commandes du jeu.
Version de test : 1.01
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : faible
Affiliation réseau : OpenFeint







