Monorace : ne craignez personne en monocycle

Par iMike le 26 août 2010 à 18h05

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Le saviez-tu ? Avec un monocycle, on peut s'accrocher au plafond. Mais oui ! Heureusement que Monorace est là pour nous rappeler cette vérité essentielle.
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Autant le dire tout de suite : Monorace était parti sur des chapeaux de roue quand il s’est agi pour Craneballs d’agiter les perverses clochettes du buzz. Les artworks dépotaient (lire cette actu ou celle-ci), et cette histoire de courses en monocycle titillait l’imaginaire. Oui mais voilà, sont arrivées ensuite les premières captures écrans et vidéos, et l’enthousiasme de votre serviteur est vite retombé : beuh, les monocycles sont toutes petites. Bouh, les graphismes sont pas terribles. Bah, il s’agit d’un jeu de plateformes quelconque.

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Heureusement, Craneballs sait faire de bons jeux (il n’y a qu’à lire notre test de Blimp pour s’en convaincre). Alors on lui a laissé le bénéfice du doute et on a plutôt bien fait, puisqu’au final, ce Monorace-là pourrait bien durablement squatter l’écran de votre iPhone !

Ça roule ma poule

Le jeu part d’un postulat certes basique, mais amusant : ces fameuses monocycles « scotchent » à la route, que ce soit au niveau du plancher ou du plafond. Il suffit d’une tape sur l’écran pour sauter et passer de bas en haut, et vice-versa. Évidemment, il faudra utiliser cette capacité unique pour franchir les nombreux niveaux proposés qui comme de bien entendu, sont jonchés d’obstacles et de plus en plus difficiles.

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Le jeu est d’une simplicité biblique au niveau de la prise en main - il suffit en fait de tapoter n’importe où dans la moitié inférieure de l’écran pour sauter. Si de prime abord ce gameplay n’a rien de folichon, le jeu se révèle suffisamment malin pour en tirer tout le jus possible, et il y a de quoi faire.

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Le jeu propose en effet rien moins que 40 niveaux, déclinés en deux niveaux de difficulté (débutant et racer). Le choix d’un pilote (Big D., Jen ou Gus) n’influe visiblement pas sur la conduite, et puis il faut bien dire qu’on a peine à voir la différence entre les pilotes au sein du jeu !

Saute là-haut, tu verras mieux

Ces niveaux (très courts) sont très variées au niveau de leur architecture, et on n’a de cesse que de vouloir passer au suivant histoire de voir ce qu’il nous réserve. Pour ce faire, il faudra remporter des étoiles, trois étant le maximum et le saint Graal à arracher au chrono ! Ces galons permettront de débloquer les 5 niveaux qui suivent, etc. Le joueur est parfois amené à améliorer son chrono sur un parcours déjà couru histoire de claquer la petite étoile supplémentaire qui viendra décoincer la suite !

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En revanche, les bonus/malus sont réduits à la portion congrue : on pourra récupérer des bonus de temps (0,1 seconde retranché sur le chrono global, c’est toujours bon à prendre pour tenter décrocher une étoile), des accélérateurs ou des ralentisseurs scélérats. Et puis c’est tout ! Il est vrai que le jeu ne propose pas de tableaux de score, du moins dans le mode solo, il aurait donc été incongru de glisser sur les circuits des items de points.

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Le jeu offre la possibilité d’affronter ses amis via OpenFeint, sur un circuit « sans fin ». Deux façons de faire : soit en plaçant son score sur le tableau mondial OpenFeint, soit en envoyant un défi à un de ses contacts. L’intégration du réseau social est très réussi de ce point de vue et apporte un vrai plus en terme de durée de vie. Et rien n’empêche de tenter le circuit endless histoire de se faire plaisir !

Ça bouchonne

En ce qui concerne la réalisation, c’est un peu moins bon, disons-le franchement. Le scrolling n’est pas en cause, il est fluide et de plus en plus rapide, et c’est heureux puisqu’il n’a à gérer qu’un seul plan… Mais les graphismes sont franchement monotones. Les 5 environnements promis se ressemblent tous plus ou moins, seul change réellement le fond de l’écran qui se contente d’un banal ciel nuageux sans âme (et qui ne bouge pas !). Quant aux plateformes, elles sont désespérément tracées au cordeau.

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Heureusement, les explosions sont réussies, et il y avait intérêt car on les verra très souvent ! C’est vraiment dommage pour le reste car les artworks et les menus de sélection laissaient présager quelque chose de beaucoup plus sympathique - sans compter qu’il est même possible dans les options de supprimer la texture des plateformes, les réduisant à de simples blocs noirs !

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Du côté de la bande-son, si les bruitages sont vraiment moyens (on dirait que les monocycles sont « bruités à la bouche »), en revanche les interventions sonores de nos pilotes sont sympas. Et il est impossible d’écouter sa propre musique, scrogneugneu !

Pour conclure

J’avais tort : Monorace est un bon jeu. Mais les réserves qui se sont fait jour au fil du dévoilement du jeu par le studio se sont avérées : le jeu n’est pas très beau ni très emballant au niveau de la réalisation globale. Heureusement, l’ergonomie très simple et le concept du titre en font un jeu très accrocheur et fort agréable.

Les circuits courts permettent de jouer durant quelques secondes, et l’intégration OpenFeint est un modèle du genre. Heureusement d’ailleurs, car le jeu ne propose pas de mode multi en Bluetooth ou en wifi… Mais à 0,79 euro, c’est un bon investissement.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : OpenFeint

Téléchargez Monorace

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