Dodonpachi Resurrection : le paradis du bullet hell

Par iMike le 30 août 2010 à 18h05

Dodonpachi Resurrection : le paradis du bullet hell

Heureux les simples d'esprits qui aimez les shoot'em up, car les portes de l'enfer du bullet hell vous sont ouvertes…
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Il sont peu nombreux les studios àreprésenter un genre de jeu. Si le studio Cave n’a pas initié le bullet hell, il lui a donné ses lettres de noblesse àpartir de 1996, avec le premier DoDonPachi, sur borne d’arcade, puis sur Saturn et Playstation. Ce sous-genre du shoot’em up en constitue en quelque sorte le versant le plus frénétique et le plus dingue, avec des centaines d’objets en même temps àl’écran, que ce soit des ennemis, ses propres tirs, les projectiles adverses…
Pour s’en tirer, le joueur n’a qu’une solution : tirer comme un fou sur tout ce qui bouge, et esquiver… autant que possible. Bien souvent dans ce type de jeu, le « masque de collision » du vaisseau est très petit, ce qui permet de s’en sortir sans trop de mal.

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La mouture Resurrection (DoDonPachi Dai Fukkatsu en VO) qui nous intéresse est le quatrième opus (la « vraie » suite de DoDonPachi, d’après les esthètes) de cette série àsuccès qui a rendu fou toute une génération de joueurs… Le jeu original est sorti sur borne d’arcade en 2008, autant dire qu’il est àla pointe du genre.

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Son scénario est d’une effroyable complexité… qui ne nous sera révélé qu’après avoir fini le jeu ! Autant dire qu’on s’en fiche complètement, mais sachez qu’il est question de retour dans le temps et de mechas géants féminins peu amènes. Bref, sachez que vous allez en prendre plein les yeux.

Attention, rend épileptique

Car avant d’aborder le sujet du gameplay, il faut se mettre en condition : àmoins que vous n’ayez déjàjoué àEspgaluda II, le précédent titre de Cave, rien n’a vraiment préparé le joueur iPhone lambda àun tel déluge de couleurs et de sprites sur un écran de 3,5 pouces. Le déferlement de trucs et de bidules est incessant et ne laissera jamais vos yeux et vos réflexes se reposer. C’est véritablement un choc culturel par-rapport àtout ce que l’on connaît : nos shoot’em up occidentaux paraissent incroyablement pépères par-rapport àce monstre en mouvement perpétuel qu’est Dodonpachi Resurrection. On pourrait comparer ça àun grand-huit visuel, mais en 2D, ce qui est assez inédit !
Ces précautions étant prises, abordons maintenant le coeur du jeu !

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Il s’agit donc d’un jeu de tir qui basiquement, consiste àtout flinguer en évitant les ennemis kamikazes et leurs projectiles. Au vu du nombre conséquent d’éléments qui bougent àl’écran et la forte probabilité de vous faire toucher, Cave a réduit le masque de collision àquelque chose comme 3 x 3 pixels, au centre de votre vaisseau. Tout le reste pourra être matraqué par les tirs adverses sans problème, mais il faudra impérativement éviter de se faire toucher dans cette zone !
Ceci étant dit, le jeu offre des Continue illimité donc ça n’est pas bien grave.

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Le titre comporte cinq niveaux relativement courts, tous terminés par un boss, ou plutôt, une boss, sorte de robot transformable aux cris aigus et au design typiquement nippon. Au niveau des bonus, c’est portion congrue avec quelques rares 1up et bonus de points.

Au niveau de la maniabilité, c’est simple : une seule façon de piloter son vaisseau, au doigt ! L’implémentation est toutefois très bonne (on sent que Cave est un spécialiste), même si le doigt peut parfois masquer une partie de l’action. À noter que le tir est automatique, mais suivant le mode de jeu que l’on aura choisi, il faudra tapoter sur des boutons virtuels pour activer une bombe ou l’Hyper Cannon.

Deux modes de jeux, deux fois plus de fun

Le titre propose deux modes de jeux : l’adaptation de la version arcade (1.5, il existe une mouture 2.0 de la borne d’arcade), et un mode iPhone. Ce dernier est certainement le plus intéressant, car le plus riche au niveau de son gameplay.

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Le mode iPhone offre en effet une jauge SM (non, ça n’est pas sale) qui permet d’alterner sa façon de jouer. La jauge S (pour « Slaughter ») se remplit dès lors qu’on abat le plus possible d’ennemis ; une fois àfond elle permet de profiter d’une amélioration de son tir, mais fait également baisser son multiplicateur de points.
La jauge M (pour « Menace ») se remplit elle quand on arrive àfaire passer les projectiles ennemis àl’intérieur d’un cercle entourant son vaisseau. Quand on a fait le plein, on bénéficie dès lors d’un coefficient multiplicateur explosif, permettant d’engranger un maximum de points, jusqu’àx 1 000 ! De plus, cette jauge M pleine accélère le chargement de l’Hyper Gauge (lire plus bas).

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Ce mode propose donc une alternance tactique intéressante, on passe de l’une àl’autre des jauges en tentant de doser ses effets histoire de claquer le meilleur score possible. On peut également complètement s’en fiche et tout exploser comme un malpropre…

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Autre particularité de ce mode, une Hyper Gauge qui une fois pleine, permet d’activer un tir absolument monstrueux, l’Hyper Cannon. Lors de cette phase de jeu, le vaisseau est immobile, mais on peut diriger le tir en tournant le canon. Il y a plus fort encore : en tournant plusieurs fois ce canon, on obtient une Hyper Charge hallucinante contre laquelle rien ni personne de peut résister !

L’iPhone plus fort que l’Arcade

Le mode Arcade est moins « subtil ». Pas de jauge SM, mais une Hyper Gauge qui permet elle aussi de balancer un tir monstrueux, mais pas d’Hyper Charge. En revanche, on gagne avec le Mode Change un bouton permettant de basculer d’un tir àun autre : Normal et Boost, plus impressionnant, mais qui ralentit quelque peu le vaisseau.

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On aura également le loisir de choisir un style offensif lors du menu de sélection du vaisseau : 3 choix, tous aussi dévastateurs les uns que les autres, qui vont des bombes infinies, un super canon plus puissant ou encore une combinaison des deux.

Entendons-nous bien : le mode Arcade tel quel se hisse déjàau niveau des meilleurs shoot’em up jamais joués sur iPhone. Mais avec le mode spécifique àl’iPhone, c’est carrément du bonheur en barre !

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Dans l’un comme dans l’autre mode, le jeu nous laisse pantelant, le cerveau transformé en yaourt et les doigts en charpie. Mais on aura pris entre temps un pied monstrueux ! Absolument terrifiant au départ, le jeu se laisse petit àpetit apprivoiser (le temps de s’habituer àjongler entre les centaines d’objets qui déboulent…).

Attention les yeux

Le jeu propose dans les options trois modes d’affichage, qui permettront de sélectionner la taille de la zone de jeu. Il y aura toujours àl’écran une barre en bas qui ne sert pas àgrand chose, et qui sera plus ou moins grosse selon votre sélection.

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Le mieux, de mon point de vue, est de jouer avec la surface de jeu la plus grande, ce qui paraît tout de même logique. En revanche, si l’on joue sur iPad, la zone la plus petite permettra de jouer confortablement tout en profitant de graphismes de meilleur qualité (le jeu n’est pas universel).

En ce qui concerne la réalisation, les captures écran disséminés un peu partout dans ce test vous ont déjàdonné une idée de ce àquoi s’attendre : comme on l’a déjàécrit, c’est de la folie àtous les étages ! Mais mention spéciale aux différents tirs des vaisseaux qui sont réellement impressionnants. J’ai noté sur l’iPhone 4 quelques petits ralentissements, mais on n’en voudra pas trop au smartphone, au vu du nombre d’éléments àl’écran… En revanche, aucun souci sur iPad, plus puissant que le mobile.

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La musique est àl’image du jeu : totalement frénétique. Si les yeux pleurent, les oreilles aussi : la bande son hystérique àbase d’électro de plus en plus rapide suit le rythme fou du jeu… et les bruitages d’écolières défoncées aux méthamphétamines des boss sont dignes des mangas les plus déjantés. Comme pour le reste du jeu, il faut être un minimum réceptif pour apprécier !

Pour conclure

Dodonpachi Resurrection est une vraie réussite, qui offre non seulement un plaisir de jeu presque immédiat, même s’il fait un peu peur au début, ainsi qu’une durée de vie conséquente : certes, les cinq niveaux ne dépasseront pas la grosse demie-heure de jeu, mais les deux modes ainsi que la possibilité de « scorer » toujours plus est un puissant addictif. Sans compter les nombreux succès et tableaux de scores OpenFeint…

Reste que tout le monde ne pourra pas en profiter : le jeu est en effet fort gourmand et seuls les appareils de dernière génération (iPhone 3GS, iPhone 4, iPod touch 3G et iPad) se montreront compatibles. Le tarif de 6,99 euros pourra aussi heurter les porte-feuilles les moins enclins àpayer cher pour un shoot’em up.

Enfin, il faut aimer le style, ce qui ne sera pas forcément le cas de tout le monde… Le jeu ne s’adresse pas au tout-venant et il pourra même apparaître repoussant pour certains, àcause de l’aspect foutraque qui s’en dégage : il faudra en ce cas prendre un peu sur soi et accepter de se laisser emporter dans la folle vague du jeu ! Une version Lite est prévue rapidement et sera bien utile pour savoir si vous êtes fait pour le bullet hell.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : OpenFeint

Téléchargez Dodonpachi Resurrection

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