Neuroshima Hex : stratégie sur un plateau

Par iMike le 7 octobre 2010 à 18h05

Neuroshima Hex : stratégie sur un plateau

Un doigt de chance, deux doigts de stratégie : vous ne préférez pas un bon Neuroshima Hex d'abord ?
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Le jeu de plateau Neuroshima Hex a dès sa sortie en 2005, connu un grand succès parmi les amateurs de stratégie guerrière. Sous un aspect relativement simple àbase de tuiles hexagonales, le titre, développé par MichaÅ‚ Oracz, peut rapidement prendre des accents de jeu d’échecs avec la nécessité d’une réflexion poussée pour ne pas faire d’erreurs…

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Autant dire que l’adaptation pour iPhone et iPod touch était attendue par les amateurs ! Finalement disponible depuis peu, ce portage, assuré par Big Daddy’s Creations, est-il fidèle àl’original ? C’est ce que nous allons voir derechef (spoiler : oui. Ah zut je l’ai dit).

Choisis ton camp, camarade

Avant d’entrer dans le vif du sujet, plantons le décor. Dans un monde ravagé par la guerre, quatre armées se font face pour tenter de dominer ce qui reste de la planète. Pour ce faire, chacune dispose de ses propres caractéristiques : l’armée Moloch (en rouge) est constituée de robots très résistants mais peu mobiles ; Borgo (en bleu) est une armée de mutants adeptes du corps àcorps mais peu fiable àdistance ; l’armée Outpost (vert) est ce qu’il reste des hommes, très mobiles et plutôt encline aux attaques àdistance ; enfin Hegemony (jaune) est une armée d’humains versés dans la contrebande, elle est mobile mais souffrent de ne pas disposer de suffisamment de tireurs.

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Les fans auront reconnu la boîte de jeu standard. Le jeu de plateau dispose lui d’une extension (Babel 13, offrant entre autres deux armées supplémentaires) et Big Daady a promis que celle-ci figurerait un jour prochain.

Touche ma tuile

Le jeu consiste àprotéger son QG, qui dispose de 20 points de « vie ». Le plateau comporte 19 cases hexagonales sur lesquelles chaque joueur pourra poser une ou plusieurs « tuiles » issues d’un deck de 35 tuiles se partageant entre plusieurs catégories.
Les tuiles d’unités représentent vos soldats. Les tuiles d’action ont un effet immédiat sur le jeu, c’est d’ailleurs par ce biais qu’on pourra lancer ses attaques (via la carte Bataille), et nous avons également les tuiles Module, qui offrent un soutien aux unités, en augmentant par exemple la puissance de feu.

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Si les tuiles d’action et les modules sont identiques pour les 4 armées, en revanche les unités sont différentes : quand Borgo disposera de plus de tuiles d’attaque melee, Outpost affichera plus de cartes d’attaque àdistance, suivant les caractéristiques des armées vues plus haut.
Pour débuter, le joueur devra poser la tuile de son QG. Il recevra ensuite une main de 3 tuiles, dans laquelle il faudra supprimer une carte d’office. La pose des tuiles est très tactique : il est par exemple inutile de poser une tuile d’attaque àdistance juste àcôté du QG adverse… àmois de vouloir toucher une tuile située de l’autre côté du quartier général de l’ennemi !

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Pour s’en sortir, chaque tuile d’unités et de modules affichent de petits symboles et signes, indiquant vers où elle pourra tirer (parfois àun seul endroit, parfois dans tous les sens), si elle dispose d’un bouclier, si elle spécialisée en attaque àdistance ou de près, et àquel moment elle balance son tir.
Une fois la tuile Bataille posée, l’escarmouche débute avec les tirs des tuiles par ordre décroissant, de 3 à0 (le fameux chiffre inscrit dans le coin de la carte). C’est àce moment que l’on verra si on a bien calculé son coup… ou pas !

La tuile qui tue

Voilàbrossé rapidement le tableau du titre qui sous une apparente facilité (une fois assimilées les règles de base) se cache un redoutable jeu stratégique qui peut s’avérer extrêmement complexe, ce dès la troisième ou quatrième tuile posée.

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Mine de rien, le joueur devra potasser un moment devant les différents decks des armées proposées, gérer finement le positionnement des tuiles et anticiper les mouvements de l’adversaire, ce d’autant que des cartes pièges (sniper, bombe, mouvement) pourront déplacer voire supprimer quelques unes de vos tuiles sans coup férir.

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Le titre est agréable àjouer, malgré des redondances àsupprimer, par exemple l’obligation de tapoter sur le bouton Suivant pour finir son tour, alors que notre main est vide. L’IA du jeu (jusqu’à3 joueurs non-humains sur 3 niveaux de difficulté pourront vous affronter) est solide et parfois perverse !
Et comme dans le jeu original, les parties à4 seront plus ludiques que les parties àdeux, plus tactiques.

Du tuto, peu de multi

Le jeu offre un guide des armées et de leurs tuiles correspondantes, un tuto en vidéo ainsi que les règles illustrées du jeu. Des appuis indispensables pour le joueur débutant (ou plus confirmé), qui ne sont malheureusement pas simples d’accès durant une partie (le guide des tuiles n’est accessible qu’au bout de 3 ou 4 « clics », et idem pour revenir au jeu). Un accès plus simple (via des raccourcis disponibles directement depuis le plateau du jeu) aurait été bienvenue.

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La nature du jeu pousse bien évidemment le studio àproposer un mode multi : c’est bien le cas, mais malheureusement, il faudra se contenter d’un classique pass’n play (jusqu’à4 joueurs) ! Pas de multi wifi/Bluetooth en local et encore moins en ligne… Voilàqui est un peu dur àavaler !

Pour le reste, et même si pour ce type de jeu ça n’est pas le plus important, les tuiles et le plateau du titre sont identiques àleurs modèles graphiquement parlant - en revanche on pourra ergoter sur la petite taille des symboles, une information pourtant capitale dans Neuroshima Hex. Les yeux fatigués attendront la mouture pour iPad, elle aussi dans les tuyaux de l’éditeur.

Pour conclure

Pour le peu qu’on en connaît, il nous a semblé que cette adaptation de Neuroshima Hex était très respectueuse de son modèle, aussi bien au niveau de la représentation graphique que de l’esprit. Nous sommes donc en présence d’une bonne adaptation, qui prend le joueur débutant (qui comprend le rosbif quand même) par la main avec une aide bienvenue, même si on aurait aimé un tuto « in game ».

En l’espèce, si les fans du jeu de plateau (et ceux qui veulent s’y plonger) prendront du plaisir avec ce portage, le jeu ne demande qu’às’améliorer, notamment au niveau des modes multi. Pour le reste, c’est vraiment du tout bon.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : obligatoire
Affiliation réseau : des clous

Téléchargez Neuroshima Hex

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