Star Battalion : dans l’espace on vous entend tirer

Par iMike le 21 octobre 2010 à 18h05

Star Battalion : dans l'espace on vous entend tirer

De la baston intergalactique, des grands sentiments, des méchants très méchants… Star Battalion a tout pour plaire ! Mais est-ce le cas ?
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Sorti de nulle part si ce n’est de l’espace infini où flotte Gameloft, Star Battalion veut donner au fan de space-opéra son comptant de baston galactique façon Star Wars, avec un scénario plein de grands sentiments et surtout, des vaisseaux surarmés qui défouraillent.

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Le joueur incarne Sonan, chef d’escadrille responsable de deux autres pilotes, qui devra aider la Résistance àrendre gorge aux Royalistes. Le jeu prend place dans une galaxie lointaine, très lointaine, dans laquelle Taros, frère du roi Atreus, a pris le pouvoir de façon fort agressive. Un petit groupe de résistants tente de lui faire face, et devinez quoi, c’est vous le pilote émérite qui devra se taper le sale boulot !

Il était une fois, dans une galaxie lointaine…

Gameloft a fait un gros effort sur le scénario, qui se montre un peu plus profond qu’àl’habitude - une BD numérique narrant l’histoire des différents protagonistes de cette épopée spatiale est même disponible gratuitement, preuve que l’éditeur a sérieusement planché sur son sujet. On regrettera simplement que l’identification reste difficile, le héros et ses camarades étant tous des gravures de mode très caractérisées (il y a le méchant, le gentil, le rebelle solitaire qui finira par se joindre aux héros, le chef sage et brave…) Toutefois, il y a du mieux et les missions s’enchaînent avec pertinence, au contraire d’un Gangstar : Miami Vindication dont les missions tombent parfois comme des cheveux dans la soupe.

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La plupart du temps, le jeu offre de combattre dans une zone bien délimitée - et si l’on s’en éloigne, on sera bien vite remis sur le droit chemin par ses co-équipiers. En règle générale, la meilleure façon de faire (enfin, de mon point de vue), est de d’éviter de bouger trop vite, ce qui empêche de viser convenablement ses cibles… Une fois immobile, hop, on aligne plus facilement ! Tout cela ressemble àun Duck Hunt aux stéroïdes, mais heureusement le titre alterne phases de shoot avec des missions d’escorte ou d’exploration, pour varier les plaisirs. Tout cela s’enchaîne parfaitement et sans temps mort, le gameplay est varié et aucune mission ne ressemble àune autre !
Les deux partenaires font office de figuration : leur utilité est bien maigre, du moins dans le mode solo.

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Votre vaisseau dispose de deux armes : un laser tout ce qu’il y a de plus classique, ainsi que de missiles aux munitions limitées. Une aide au tir permet de cibler efficacement les ennemis autour de vous, mais inutile de faire cracher le feu s’ils sont trop éloignés ! L’usage des missiles doit également être parcimonieux : déjà, on n’en a pas beaucoup, et surtout leur taux de réussite m’est apparu bien faible !
Ça n’est pas tout : il est possible de réaliser des tonneaux, de droite àgauche ou l’inverse, d’un simple mouvement du doigt - il faut souvent insister car le jeu a parfois tendance àne pas prendre la gesture en compte. Cette manoeuvre est extrêmement précieuse lorsqu’il s’agit d’éviter un missile ennemi, qui se signale par l’affichage d’une cible sur son précieux vaisseau. Dernière possibilité, outre la gestion de la vitesse (grande, moyenne, àl’arrêt… Pas d’hyper-espace malheureusement !), il est possible de se retourner sur soi même. Utile pour revenir sur le terrain de bataille…

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En plus de la vue « caméra àl’arrière », il sera possible de vivre la grande aventure àpartir d’une vue cockpit : immersion garantie, mais attention, on perd la vision panoramique de ce qui se déroule autour de soi. C’est un choix àfaire, mais heureusement on peut passer d’une vue àune autre. Son véhicule spatial dispose d’un bouclier qui aura rapidement triste mine si on n’y prend pas soin ; il faudra donc récupérer des orbes oranges et bleues au fil des combats afin de réparer et de faire le plein de munitions. Le plus souvent, ces orbes viendront directement àvous…

C’est Georges Lucas, il veut récupérer sa propriété intellectuelle…

Làoù le jeu frappe l’imaginaire, c’est au niveau de sa réalisation : les différents environnement proposés ont vraiment de la gueule, si je puis m’exprimer ainsi. On passe ainsi d’une planète glacée (Hoth ?) àune planète désertique (Tatooine ?), en passant par un champ d’astéroïdes, un cimetière de navires galactiques ou encore une ville dans les cieux, c’est varié et c’est tout ce qu’un éditeur comme THQ, détenteur de la licence Star Wars pour iOS, n’a pas su nous offrir.

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Les graphismes sont absolument épatants et font honneur au genre du space opéra, même si on reconnaît la « patte » Gameloft : couleurs vives, textures relativement simples mais bien appliquées. La bande-son, hollywoodienne en diable, intègre des voix pas trop ridicules en anglais (le jeu est sous-titré en français). Certaines interjections reviennent en revanche un peu trop souvent, ce qui nuit au « réalisme » du titre.

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Dans un jeu de ce genre, la jouabilité est primordiale et visiblement, cela a fait l’objet d’un grand soin de la part de Gameloft, qui n’a pas voulu abrutir le joueur sous les boutons. On choisira de préférence le pilotage àl’accéléromètre plutôt qu’au pad, qui n’a rien de très immersif. La gestion de l’accéléromètre est très fine et on n’hésitera pas àen baisser la sensibilité si l’on ne cesse de tourner en rond ! En revanche, le gyroscope n’est pas supporté et il est impossible de modifier l’emplacement des boutons.

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Avec l’intégration de Game Center, Gameloft offre des tableaux de score mondiaux intégrés au jeu, ce qui est àma connaissance une première (on n’a pas droit àl’interface un peu particulière de Game Center). Très complets, ces tableaux sont également disponibles via le Gameloft Live. Une série de 15 succès àdébloquer est également de la partie, pour ceux qui veulent vraiment aller au fond des choses.

À plusieurs, c’est moyennement meilleur

Le mode solo est une chose, mais qu’en est-il du multi ? Étonnament, Gameloft a fait le choix d’un mode co-op, qui se justifie parfaitement étant donné que le jeu met en scène une escadrille de trois coucous. Ce sont donc jusqu’àtrois joueurs qui pourront s’entraider lors des missions du mode solo. L’éditeur a vu large : non seulement on peut jouer en wifi et Bluetooth en local, mais encore est-il possible de s’éclater en ligne, via le Gameloft Live et Game Center ! Impossible donc de ne pas trouver chaussure àson pied…

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Par contre, le multi se limite aux seules missions du solo : pas de maps dédiées, pas de match àmort, de capture de drapeaux et autres modes multi classique, il faudra se débrouiller avec un co-op… qui, en l’absence d’outil de communication entre joueurs (àquand FaceTime intégré aux jeux ?) est tout de même fort limité. La seule indication dont on dispose est la jauge de vie de son ou ses partenaires : l’interaction est donc quasi nulle, chacun faisant ce qu’il veut dans son coin. Dommage, il y avait du potentiel…

Pour conclure

Star Battalion est indéniablement un bon jeu. Gameloft y a vraisemblablement mis beaucoup du sien pour offrir un scénario un peu moins prétexte qu’àl’habitude, et la réalisation aux petits oignons satisfera plus d’un amateur. Le mode solo est tellement bien réalisé et prenant qu’on jettera un voile pudique sur le multi, trop limité et finalement assez peu emballant. Du tout bon donc, pour ceux qui veulent vivre une épopée spatiale qui ne donne pas le mal de l’air…

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : Gameloft Live + Game Center

Téléchargez Star Battalion

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