Galaxy On Fire 2 : l’espace en feu

Par iMike le 29 octobre 2010 à 18h13

Galaxy On Fire 2 : l'espace en feu

Après un Galaxy on Fire 3D déjà mémorable, Fishlabs double la mise avec ce nouvel épisode. Deux fois mieux ? C'est ce qu'on va voir…
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Les jeux se déroulant dans l’espace infini sont àla mode : si Star Battalion de Gameloft misait tout sur l’action (et y réussit assez bien), Galaxy on Fire 2 suit les pas tracés par son prédécesseur : de l’action certes, mais aussi de l’aventure et un soupçon de stratégie, le tout se déroulant au sein d’un univers gigantesque. Ce deuxième chapitre promet des graphismes rehaussés, une jouabilité aux petits oignons et de quoi scotcher le joueur apprenti Han Solo derrière son écran. Pari réussi ?

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Fishlabs a mis du temps pour peaufiner son dernier bébé : un an de développement a été nécessaire pour tracer les aventures de Keith Maxwell, mercenaire de son état, mais propulsé par erreur dans le temps et l’espace. Résultat : 35 ans plus tard et àl’autre bout de la galaxie, il va devoir repartir de zéro, se refaire un nom et finalement commander une flotte bourlinguant dans le cosmos. Tout cela a l’air fort alléchant, et le studio a mis les petits plats dans les grands.

Un espace àdeux côtés

On débute donc notre aventure dans la peau de ce pauvre Maxwell qui, au réveil de ses 35 ans dans les limbes (un petit café, Maxwell ?), se retrouve fort dépourvu avec son vaisseau en miettes. Fort heureusement, il a bien vite la possibilité de se refaire en forant les cailloux de l’espace àla recherche de précieux minérais. De fil en aiguille, il réapprendra (et vous avec) àfaire son trou dans l’univers…

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Le jeu propose un scénario principal impliquant quatre peuples fragilement unis devant faire face àune race d’extra-terrestres qui n’a cure de la diplomatie, les Voids. Cette quête principale s’accompagne de missions secondaires que le joueur sera libre d’accomplir ou pas, mais ce serait dommage de s’en priver !
Accessibles via les Planet Lounge de chaque station spatiale, ces petits boulots, en général bien payés, sont très variés : chasse au pirate, nettoyage spatial, transport Fed-Ex de marchandises ou de biens plus ou moins louches, récupérer des otages…

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Ces missions seront àeffectuer sur la planète d’à-côté, ou bien àl’autre bout de la galaxie, nécessitant d’utiliser un portail de téléportation, et comporter plus ou moins de risques. À vous de voir si vous avez vraiment besoin d’argent pour équiper votre vaisseau.

Le jeu comporte en fait deux versants : d’un côté, vous avez le jeu de tir orienté arcade, intéressant mais qui a du mal àrivaliser avec Star Battalion, de l’autre tout l’aspect aventure/commerce qui représente pratiquement les deux-tiers du titre.
La plupart du temps, on passe son temps àgérer l’inventaire de son vaisseau, les différents armements et outils (inutile de vouloir récupérer les containers qui traînent dans l’espace sans rayon tracteur, par exemple), àconverser dans les Space Lounge, consulter sa map pour planifier son prochain voyage…

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Toutes ces activités ont l’air pénibles, mais celui qui a déjàtâté àElite sait àquel point cet aspect gestion peut être addictif. Évidemment, les phases d’action (qui sont, il faut le reconnaître, bien balancées) sont la finalité de toute cette préparation, mais au final on passe plus de temps àréfléchir àce qu’on va acheter ou échanger qu’àvéritablement batailler. À cet égard, certaines missions Fed-Ex consiste uniquement àpasser d’un point àun autre. Et s’il n’y a pas de pirate sur le chemin, vous n’aurez àpeu près rien àfaire…

Chewbacca àla manœuvre

Tout cela est bien gentil, mais si la maniabilité du vaisseau est pourrie, alors le jeu ne vaut pas tripette. Rassurez-vous, de ce côté Fishlabs a assuré le cachou même si la prise en main est moins évidente que dans Star Battalion.

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Le véhicule spatial (quel qu’il soit) peut se diriger àl’accéléromètre ou via un pad virtuel. Autant dans le titre de Gameloft le premier mode est certainement le plus fun, autant dans celui de Fishlabs, j’avoue une préférence pour le deuxième. On a la possibilité d’affiner la sensibilité de l’accéléromètre et bien évidemment, de le calibrer. Pour

Quand on sort (comme moi) d’une partie de Star Battalion, il manque cruellement la gesture permettant de faire un demi-tour sur soi-même, bien pratique pour éviter de perdre du temps àtourner son bousin de l’espace. En revanche, si on ne dispose pas d’une vue cockpit, la vue libre peut s’avérer pratique : d’un geste du doigt on peut tourner autour de son véhicule.

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Le vaisseau peut embarquer plusieurs armes, primaire et secondaire, qu’on activera aisément avec les boutons qui vont bien. Le système de radar est plutôt simple et bien fichu : il s’agit d’un cercle autour du vaisseau affichant les ennemis, amis et neutres via un jeu de couleur (rouge pour ennemi, vous voyez le genre).

Le plus grand manque provient indéniablement de l’absence de vitesse : le vaisseau file toujours àla même vitesse, sans qu’on puisse ralentir ou accélérer. Et dans des cas un peu critiques (ou tout simplement pour avancer plus vite), ça manque cruellement.

Une réalisation au septième ciel

Durant cette semaine pendant laquelle votre serviteur a testé Reckless Racing et joué un certain moment avec Samurai II : Vengeance, je peux dire avoir sans doute vu les trois plus beaux jeux de cette fin d’année ! Galaxy Of Fire 2 est un jeu plastiquement magnifique, tirant parfaitement partie des capacités de l’iPhone 4. Les effets (notamment le moteur générant les nuages et la fumée) sont exceptionnels, et je ne parle pas de la beauté de certains fonds d’écran, dignes du télescope Hubble. Un peu plus et on s’y croirait : vivement la version pour iPad pour apprécier tout cela sur grand écran !

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Fishlabs est tellement fier (et àraison) du moteur graphique de son jeu que le studio a intégré une fonction de capture écran permettant de figer l’action et de tourner autour de la scène en 3D pour en claquer le cliché ! Ce dernier pourra ensuite être conservé dans la galerie photo de l’iPhone ou envoyé sur son compte Facebook.

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Si la bande-son (majoritairement composée de nappes de synthés) est juste écoutable, la variété des dialogues parlés (en anglais) est digne d’être notée et appréciée.

Ça râle dans l’espace

Si tout cela semble beau et rose, dans l’espace personne ne vous entend râler contre ces petites choses très casse-pieds. Les boutons de l’interface sont par exemple particulièrement pénibles : ils répondent mal aux injonctions du doigt. Il faut s’y reprendre àplusieurs reprises pour se faire obéir, non mais !

Autre point concernant l’interface : la gestion de l’inventaire n’a rien de franchement évident. Le magasin regroupe en effet ce dont on dispose dans son vaisseau, et ce qu’il est possible d’acheter, avec la possibilité de revendre et d’acheter de nouveaux produits. Un peu étrange de mélanger tout ça, mais il faut en plus se coltiner une interface àbase de boutons qui sont peu clairs, avec de plus des chiffres affichés dont on ignore (au départ) l’usage.
Et ce n’est pas l’aide, minimale, qui va épauler le mercenaire spatial débutant.

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Autre grief qu’il serait possible de réparer rapidement et sans trop de douleur : lors de l’arrimage àune station spatiale, le joueur est condamné àpoireauter devant son écran jusqu’àce que le véhicule pénètre dans ladite station. Et si l’on part d’un peu loin (plus de 5 km), l’attente est longue… Il serait bon également de proposer de passer les scènes d’exposition du type « le vaisseau sort de la station spatiale », car si c’est très joli au départ, on a vite compris le truc. Heureusement, ces cinématiques sont très courtes.

On le voit, ces défauts sont mineurs mais semblent làpour délayer la sauce ; la durée de vie du titre étant conséquente, ce n’était pas la peine d’en rajouter !

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L’apport de Game Center et OpenFeint se limite aux seuls tableaux de scores et succès àdécrocher. Pas de multi au programme, mais le jeu se suffit amplement àlui-même, pour le moment : on imagine aisément un mode multi àla Eve Online où les joueurs pourraient se constituer en ligues, échanger des biens ou se tirer la bourre. Mais ce sera pour une prochaine fois…

Pour finir, sachez que le jeu sera universel (pleinement compatible iPad) dès que Game Center sera disponible sur la tablette. iOS 4.2 étant prévu pour le mois de novembre, cette mise àjour ne devrait donc pas trop tarder. Par ailleurs, la localisation en français est dans les tuyaux (un niveau correct en anglais est nécessaire pour bien suivre).

Pour conclure

Thématiquement bien plus riche que Star Battalion (mais les deux ne jouent pas dans la même catégorie), Galaxy On Fire 2 promet son comptant d’aventures pour le fan de space-opéra. Hormis quelques défauts qui rallongent artificiellement la durée de vie du jeu, il n’y a pas grand chose àreprocher au titre qui apporte àpeu près tout ce qu’on peut imaginer d’un tel titre : aventures, action, stratégie, et même commerce. C’est du grand art !

Version de test : 1.0.1
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : bon niveau demandé
Affiliation réseau : Game Center et OpenFeint

Télécharger Galaxy On Fire 2

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