Phoenix : bullet hell pour tout le monde

Par iMike le 3 novembre 2010 à 18h05

Phoenix : bullet hell pour tout le monde

La promesse du studio Firi était ambitieuse : proposer à tous les iPod et iPhone, quelles que soient leurs générations, un bullet hell avec tout ce que cela comporte, en particulier les centaines de projectiles à l'écran. Le pari est-il réussi ?
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Ne laissez personne vous dire que votre iPod touch qui date de 3 ans ou votre iPhone v1 sont trop vieux pour faire rouler des jeux potables. Bon d’accord, c’est du matos plus trop jeune, mais avec un peu d’astuce il est encore possible d’y faire rouler des jeux exigeants, et pourquoi pas… un bullet hell !

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Ce sous-genre du shoot’em up, de plus en plus populaire sur l’AppStore grâce aux bons soins du studio Cave (Espgaluda II, Dodonpachi Resurrection), est aussi très gourmand sur notre plateforme : le nombre d’objets àafficher, l’animation débridée ainsi que les nombreux effets spéciaux le réservent aux appareils les plus puissants, du moins àpartir de l’iPhone 3GS/iPod touch 3G. Mais alors, est-ce àdire que les fans de bullet hell possesseurs d’appareils d’anciennes générations sont condamnés àerrer seul dans le noir, une grosse larme perlant sur la joue ? Que nenni.

Le bullet hell renaît

Le studio Firi relève le gant et la tête : avec Phoenix, le bullet hell sera àl’honneur sur toutes les petites machines d’Apple ! Et en attendant de savoir si c’est bien le cas, petit rappel.

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Le bullet hell est en quelque sorte l’incarnation ultime du shoot’em up : on n’y combat pas des dizaines d’ennemis, mais des centaines, tandis qu’il faut également éviter les milliers de projectiles dangereux qui menacent. Le joueur a tout de même plusieurs atouts dans sa manche : un arsenal en général àla hauteur du défi qui l’attend, ainsi qu’une toute petite zone de quelques pixels carré àdéfendre… Les tirs ennemis pourront passer sur le reste de la navette sans heurts.
Généralement, cette zone se trouve au centre du vaisseau, mais dans Phoenix les développeurs ont préféré la placer au bout du cockpit, tout àfait àl’avant.

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Le jeu offre donc de prendre en main une navette somme toute imposante au sein d’un tunnel bourré d’adversaires lourdement armés. Il s’agira de viser les tourelles et de récupérer les bonus qui s’échapperont des cadavres encore fumants de vos ennemis. Ces power-up permettront de disposer d’un tir plus puissant ou encore de réparer son véhicule.

À propos des dommages de son vaisseau, ceux-ci se matérialisent par des flammes de plus en plus imposantes, jusqu’àl’explosion finale. Il n’est pas forcément évident de savoir dans quel état est sa navette, en particulier si on la mauvaise habitude de poser son doigt dessus pour le piloter… mieux vaut le poser ailleurs àl’écran, le vaisseau répondra aussi bien aux sollicitations, et vous permettra de plus de mieux éviter les projectiles.

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Dommage que le studio ne propose que ce type de commandes, même si elles sont encore les mieux adaptées pour tirer dans tous les sens. Ça n’est d’ailleurs pas le seul défaut du jeu, mais on y reviendra…

Du feu dans le moteur

Le studio Firi n’a pas menti : le jeu est aussi jouable sur un iPhone 4 que sur iPod touch 1G ! Même fluidité, nombre d’objets àl’écran identique, mêmes sensations : bravo, on s’incline. Le moteur Flare, une création maison, est àl’oeuvre et déploie sa puissance, peu importe la machine hôte : une leçon àméditer par bon nombre d’éditeurs qui se contentent d’un support minimal.

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Le jeu comporte une autre particularité : sa difficulté s’adapte selon le niveau du joueur. Il est certes possible de choisir un niveau de difficulté au lancement du titre, mais celui-ci n’influe que sur la vitesse àlaquelle tournent les tourelles de ses ennemis. Pour le reste, difficile de juger de l’« adaptabilité » du moteur du jeu, si ce n’est qu’une partie ne ressemble effectivement pas àune autre, ce qui est un bon point.

Autre bon point : la réalisation graphique est réussie même si le Firi mise beaucoup plus sur ses différents effets de tirs que sur les ennemis… ou le décor, réduit àun couloir gris. Les 7 types d’ennemis ont tendance àtous se ressembler (hormis, bien évidemment, leurs tailles àl’écran) et le vaisseau (unique) du joueur est, on l’a dit, sans doute un peu gros.
Pas grand chose àdire au niveau du son : la musiquette et les bruitages sont utilitaires, c’est donc d’autant plus dommage qu’on ne puisse choisir un morceau de sa bibliothèque musicale.

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Le jeu propose un système de tableaux de scores lié àGame Center amusant, qui permet de se comparer avec des joueurs de sa ville, sa région, son pays ou le monde… Pas une première, mais ça permet de s’évaluer par-rapport àses petits camarades proches ! On aurait apprécié l’intégration d’une série de trophées àdécrocher, voire… un mode co-op qui aurait permet d’éprouver ce fameux moteur Flare !

Vous verrez dans la vidéo ci-dessous une démonstration du jeu, d’abord sur iPod touch 1G, puis sur iPhone 4 :

Pour conclure

Certes, le studio Firi propose làun bullet hell pour « le reste du monde », flexible et qui fait honneur au genre. Tout cela est bel et bon, mais le titre manque cruellement de tout le reste : un seul mode (survie), un seul décor, des power-up qui tombent un peu au hasard, pas d’attaques spéciales, un seul vaisseau, aucune personnalisation de sa navette, … L’objectif de proposer un shoot pour tous est louable, et l’objectif est tenu. Mais il ne s’agit pas d’oublier tout le reste… Le jeu ressemble en l’état àune démo très aboutie et jouable, mais une démo tout de même. Le squelette est beau, il ne n’y manque plus qu’un peu de chair. Au boulot !

Version de test : 1.0.2
Machine de test : iPod touch 1G + iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Phoenix

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