Ghosts’n Goblins : la chasse est ouverte !

Par iMike le 27 novembre 2009 à 12h36

Ghosts’n Goblins : la chasse est ouverte !

Ghosts’n Goblins a fait les délices des joueurs dès 1985, quand Capcom lança ce classique de l'action/plateforme sur bornes d'arcade, puis sur à peu près tous les ordinateurs existants depuis. Il était dès lors fatal que l'on retrouve G'n G sur iPhone et iPod touch… Cela valait-il le coup ?
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Mise àjour : la chasse vient visiblement de fermer puisque le jeu a étrangement disparu des étagères de l’AppStore ! Est-ce un coup des ghoules ? On est sur le coup…

Les défis et les chausse-trappes autour de ce portage étaient nombreux : il fallait en effet retrouver l’action non-stop des jeux originaux sur une plateforme dénué de boutons physiques… Le pari est-il réussi ? Avant d’aller plus loin et répondre àcette taraudante question, jetons un oeil au jeu proprement dit.

Ghosts’n Goblins propose au joueur de prendre en main la destinée d’Arthur ou de Lancelot, fameux chevaliers comme on le sait, partis sauver les miches d’une princesse quelconque au sein d’un univers bourré de démons, goules et autres zomblards. Du classique donc, mais àcoeur vaillant, rien d’impossible, et nos deux héros, Arthur et Lancelot, ont du courage àrevendre.

Les Chevaliers de l’iPhone

Au début d’une partie, il faudra faire son choix, entre Arthur et son armure plus résistante mais aux armes moins performantes, ou Lancelot, tout le contraire (armure faible, armes puissantes). Nos deux chevaliers sont pilotables de façon fort classique : un pad virtuel àgauche, les deux boutons d’action (saut et tir) àdroite. La « manette » réagit plutôt bien, ce qui est heureux.

Les six niveaux sont parsemés de coffres aux trésors, qui contiennent des vies, des bonus points, de nouvelles armes, ou… un magicien, qui transformera notre preux héros en poule ! Pas facile de combattre les armées de vilains en tant que poule… Autre trait d’humour, àforce de se faire toucher par leurs ennemis, nos chevaliers se retrouveront en slip ! Signe qu’il est grand temps de récupérer une armure neuve…

Techniquement parlant, si le jeu se déroule en scrolling 2D, les différents éléments (sprites, décors) sont en 3D. Les graphismes se révèlent agréables, mais très pauvres : très peu de profondeur de champp, un fond noir la plupart du temps… Pas sympa, l’enfer. De plus, nos héros mettent une plombe àdescendre ou monter les échelles : très crispant !

Un peu de shopping

La grande originalité de ce Ghosts’n Goblins particulier, c’est la présence d’une boutique de micro-paiements qui institue la triche ! Ainsi, contre 0,79 euro, il est possible de s’offrir des vies infinies, des armes plus puissantes ou encore… la disparition pure et simple des pièges et la disparition des magiciens ! Si l’on décide de s’offrir une triche institutionnalisée, en revanche les scores ne seront pas mis en ligne (c’est bien le moins…)

Voilàune façon de faire plutôt originale, même si on regrette les fameux cheat-codes qui permettait d’obtenir ce genre d’items via une combinaison de touches.

Ceci étant dit, rien ne sert d’ouvrir son porte-monnaie virtuel, car c’est malheureux àdire, mais le jeu est honteusement facile. On franchit sans peine les 6 niveaux (le dernier n’est constitué que d’un seul boss) en une heure et demie grand maximum… Quant aux boss, s’ils apportent un tout petit peu de challenge, ils sont eux aussi bien trop faciles àmettre au tapis.

Pour conclure

À 2,39 euros (prix de lancement…), Ghosts’n Goblins vaut-il finalement le coup ? Pas vraiment, hélas : si la maniabilité est bonne, si l’on peut passer sur la pauvreté des décors, en revanche difficile d’avaler une durée de vie aussi faible. Peut-être que la suite, Ghouls’n Ghosts, fera un peu plus honneur au jeu originel…

Ghosts’n Goblins

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