Braveheart : du cÅ“ur àl’ouvrage

Par iMike le 7 décembre 2010 à 18h05

Braveheart : du cœur à l'ouvrage

Sans peur et sans reproche, le guerrier Richard sera prêt à tout pour récupérer le Graal… sans craindre de perdre la tête à force de tourner partout avec sa masse d'arme.
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À cÅ“ur vaillant, rien d’impossible. Il le faudra bien de toute façon, puisque s’il veut sauver sa tête, le chevalier bravache Richard devra récupérer le Graal des griffes d’un énorme dragon ! Et la route sera comme il convient semée d’embà»ches… mais notre brave héros n’est pas sans ressources.

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Laissez tomber Mel Gibson et sa tête bleue, les chevaliers de la Table Ronde et Indiana Jones : tout ce petit monde ne fait pas le poids face àla puissance du héros de Braveheart, qui suite àune petite escarmouche alcoolisé, a désormais pour obligation de récupérer le saint Graal. En échange de quoi, Richard aura la vie sauve et surtout, il pourra emballer la fille du roi. Avant de sauter àpied joint dans cette folle aventure, lisez d’abord notre test !

Brave, mais bourrin

À l’énoncé de ce qui tient de scénario, on ne manquera pas de se dire que nous sommes làen présence d’un jeu bien bourrin. Et c’est effectivement le cas ! Mais ce titre développé par Gaijin Entertainment tente d’aller plus loin, en apportant un aspect RPG parfois mal digéré. Mais avant d’évoquer cette particularité, il s’agit de présenter notre héros, Richard, qui a plus d’un tour dans son sac.

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Notre ami dispose en effet de deux armes principales pour dessouder les vagues ennemies : une masse d’arme et une arbalète. La première est sans doute la plus efficace, car elle permet d’une part de protéger Richard de tous les côtés, et d’autre part de se sortir de situations désespérées, par exemple lorsque le fier guerrier est submergé d’adversaires.
L’arbalète est plus classique et offre bien évidemment de tirer sur tout ce qui bouge.

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Avant chaque niveau, Richard pourra sélectionner les deux armes qu’il souhaite porter. Le jeu en propose 10 différentes (5 pour la masse d’arme, 5 pour l’arbalète). Évidemment, il sera possible d’améliorer la puissance de cet arsenal contre des sous sonnants et trébuchants, mais on y reviendra.

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En plus de ces deux armes physiques, il sera possible de déchaîner les foudres de la magie, grâce àquelques sortilèges, et d’obtenir des pouvoirs spéciaux - ces derniers sont nombreux et méritent qu’on s’y arrête un moment puisqu’en-dehors des classiques remplissage de jauge de vie ou de réparation, se joindront des « paris avec le diable » (remporter la mission dans un temps imparti), « perception » (amélioration de la vitesse) ou « vampirisme » (sucer le sang des victimes pour récupérer de la vie). Il y en a bien d’autres et on salue ici l’imagination des développeurs.
Ces talents spéciaux sont proposés une fois que la jauge idoine (la bleue) est remplie, en tuant le maximum d’ennemis. Il est possible de multiplier les capacités spéciales et il ne faudra surtout pas s’en priver.

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N’oublions pas également les bonus apparaissant fortuitement sur le terrain de bataille : on pourra ainsi déclencher une pluie de météorites, des éclairs dévastateurs, mais plus prosaïquement récupérer un bouclier de protection temporaire ou des stats supplémentaires.

Bref, on le voit, la diversité est au programme et on est loin d’un banal jeu bourrin. Ce gameplay et la représentation graphique rappelleront évidemment les jeux de tir àdouble pad, et pourtant, ça n’est pas du tout le cas.

Ruée dans les brancards

Car notre héroïque Richard ne se dirige pas avec une molette virtuelle. Gaijin a fait le pari d’une jouabilité assez particulière : il faudra ainsi penser constamment àfaire tourner le guerrier sur lui-même afin de reproduire le mouvement de la masse d’arme (et le plus vite est le mieux), tandis que pour lui indiquer une direction, on pourra soit tapoter sur le terrain, ou « glisser » le doigt vers la direction souhaitée.

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Vous allez me dire : comment qu’on fait pour tirer ? Ah, rien de plus simple (enfin, façon de parler) : pour utiliser l’arbalète, il sera nécessaire de maintenir un doigt àl’écran, puis d’indiquer la trajectoire vers laquelle tirer avec un autre doigt.

C’est très particulier comme façon de jouer et disons-le tout net : si au début il est amusant de faire tournoyer Richard sur lui-même, le mouvement est rapidement pénible. C’est un peu le syndrome Samuraï : Way of the Warrior : le studio MadFinger a voulu réinventer la roue en proposant un gameplay àbase de gestures, mais au final le pilotage classique àla molette apporte bien plus de satisfactions (c’est aussi grâce àça que Samuraï II a obtenu le trophée du meilleur Jeu d’action FunTouch…).

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Bref, rien ne sert de vouloir faire différent alors qu’un système de commandes est là, éprouvé, prêt àservir. Et fort heureusement, Gaijin y a pensé et propose dans les options du jeu une molette virtuelle ! Le jeu est ainsi bien plus punchy et agréable, même s’il faudra continuer de tournoyer le doigt àl’écran. L’usage de l’arbalète est rendu plus facile puisqu’il suffit de tapoter sur un bouton.

La goutte de RPG qui fait déborder le Graal

Il est temps ici d’aborder le volet RPG de Braveheart, qui ne se contente pas d’un simple système de points d’XP. Le jeu offre également une impressionnante batterie d’armes et de capacités spéciales comme on l’a vu plus haut, qui offre au titre une profondeur inattendue. Et n’oubliez pas les fioles de vie qui permettent de rester sur le terrain une fois que sa jauge de vie est vide…

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Attention, on n’entre pas làdans les méandres d’une gestion d’inventaire ultra-poussée non plus, mais il faut savoir jouer finement avec l’or disponible afin d’améliorer son héros. L’or se récupère au petit bonheur la chance sur le théâtre de bataille, mais il est également possible d’acheter un demi-million de pièces via un micro-paiement intégré (0,79 euro, décidément le cours de l’or a pris une claque). Et si jamais on ne « sent » pas un niveau (le jeu précise àchaque fois sa difficulté par-rapport aux stats et àl’équipement du guerrier), on pourra toujours se lancer dans une simple chasse permettant de faire le plein d’or et d’XP.

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Le revers de la médaille de cet éventail de possibilités est l’apparente complexité de la gestion de son inventaire, et il est vrai que le joueur est peu aidé dans cette tâche par une localisation en français parfois approximative (« Dos » pour « Back » -retour- par exemple…). L’interface se montre souvent brouillonne et on met un peu de temps àcomprendre comment tout cela fonctionne.
Je vous rassure : après quelques parties, on pige le mode d’emploi, mais au départ le joueur pourra se sentir un peu perdu.

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Au niveau de la réalisation, le jeu ne manque pas son rendez-vous avec les yeux du joueur : le titre s’y révèle tel qu’en lui-même, avec son comptant de sang qui gicle et ses adversaires bigarrés (notons la présence originale de nombre d’animaux et d’une sorte de Jello verte, mais oui). On regrettera parfois le choix de la palette de couleurs, qui se révèle souvent tristounette ; heureusement, les quelques effets spéciaux viennent relever le niveau. La variété des ennemis est louable, ainsi que celle de ses attaques parfois vicieuses.

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On apprécie également la bande-dessinée qui vient approfondir l’histoire de Richard entre chaque zone. Celle-ci est joliment faite et surtout, elle ne manque pas d’humour malgré encore une fois une francisation parfois rock’n roll. La bande son, adaptée àchacun des chapitres du jeu, n’apporte en revanche pas grand chose, mais elle se laisse écouter. Le support d’OpenFeint et de Game Center offrent succès et tableaux de scores.

         

Pour conclure

L’un dans l’autre, ce Braveheart-làa bien du coeur. Gaijin a visiblement beaucoup travaillé pour offrir un grand nombre d’items et de capacités spéciales, même si on aurait préféré un peu plus de clarté au niveau de leur gestion. Le jeu en lui-même est bourrin et suffisamment bien fichu pour vous scotcher derrière l’écran.

On n’est certes pas au niveau d’un Samuraï II graphiquement parlant et au niveau du fun, mais l’effort est louable. Un jeu qui a toute sa place dans la ludothèque des amateurs !

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé (plus ou moins) en français
Affiliation réseau : OpenFeint

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