Eternal Legacy : héritage final

Par iMike le 13 décembre 2010 à 18h05

Eternal Legacy : héritage final

De l'aventure ! Du spectacle ! De la baston ! Un clone de Yoshi ! Et des coiffures étranges ! Bienvenue dans le dernier jeu de rôle de Gameloft…
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Une fois de plus, Gameloft met en Å“uvre sa maxime favorite, « On ne copie que ce qu’on aime ». Hommage pour les uns, pompage pour les autres, quoi qu’il en soit et sans vouloir clore le débat, force est de constater que les jeux « inspirés » développés par Gameloft sont souvent au niveau de leurs modèles, s’ils existaient sur notre plateforme. Tenez, si Square Enix voulait se donner un peu de peine, pourquoi ne pas adapter sur iOS un épisode récent de Final Fantasy ? Il pourrait ressembler àcet Eternal Legacy qui n’a pas àrougir de la comparaison (même si on aimerait que Gameloft développe ses propres franchises).

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Eternal Legacy met en scène les aventures d’Astrian, jeune guerrier àla coiffure improbable (un défaut constant pour tous les personnages du jeu), qui devra épargner le royaume d’Algoad de la destruction. Sur sa route, il rencontrera des compagnons qui rejoindront son équipe… Le scénario tourne autour de pierres d’énergie volées les unes après les autres par un redoutable voleur, qui se trouve être… mais je ne spoilerais pas l’histoire ici, de toutes façons vous en apercevrez les grosses ficelles assez rapidement !

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Pour en finir avec cette tête d’endive d’Astrian, c’est un héros typiquement Gameloftien, dont le Sonan de Star Battalion pourrait être un cousin, les cheveux idiots en moins : courageux, fort, charismatique, très peu d’humour, avec une fêlure dans la psyché. Impossible donc de s’attacher àun tel personnage qui frise la perfection… Heureusement, l’action et l’aventure sont suffisamment soutenues pour accrocher le joueur.

C’est parti pour l’aventure

Dans Eternal Legacy, on naviguera sans cesse entre phases d’exploration et combats. L’aventure en elle-même se limite bien souvent àsuivre la grosse flèche bleue sans vraiment réfléchir, et étonnamment il semble impossible de masquer cette fichue flèche caractéristique des jeux Gameloft. Les quelques quêtes annexes sont assez peu nombreuses et se limitent àaller récupérer des objets àdroite et àgauche.

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Il sera possible de parler avec tous les personnages qui parfois, vous proposeront précisément ces missions secondaires. Elles ne sont pas ànégliger car elles rapportent de l’argent et des items sans trop se fatiguer. On ne trouvera pas de boutique àproprement parler, mais des marchands ambulants proposeront de claquer vos sous dans diverses potions : n’hésitez pas àen acheter et àen acheter encore, votre sac étant sans fond ! L’argent abonde d’ailleurs assez facilement : la crise, quelle crise ?

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Très rapidement, on vous proposera de récupérer un piyagi, un gros lézard cousin germain du Yoshi de Super Mario, très sympathique et qui surtout permettra de se balader plus rapidement. Les niveaux sont assez grands et pour une fois dans un jeu Gameloft, le joueur aura la liberté de se promener sans contraintes ni trop de murs invisibles. Idéal pour leveller en combattant des adversaires dispersés de-ci, de là ! Mais bien évidemment, il faudra rentrer dans les clous du scénario si l’on souhaite avancer un peu dans une histoire certes cousue de fil blanc, mais agréable àsuivre et très rythmée.

À trois, c’est mieux mais ça ne rime pas (ah si)

La quête principale est parsemée de combats àmener àtrois et au tour par tour. Gameloft propose un système de baston très agréable àprendre en main et qui se révèle stratégique en diable ! Le joueur aura en main la destinée d’Astrian, donc, mais également de ses deux compagnons àqui il pourra demander telle ou telle attitude au combat : bourrin, guérisseur, prédateur ou défenseur. Ils adapteront alors leurs attaques suivant vos désirs.

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De son côté, Astrian aura àsa disposition toute une palette de coups plus ou moins puissants, des sorts àinvoquer (attention àla jauge de mana !), mais également la possibilité de balancer un objet sur l’adversaire, ou d’utiliser un item magique, par exemple pour améliorer la jauge de vie d’un de ses camarades de baston. Astrian frappera dès que sa jauge d’action sera pleine (un artifice que je trouve un peu inutile, mais bon), tandis que le joueur pourra aligner trois coups àsuivre. Il est malheureusement impossible d’en supprimer un pour le remplacer par une potion de vie par exemple, ce qui est bien ballot.
Autre grief : on ne connaît pas le niveau de ses adversaires ni leurs barres de vie. Du coup, difficile de juger de la pertinence de balancer un gros coup spécial consommateur de mana ou une simple pichenette…

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Il est possible, via les options du jeu, de choisir de commander les deux autres combattants de la même manière qu’Astrian, une possibilité intéressante pour les joueurs plus aguerris. La méthode standard, aussi simple soit-elle, n’est pas exempte de reproches : il est ainsi tout àfait envisageable de se passer de potion de vie quand l’un des personnages est en mode guérisseur.

Sachez enfin qu’il est possible de modeler son équipe suivant les combattants disponibles, et les circonstances du jeu. On pourra même complètement se passer d’Astrian, ce qui ne serait pas gentil mais que voulez-vous, le monde est dur aussi.

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Le levelling est assez facile et pour peu qu’on passe un peu de temps àflâner entre deux missions, on pourra facilement faire grimper l’XP de son équipe sans coup férir. En ce sens, le jeu se montre relativement facile. Les joueurs les plus casual (casuaux ?) auront donc beaucoup de satisfaction àparcourir les plaines, les déserts et les montages du monde d’Algoan, et après tout, c’est très bien ainsi.

Des polygones plein les doigts

Eternal Legacy est un jeu de rôle tout en 3D, dont on reconnaît le moteur àl’oeuvre, il s’agit visiblement de celui de Splinter Cell Conviction (on y reviendra). Le personnage se dirige par le biais d’une molette virtuelle tout ce qu’il y a de plus classique, tandis que l’on pourra visualiser les alentours à360 degrés grâce àun doigt posé sur l’écran.

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L’interface hors combat est simplifié àl’extrême : le pad virtuel et un bouton de pause, qui donne accès àtoute une batterie d’informations, dont l’inventaire, les fiches des personnages dans votre équipe, une carte…
L’équipement de votre équipe est capital, comme dans tout bon RPG qui se respecte. Outre les grands classiques (diverses épées et items magiques), le jeu offre en plus des fragments magiques qui, couplés aux objets tenus par les personnages, permettent d’activer toutes sortes de réactions : pluie de météorites, barrière d’énergie, hausse des HP…

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L’inventaire est particulièrement complet et malgré le nombre conséquent d’objets et d’items en tout genre que nos amis rassembleront au fil de leur progression, leur gestion est simple et efficace. On est loin des interfaces brouillonnes de RPG assumant que les joueurs sont de fins connaisseurs du genre. Comme toujours, Gameloft s’adresse àtous les publics et le travail sur l’interface s’en ressent, dans le bon sens.

On reprochera simplement, lors des combats, de ne pas pouvoir accélérer un peu la vitesse de certains coups qui, pour spectaculaires qu’ils soient, sont un peu fatigants au bout de la vingtième vision.

Un jeu qui attaque les yeux

Spectaculaire, c’est le mot qui convient quand on aborde le volet de la réalisation du jeu ! Certes, on n’est pas au niveau du moteur d’Infinity Blade (nouveau maître-étalon du genre), mais le jeu se montre fort agréable, malgré quelques sournois effets de clipping. Ce qui frappe surtout, c’est la variété des effets graphiques mis en Å“uvre pour les différents coups spéciaux des combattants : toujours « over the top », certains sont encore plus impressionnants que d’autres.

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Les différents environnements auxquels on fera face sont variés (malgré une prédominance de lieux désertiques). L’animation des protagonistes est réussie tandis que l’on peut saluer la diversité des adversaires (certains sont plus bizarres que d’autres, àl’image de ces citrouilles maléfiques, par exemple).

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Étrangement, le jeu ne propose le support d’aucun réseau, ni Game Center ni le Live de Gameloft - certes, l’intérêt de succès et de tableaux de scores se discute quand on parle de jeu de rôle… Du côté du son, c’est assez métal, ce qui ne choque en aucune manière puisque l’univers du jeu tourne autour d’un mix heroic-fantasy/science-fiction. En revanche, les voix anglaises sont catastrophiques, on se croirait dans un mauvais film du studio The Asylum (vous savez, Mega Shark vs. Giant Octopus !). Mais bon, nous autres francophones, nous nous contenterons des sous-titres.

         

Pour conclure

Ayant bénéficié de moins d’exposition que les futurs Shadow Guardian ou Dungeon Hunter 2, cet Eternal Legacy mérite pourtant que les amateurs de RPG en 3D s’y arrête : certes, le jeu est relativement facile et bien balisé, mais il est suffisamment bien fait pour que l’on tente d’aller jusqu’au bout de l’aventure. On en apprécie le système de combat, la diversité des ennemis ainsi que le nombre d’items, de sorts et de bidules en tout genre àéquiper et combiner entre eux promettent de nombreuses heures de jeu.

Maintenant et ceci étant dit, le jeu se montre au bout d’un moment assez répétitif, notamment durant les combats, l’équipe se montrant assez vite assez balaise. L’un dans l’autre, nous sommes tout de même en présence d’un jeu tout àfait intéressant qui vaut le prix demandé.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français (sous-titres)
Affiliation réseau : nib’

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