Avenging Spirit : un fantôme dans la borne d’arcade

Par iMike le 14 décembre 2010 à 18h05

Avenging Spirit : un fantôme dans la borne d'arcade

Qui n'a jamais rêvé de prendre possession du corps de son prochain ? Avec cette adaptation d'un petit classique de borne d'arcade, DotEmu vous en offre l'occasion.
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DotEmu creuse son sillon du rétro-gaming : après les épatants R-Type (édité par Electronic Arts) et Gobliiins (sorti chez l’écurie Bulkypix), le studio lance sous sa marque propre une série de 17 jeux d’arcade adaptés du catalogue du japonais Jaleco, qui a connu son heure de gloire au début des années 90. Et le premier titre issu de cette collaboration est Avenging Spirit, un jeu d’action/plateformes comme on n’en fait plus !

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Un soir de pleine Lune, un gang s’attaque àun couple et tue le jeune homme. Son esprit vagbonde jusqu’àtrouver un moyen de se venger : il peut prendre possession du corps d’autres personnes… Du coup, ni une ni deux, il décide d’aller sauver sa petite amie ! Voilàau moins qui change du scénario classique du gentil qui veut sauver sa gentille même si bon, avec ce genre de jeu on ne s’attend pas àun scénario de Christopher Nolan.

Alors moi je veux le corps de Jessica Alba

Le jeu débute donc par le choix d’une enveloppe corporelle àinvestir. Les quatre personnages proposés disposent tous de capacités différentes, au niveau des sauts et des armes : certains se contenteront de coups de poing, d’autres d’armes àfeu, àvous de tester et de voir celui qui vous correspond le mieux… mais de toutes façons vous pourrez changer de corps au fil du jeu - c’est d’ailleurs l’un des points forts du titre : àchaque fois que le combattant meurt, vous reprenez votre condition de fantôme pour aller hanter quelqu’un d’autre !
Attention toutefois, il sera nécessaire qu’un ennemi soit proche de vous pour pouvoir l’emprunter : l’énergie fantomatique ne dure pas toute l’éternité non plus…

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Avenging Spirit propose 6 niveaux de plateformes et d’arcade afin d’infiltrer la base ennemie. Outre le dessoudage d’ennemis, il ne faudra pas louper les trois clés réparties dans les niveaux 2, 5 et 6 : celles-ci permettront de posséder le corps de son amie kidnappée qui ira combattre le big boss. Et si on ne dispose pas des trois clés, il faudra se contenter du personnage que l’on habite.

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Le jeu se déroule selon un bon vieux scrolling horizontal 2D comme dans eul’ bon vieux temps, dans des niveaux plein de plateformes et bourrés de pièces secrètes et de zones qu’on ne pourra atteindre que si l’on est dans le corps d’un as du saut. Autant dire que l’expérience va payer et que bon nombre de parties seront nécessaires pour connaître le jeu àfond et récupérer les trois clés.

Jump ! Jump ! Jump !

On l’a dit, chaque protagoniste du jeu dispose de capacités propres. Ma préférence va au gangster mafioso, polyvalent et doté d’un saut suffisamment puissant pour atteindre les plus hautes plateformes. Mais d’autres personnages feront également l’affaire, comme cet espèce d’ewok encapuchonné dont le laser se montrera bien pratique également !

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Les contrôles mis au point par DotEmu sont fort simples et singent ceux de la borne d’arcade : un joystick pour se diriger et deux boutons, l’un pour sauter, l’autre pour tirer. Concernant le saut, il nécessite une certaine habitude puisque les personnages ont l’habitude d’aller àl’encontre des lois de la physique et sont parfois assez lents pour redescendre sur terre.

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Si les munitions sont illimitées, ça ne sera pas le cas de la jauge de vie de son hôte, ni du fantôme. Les deux modes de jeu proposés gèrent l’affaire d’autant de façon différente : dans le mode Freeplay, on ne pourra pas mourir (l’un des seuls avantages d’être un fantôme…), mais les niveaux débloqués ne pourront être repris après avoir quitté le jeu. Il faudra tout recommencer…
Dans le mode Arcade en revanche, on pourra se lancer dans un des 6 niveaux débloqués, mais le héros ne disposera que de 5 crédits, qui ont tendance àvite s’épuiser… Les petits malins comprendront rapidement qu’il vaut mieux débloquer les niveaux en mode Freeplay pour y revenir en mode Arcade !

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Chaque niveau se termine par un boss dont on gagnera àobserver le comportement pour en connaître le point faible.

En cas de fantôme, qui c’est qu’on appelle ?

Le respect des oeuvres originales étant inscrit dans les gènes de DotEmu, on retrouvera les graphismes du jeu de 1991, en plein écran ou en mode fenêtré. Dans ce dernier mode, les décors et personnages seront évidemment moins pixelisés mais le jeu sera moins prenant. En mode plein écran, on pourra apprécier les gros pixels mais en revanche, le jeu sera plus agréable : àvous de voir (àla limite, un simple bouton pour basculer d’un mode àun autre directement dans le cours du jeu aurait été bienvenue). Évidemment, il faut aimer les graphismes 16 bits…

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Seul hic au niveau concernant le plein écran : le joystick et les deux boutons sont vraiment gros et ont tendance à« bouffer » une bonne partie de la surface utile du jeu. Et les doigts cacheront parfois l’emplacement d’ennemis ou de plateformes… Un problème pas uniquement esthétique donc.

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Le jeu offre le support de Game Center pour une liste de succès et un tableau des scores. Dommage que DotEmu n’ait pas poussé le bouchon jusqu’àutiliser les capacités du réseau d’Apple pour proposer un mode deux joueurs - toutefois, la borne d’arcade de l’époque se contentait elle aussi d’un mode pass’n play.

         

Pour conclure

Pur jeu d’arcade et apprécié comme tel au début des triomphantes années 90, il n’était pas sà»r que son adaptation pour notre plateforme s’imposait. Le jeu a en effet assez mal vieilli malgré un pitch astucieux - on aurait apprécié, par exemple, de pouvoir passer du corps d’un ennemi àun autre par le truchement d’un bouton plutôt que de devoir « mourir » àchaque fois. Mais cela aurait voulu dire trahir l’Å“uvre originale, ce que DotEmu se refuse àfaire…

Le portage, fidèle àl’extrême malgré quelques adaptations (mode plein écran/fenêtré, entre autres), est donc réussi, mais le jeu en lui-même reste moyen et pourra difficilement invoquer l’effet madeleine, la borne n’ayant pas vraiment essaimé dans nos salles d’arcade. Le catalogue de Jaleco est toutefois suffisamment riche pour qu’on continue de surveiller les portages qu’en proposera DotEmu !

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : fire, start, jump. Vous y êtes ?
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Avenging Spirit

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