Dungeon Hunter II : un diable de jeu

Par iMike le 16 décembre 2010 à 18h05

Dungeon Hunter II : un diable de jeu

Plus et mieux : tel est le leitmotiv de Dungeon Hunter II, qui surclasse son prédécesseur dans tous les compartiments.
  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
Taille des caractères : A A A

Gameloft donne dans le jeu de rôle en cette fin d’année. Après le JRPG au tour par tour d’Eternal Legacy, voici venir le jeu de rôle temps réel Dungeon Hunter II, qui se montre supérieur au premier àbien des égards. Restez avec nous, on va tout vous dire.

JPEG - 479.2 ko

Cette suite, se déroulant 25 ans après les événements du premier volet d’un jeu évoquant par bien des aspects Diablo, met en scène le destin du fils du roi immortel que l’on retrouve dans une position peu enviable : au fin fond d’un cachot, dans les marais glauques de Gothicus, attendant la mort. Cette fin sera malheureusement trop douce, puisque l’on vient le libérer pour sauver le royaume de la folie de son frère… et d’une menace plus sourde encore.

À l’assaut des donjons

Pourquoi changer une formule qui marche ? Tout comme son prédécesseur, Dungeon Hunter se déroule en 3D isométrique. L’acclimatation àce type d’affichage est pratiquement immédiat et depuis le temps que Gameloft réalise des jeux àbase de molette, vous pouvez être certain que la jouabilité est au top. C’est bel et bien le cas et il est très aisé de faire faire au héros tout ce qu’on lui demande.
Seul bogue que j’ai pu recenser : le guerrier semble parfois être pris d’une bougeotte incontrôlable lorsqu’il se trouve tout près d’une barrique (àexploser pour récupérer un bonus). Il faudra alors reculer afin de retrouver un contrôle normal du héros.

JPEG - 493 ko

Pour le reste, ne cherchez pas, le quotidien de votre avatar se résumera àtaper, cogner, défoncer, exploser… et explorer ! Le royaume de Gothicus est plein de recoins sombres et vous n’avez pas fini d’en dévorer la carte : Gameloft promet un monde 5 fois plus grand que le premier volet, votre serviteur veut bien le croire, lui qui après 5 heures passées sur le jeu n’en voit toujours pas le bout !

JPEG - 478.5 ko

Si la mission principale se révèle plutôt bien écrite et prenante (ce qui n’est pas si courant), les quêtes secondaires sont nombreuses, mais elles peuvent se montrer bénéfiques. Bonne nouvelle pour les joueurs un peu plus aguerris : Gameloft n’a pas intégré sa fichue flèche indiquant où se trouve le lieu de la prochaine mission - il faudra donc fouiller un peu et connaître sur le bout des doigts sa carte du royaume…

JPEG - 534.5 ko

Certains passages sentent toutefois un peu trop fort le remplissage, comme le phare extrêmement long et qu’il faudra monter… puis descendre. La durée de vie est donc parfois artificiellement poussée mais il reste toujours possible de passer d’un niveau àun autre en ne combattant pas les monstres (surtout quand les fioles de vie se font rares). Mais les récompenses et le plaisir d’essayer de nouvelles armes ont ce petit goà»t de « allez, encore une dernière mission » qui emporte le joueur jusqu’au bout de la nuit…

JPEG - 616.4 ko

Mais attendez, ça n’est pas tout : si l’on a terminé le jeu 18 fois le jeu (3 classes multiplié par 2 spécialisations par classe multiplié par 3 niveaux de difficulté) et qu’on en redemande, un mode multi en coop est disponible ! Bon, dans les faits, pas besoin d’avoir fait plusieurs fois le tour du titre pour en profiter, il suffit simplement de tapoter sur le menu multijoueurs qui permettra de bastonner en duo et en local ou en ligne.

L’absence de chat texte ou audio empêche malheureusement d’apprécier àfond ce mode coop, mais on apprécie l’effort et l’absence de lag.

À la chasse aux items

Évidemment, vous ne partirez pas àl’assaut sans billes. Le joueur aura la possibilité de choisir parmi une des trois classes proposées (guerrier, brigand ou mage), qui tous pourront se spécialiser dans une des deux catégories proposées : berserker ou croisé, rôdeur ou archer, magicien noir ou illusionniste. Le jeu proposant 3 profils, vous pourrez tout àloisir le parcourir autant de fois avec les trois classes, ce qui en rallongera d’autant la durée de vie déjàconséquente.
Ces spécialisations ne seront proposées que plus tard dans le jeu, le temps que vous fassiez vos preuves dans le royaume perturbé de Gothicus.

JPEG - 517.7 ko

En attendant de dénouer le noeud gordien de cette aventure, vous devrez maîtriser l’art de taper sur des monstres, d’invoquer des sorts, de tirer des flèches, de savoir vous repérer sur une gigantesque carte… Bref, le quotidien d’un héros, en quelque sorte.

JPEG - 321 ko

Et le joueur aura le choix des armes : en plus de la sélection de la classe du personnage et sa spécialisation, le monde de Gothicus regorge d’items en tout genre - épées, haches, arcs, marteaux, boucliers, armures… Ce sont véritablement des centaines d’objets que le joueur devra manipuler et s’équiper au bon moment via un inventaire assez bien fichu (même s’il a parfois tendance àdésaper le héros de temps en temps, obligeant alors àune nouvelle personnalisation). À noter que certains objets pourtant identiques sont dotés de propriétés magiques différentes : le jeu propose àcette fin un comparateur d’items bien pratique pour s’y retrouver.

JPEG - 305.2 ko

Comme de bien entendu, certaines armes ou vêtements ne pourront être portés que si le fils déchu atteint certaines stats : Force, Dextérité, Endurance et Energie, qu’il sera possible (et souhaitable) d’améliorer via des points d’XP obtenus àchaque fois que vous passerez un niveau. Si la classe du guerrier implique une grande force, le mage aura besoin d’énergie : àvous de gérer convenablement votre affaire.
Sachez pour en finir avec cet inventaire que votre sacoche n’est pas sans fond : au bout d’un moment (assez rapide), vous ne pourrez plus récolter de nouveaux objets. Il sera alors possible d’en jeter certains, ou mieux encore : de les refourguer àun marchand (malheureusement assez rare), ou de les « transmuter » en or. Cette dernière opération rapporte moins que la vente au marchand, mais elle sera bien utile au beau milieu d’un donjon.

JPEG - 433.3 ko

Les objets ne font pas tout le sel du jeu. On aura également dans son arsenal un choix de sortilèges àdéclencher selon la fée qui vous accompagnera - ces fées, dont les capacités sont tirées des quatre éléments plus la foudre, sont des « items » àdébloquer au fil de votre progression et qui pourront être améliorés… tout comme vos super-coups et capacités spéciales, qui seront d’un secours appréciable tout au long de vos pérégrinations. Un point d’amélioration sera alloué àchaque franchissement de niveau : réfléchissez donc bien àce que vous comptez faire… et ne négligez pas l’augmentation de votre capacité de transport de flacons de vie, qui pourra elle aussi être améliorée !

JPEG - 513.8 ko

Tout cela paraît bien fouillis, mais je vous rassure : on pige très vite comment l’inventaire fonctionne et c’est un vrai plaisir que d’habiller son petit héros tel une poupée Barbie (enfin, Ken plutôt). La gestion des fées et des capacités spéciales tombent rapidement sous le sens, et le tout bénéficie d’une ergonomie que même les débutants pourront appréhender.

Un dragon dans le moteur

Car en plus, Gameloft a soigné la réalisation. On l’a dit, le jeu reprend àson compte le moteur utilisé par le premier épisode ; mais celui-ci a été largement amélioré, notamment au niveau des particules, effets de lumière et autres reflets d’eau. Résultat, c’est tout un monde qui grouille sous les yeux du joueur, qui appréciera le travail effectué sur certaines textures vraiment détaillées.

JPEG - 440 ko

Les monstres et adversaires se montrent également variés et selon leurs niveaux, se montreront plus ou moins coriaces… surtout quand il s’y mettent àplusieurs ! Il faudra donc tapoter comme un dingue pour parvenir àses fins, ce qui est quand on y réfléchit l’ordinaire du hack’n slash.
Question audio, on pourra écouter sa propre musique ou encore apprécier la bande-son du jeu, suffisamment entraînante et collant bien au propos du titre. Les bruitages sont en revanche vite pénibles vu que ce sont souvent les mêmes.

Le support des réseaux Live et Game Center offre au jeu des tableaux de scores et des trophées qui augmentent d’autant la durée de vie et l’intérêt du titre.

         

Pour conclure

Dungeon Hunter II est un des nouveaux représentants de ce qu’on va bien finir par appeler la « qualité Gameloft ». La réalisation ne souffre de pratiquement aucun défaut, la jouabilité est éprouvée, l’histoire prenante et cerise sur le sundae, le jeu satisfera aussi bien le joueur casual que le plus aguerri. Très long et fort joli, le jeu pourrait simplement souffrir d’un agenda particulièrement chargé : le nombre de gros titres en cette fin d’année est juste hallucinant et le joueur sera forcément amené àfaire des choix drastiques… Il pourra jeter son dévolu sur ce passionnant Dungeon Hunter II.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : Game Center, Gameloft Live

Téléchargez Dungeon Hunter II

  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
  • Haut de page