Ultimate Mortal Kombat 3 : finish him !

Par iMike le 3 janvier 2011 à 18h05

Ultimate Mortal Kombat 3 : finish him !

Ça a été la petite surprise d'Electronic Arts pour la fin d'année : le portage d'un grand classique du jeu de baston. Mais parfois, les surprises peuvent être mauvaises…
  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
Taille des caractères : A A A

Camarade, choisis ton camp. Après avoir préféré les Beatles aux Rolling Stones, le Mac au PC et le chocolat blanc au chocolat noir, il a fallu prendre position : plutôt Street Fighter, ou plutôt Mortal Kombat ? En ce qui me concerne, j’ai pris position pour Capcom et ses combattants dessinés àla main ; mais nombreux ont été ceux àpréférer les images digitalisées mises au point par Midway, et qui àl’époque (en 1992) ont marqué les esprits.

JPEG - 503.1 ko

Plus près de nous, Capcom a frappé un grand coup avec un impeccable Street Fighter IV qui fait encore autorité sur iPhone et iPod touch. Electronic Arts, qui s’est lancé dans l’adaptation d’Ultimate Mortal Kombat 3 originellement développé en 1995 par Midway, arrivera t-il àfaire aussi bien ? Ça risque d’être difficile, mais enfin, on n’est jamais àl’abri d’une belle surprise.

Fatality !

L’adaptation est pleine de déceptions, autant le dire tout de suite. En lieu et place de la vingtaine de combattants disponibles sur la borne d’arcade et les ports successifs qui s’en sont suivis, UMK3 ne propose que 9 personnages, plus deux àdébloquer. Fort heureusement, on y retrouve les classiques Sub-Zero, Nightwolf, Sheeva, Scorpion… mais pas de Johnny Cage, du moins en standard.

JPEG - 538.6 ko

La maniabilité du jeu passe par une molette virtuelle et cinq àsix boutons. Avec un peu d’entraînement, le joueur y retrouvera ses petits surtout que la position des boutons est paramétrable… et même n’importe comment, si on le souhaite. L’opacité peut elle aussi s’adapter selon que l’on veuille apprécier les décors… ou pas.

JPEG - 222.2 ko

Le pavé de 6 boutons reproduit les touches classiques : coup de pied haut/bas, coup de poing haut/bas, protection, et coup spécial. Le deuxième jeu de commandes se contente de 5 boutons : coup de poing, coup de pied, coup spécial, protection. Il est possible de passer de l’un àl’autre en cours de partie, mais il vaut mieux en maîtriser parfaitement plutôt que de papillonner.

JPEG - 597.3 ko

La palette des coups est, comme on l’a suggéré, impressionnante. En plus des coups classiques, chaque perso possède plusieurs coups spéciaux ainsi que les fameuses Fatality, ces super-coups permettant d’achever avec plus ou moins de classe son ennemi. C’est un vrai plaisir que d’en sortir un pour voir àquelle sauce sera mangé l’adversaire… ou soi-même !

JPEG - 406.3 ko

Tout cela est bel et bon, mais la maniabilité du perso pose tout de même quelques soucis. Non seulement il faut intégrer un nombre de coups vraiment conséquent (la liste est consultable en cours de combat), les boutons sont assez petits et l’utilité du R reste toute relative, quel que soit le combattant : il permet de courir et en conjonction avec le S, de balancer une fatality. À la limite, vue la place limitée sur l’écran de l’iPhone, on aurait largement pu en faire l’économie et arriver àquatre boutons, àl’instar de SFIV.

JPEG - 452.8 ko

La molette n’est pas non plus exempte de tout reproche. Elle répond assez souvent assez mal, quand elle décide de réagir ! Il faut croire que ce type de commande, maîtrisé àla perfection chez Capcom, est un art encore difficile àgérer pour d’autres éditeurs…

Babality !

Autre déception, les images digitalisées du jeu original ont laissé la place àdes sprites en 3D dont les textures sont certes réalistes, mais aux animations parfois étranges. Certains personnages donnent en effet l’impression d’avoir un balai solidement enfoncé dans le fondement, si vous me passez l’expression, quand certaines positions ne confinent pas tout simplement au ridicule. Certes, Mortal Kombat a toujours été plus frustre que Street Fighter dans ce domaine, mais même les courtes séquences de présentation (avant les combats) ne donnent pas envie d’incarner les personnages.

JPEG - 756.6 ko

Les décors ne sont pas aussi incroyables que vanté par Electronic Arts, mais on saluera leur variété. Certaines arènes comptent même deux niveaux ! En tout, le joueur pourra combattre au sein de 10 arènes, un nombre somme toute confortable. La bande-son est elle plus banale, mais j’imagine qu’il s’agit de celle du jeu original, donc je ne dirais rien de plus sur le sujet (mais ajoutons qu’il est impossible d’écouter sa propre musique).

JPEG - 428.9 ko

L’une des grandes richesses du jeu, outre les nombreux coups possibles, est le nombre de modes de jeu. Le joueur pourra ainsi s’adonner àun mode Arcade (proposant 4 niveaux de difficulté, soyez prévenu que même le plus faible est assez balaise), un mode Survie (un flot ininterrompu d’adversaires sans régénération de vie entre les rounds), un mode Shao Karnage (99 secondes pour éclater le gros Shao), et évidemment un mode multi.
Ce dernier se limite àdu 1 contre 1 en wifi/Bluetooth et en local. Il se révèle plutôt efficace et pour ce type de jeu, on ne regrettera pas un mode en ligne même si EA devrait vraiment se pencher sur une solution, pourquoi pas avec Game Center qui semble idéal pour ce type de connexion.

JPEG - 497.8 ko

Les modes de jeu sont donc nombreux, et vraiment sympa. Le joueur devra tout de même afficher quelques heures d’entraînement au compteur puisque l’éditeur a oublié d’y inclure un dojo, ce qui aurait été très pratique pour avoir les combattants bien en main plutôt que de subir continuellement d’humiliantes défaites avant de piger les contrôles.

         

Conclucity !

Comme l’eau tiède, on reste mitigé devant cet Ultimate Mortal Kombat 3 qui ne peut décemment pas disputer àStreet Fighter IV la ceinture de meilleur jeu de baston de l’AppStore. Contrôles mal fichus, maniabilité parfois aléatoire, personnages bancals… La liste des points négatifs alourdit sévèrement la note. Pourtant, tout n’est pas si noir : la variété des coups, les décors agréables, les nombreux bonus àdébloquer font que les amateurs pourront s’accrocher pour aller jusqu’au bout - mais qu’ils soient prévenus : le jeu est assez difficile et en l’absence d’un mode entraînement, les défaites seront nombreuses. Electronic Arts peut (et doit) certainement mieux faire.

Version de test : 1.0.5
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : nichon !

Téléchargez Ultimate Mortal Kombat 3

  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
  • Haut de page