Chuck Norris : mâle àla douleur

Par iMike le 23 novembre 2009 à 12h25

Chuck Norris : mâle à la douleur

Il est un peu illusoire de vouloir incarner Chuck Norris, car en règle générale, c'est plutôt lui qui se joue de nous. Mais que cela ne vous empêche pas de lire notre test de Chuck Norris : Bring on the Pain…
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« Portés Disparus », « Delta Force », « Invasion USA », la série TV « Walker, Texas Ranger »â€¦ Comment oublier ces chefs-d’oeuvre de vidéo-club et d’après-midi dominicaux sur TF1, hein ? Tous ces nanars ont un point commun, il s’agit bien entendu de leur acteur principal, l’increvable, l’insubmersible, le républicain et musculeux Chuck Norris !

Ah, Chuck. Combien de fois a t-il sauvé le monde libre des hippies, communistes, gauchistes et autres syndicalistes, je vous le demande. Et une fois de plus, il va devoir jouer des biceps pour débarrasser l’Amérique (et accessoirement, le monde) d’une sourde menace… sur iPhone et iPod touch, grâce àGameloft, qui édite Chuck Norris : Bring on the Pain, un jeu développé par Ludigames, sa filiale « budget ».

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Bring on the Pain est d’abord une ode àl’acteur, trop surpuissant comme on sait. Le jeu est parsemé de références aux différents films de Chuck, que ce soit dans son scénario (qui recycle des productions très connues du sieur) qu’au niveau des « dialogues » qui parsèment l’aventure. On vous laissera le plaisir de découvrir tout cela (les fans ne manqueront pas ces clins d’oeil !). Autre aspect réjouissant du jeu, la présence des fameux « Chuck Norris facts » entre les différents tableaux, que je ne peux m’empêcher de recaser dans ce test.

Pour revenir au scénario (un bien grand mot…) du jeu, on retrouve un Chuck amnésique, qui a oublié tous ses super-pouvoirs. Les autorités militaires lui demande d’aller récupérer des prisonniers de guerre américains en pleine jungle, une mission qu’il va bien entendu honorer, et qui le mènera dans une ténébreuse affaire…

Chuck Norris a déjàcompté jusqu’àl’infini. Deux fois.

La production de Ludigames est un beat’em all comme l’industrie en produisait àla pelle dans les années 80/90 : scrolling 2D horizontal et « profondeur » de champ, les décors ont même un petit air de Double Dragon ! Au niveau des commandes, le studio propose un classique joypad virtuel ainsi qu’un ou deux boutons (cela dépend du niveau).

Des combos sont possibles, mais il faudra aller au dojo pour les acheter. De toute façon, dans le feu de l’action, on tape un peu dans le tas… Malgré tout, le jeu reste toujours lisible et réactif. Les plus jeunes découvriront làun gameplay que les petits vieux comme moi ont bien connu… et pas mal claqué de sous dans les bornes d’arcade !

Chuck Norris fait pleurer les oignons.

Bring on the Pain est composé de trois environnements : la jungle, dans laquelle Chuck est lourdement armé d’une mitrailleuse, le Texas et New York, où il faudra plutôt jouer des pieds et des poings. Pour l’aider, notre héros pourra sans peine (hey, c’est Chuck Norris) déterrer un lampadaire ou soulever une voiture pour les lancer àla face des hideux. Une grande partie des décors est destructible, alors autant se faire plaisir !

On a parfois la possibilité d’emprunter un véhicule (moto, voiture, hélico pour un passage très fun de shoot), dans ce cas il faudra jouer de l’accéléromètre pour le diriger. C’est toujours sympathique et ça change un peu de la tatane. En tout, c’est 13 niveaux qu’il faudra parcourir et nettoyer.

Dans une pièce normale, il y a en moyenne 1242 objets avec lesquels Chuck Norris peut vous tuer, en incluant la pièce elle-même.

Chuck Norris : Bring on the Pain est vraiment fun, et use àfond du second degré qu’inspire l’acteur. Les différentes phases du jeu s’enchaînent bien et on prend un grand plaisir àdessouder du communiste. Le jeu se paie même un petit bonus sympa : il est possible de placer sa tête ou celle d’un ami (ou d’un ennemi) sur le corps des sbires ! Cela passe par la sélection ou la prise d’un cliché… Pur gadget, mais bien vu.

Le seul reproche que l’on peut faire au jeu, c’est sa durée de vie : bien fâché, en une demie-heure on en a fait le tour. Mais le jeu bénéficiant d’un bon « replay value », on peut se laisser tenter, surtout pour aussi peu que 0,79 euro.

Mise àjour : le jeu est passé à1,59 euro, un peu plus cher donc, mais ça n’enlève pas grand chose au plaisir du jeu.

Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande àChuck Norris.

Chuck Norris sur Nanarland

Chuck Norris : Bring on the Pain !

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