Coup de mou pour Asphalt 6

Par iMike le 30 décembre 2010 à 18h05

Coup de mou pour Asphalt 6

Même moteur, même carrosserie : le nouvel Asphalt conserve le lustre de son prédécesseur, en apportant… pas grand chose de neuf.
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Après un Asphalt 5 assez définitif, il paraissait difficile pour Gameloft de se surpasser et d’offrir un nouvel épisode encore plus réussi… et ça n’est malheureusement pas le cas avec Asphalt 6 : Adrenaline, qui a laissé filer la concurrence devant ses phares.

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Franchise fofolle et totalement orientée arcade, Asphalt a gagné ses galons auprès des amateurs de tôles froissées et de cascades over the top. Pas de prise de tête, il suffit de ranger son cerveau au garage et de se laisser aller, et c’est comme ça qu’on aime le jeu. Encore faut-il arriver àse renouveler, ce qui constitue àchaque fois un défi pour Gameloft, relevé avec les versions 4 et 5. Et la 6 ? Pas sà»r.

Mangeons du bitume

Asphalt 6 : Adrenaline, c’est d’abord et avant tout un choix de voitures parmi les plus larges sur l’AppStore - àma connaissance, seul GT Racing du même Gameloft en offre plus ! On y retrouvera ainsi 42 véhicules, dont quelques deux et trois roues, en provenance des plus prestigieux constructeurs (et même chez Citroë n, c’est dire). Ces voitures seront àacheter et àaméliorer grâce àde l’argent récolté au fil des courses, des sous qui tombent très vite en abondance. Ça n’est donc pas vraiment un challenge puisque très vite, le joueur pourra s’offrir les caisses les plus chères, du moins celles débloquées.

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Ces voitures resteront immaculées : au contraire de Firemint qui a obtenu des constructeurs la possibilité de (légèrement) cabosser les précieuses carrosseries de leurs véhicules dans Real Racing 2, dans Asphalt 6 ces derniers restent parfaitement lisses et propres. Malgré les cascades, ça n’est pas encore dans cet épisode que l’on pilotera des voitures brinquebalantes…
Au niveau des améliorations, on disposera comme toujours d’un ensemble de modifications pour la tenue de route, le moteur ou encore le turbo. Ces kits seront eux aussi àdébloquer au fil de sa progression. Et le joueur pourra également changer la couleur de la carrosserie de ses bolides et appliquer des stickers. Les jolies plantes qui tenaient lieu de « capacités spéciales » ont été remplacées par des sponsors plus classiques - impossible désormais de taxer le jeu de misogynie !

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La colonne vertébrale du jeu est son mode Carrière, qui permet d’enquiller 55 courses et 11 championnats de plus en plus ardus. Plusieurs épreuves constitueront le pain quotidien du conducteur amateur : de la course classique (contre 6 adversaires) au duel, en passant par un mode élimination (le dernier pilote supprimé toutes les X secondes), destruction (exploser tant de véhicules) ou encore l’intéressant « sous pression » avec un nombre limité de destructions possibles. Bref, le jeu ne manque pas de gameplays aussi différents qu’intéressants àjouer.

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Les circuits sont répartis entre plusieurs points du globe, Chamonix représentant vaillamment la France, mais on y trouvera également Moscou, Tokyo, les Bahamas… Le circuit le plus sympa est sans doute celui de Los Angeles qui permet de parcourir les égouts de la ville (oui, ça n’est pas très ragoutant) et qui est àma connaissance le seul qui offre un saut spectaculaire comme on en a vu beaucoup dans Asphalt 5. Étrangement, Gameloft n’a pas poussé ces cascades dans ce nouveau chapitre, alors que c’était la discipline la plus sympa chez le prédécesseur.
Pour le reste, les circuits sont plein de raccourcis àdébusquer - assez facilement il faut bien le dire, puisque leurs entrées sont soulignées par la présence de bonus d’argent ou de turbos.

Deux nouveautés au compteur

Le turbo précisément constitue l’alpha et l’omega de la conduite ultra-arcade du jeu. Il se charge via une jauge située en haut de l’écran, et àfond il déclenche un mode adrénaline qui passe l’écran du jeu en bleu, un effet spécial fort sympathique qui donne une belle patate au titre. Au final, c’est surtout esthétique car ça ne change pas grand chose àla jouabilité, mais c’est sympa d’y avoir pensé.

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La conduite en elle-même n’a rien de sorcier : àl’accéléromètre, via un écran virtuel ou des commandes tactiles, elle est évidemment délirante, il est toujours possible de tourner en prenant àfond les murs, comme dans tout bon épisode d’Asphalt qui se respecte.
Pas de vue cockpit pour le jeu, mais deux vues caméra àl’arrière plus ou moins rapprochées et une devant le capot pour plus de sensations de vitesse, et c’est tout.

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En parlant de sensations, le jeu se révèle agréable au niveau de la conduite et de la vitesse, mais on ne ressort pas enthousiasmé par l’expérience, comme on a pu l’être avec Asphalt 5. La faute en revient peut-être àun clipping trop prononcé ou des graphismes somme toute relativement banals, surtout quand on voit ce que peut produire Gameloft avec Shadow Guardian par exemple. L’impression donnée est la suivante : il semble que l’éditeur ait repris le moteur d’Asphalt 5 sans vraiment l’améliorer, du coup ce nouvel épisode ressemble plus àune version 1.5 qu’àune suite.

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Le garage est l’une des autres nouveautés d’Asphalt 6, mais elle s’avère n’être qu’un gadget pour amateurs de bling-bling. On y retrouvera en effet tous ses véhicules, sagement rangés au sein d’un espace qui rappelle la boutique d’un concessionnaire. Le tout se pilote façon FPS, avec une molette pour se diriger et un doigt sur l’écran pour visualiser sur 360 degrés. On aura donc tout loisir d’admirer ses belles mécaniques, mais pas de tourner autour, ni d’accéder àses caractéristiques techniques, ni encore d’en améliorer les performances ou modifier la couleur de la carrosserie… En l’étant, ce garage donne l’impression d’un aquarium sans trop d’intérêt, alors qu’il aurait été largement possible de le transformer en « vrai » garage en bonne et due forme.

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Outre le mode Carrière déjàévoqué, le jeu comprend un mode Course libre qui permet de sélectionner un circuit et un mode de course, ainsi qu’un mode multi qui offre de bataille en local (wifi/Bluetooth) ou en ligne contre 5 autres adversaires humains. Ce dernier mode fonctionne via le Gameloft Live et permet de rejoindre une partie ou de créer la sienne. Notez qu’il est possible de demander un salon privé, ce qui est une bonne chose si l’on souhaite rouler entre gens de bonne compagnie.
J’ai pu noter lors de mes parties en ligne une certaine propension aux ralentissements, notamment au début des courses. Quelques petits bogues graphiques ont également été repérés… Bref, il y a moyen d’améliorer un peu l’expérience àce niveau.

Ça manque de finesse

En ce qui concerne la réalisation, et sans vouloir en remettre une couche sur le moteur du jeu qui n’a pas l’air d’être un dernier modèle, on repère (surtout sur l’iPad) certaines facilités dans les textures, notamment au niveau des arbres qui se contentent du strict minimum. Outre le clipping assez peu brillant, on note un aspect parfois très boîte àsavon de certains véhicules. La gestion de la lumière sur la carrosserie est semble t-il réduite au minimum syndical, et bien évidemment les dégâts ne sont pas pris en compte.
Bref, on n’est pas ébahi par les graphismes du jeu. Dans un genre assez insurpassable il faut bien le dire, Real Racing fait mieux, beaucoup mieux.

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La bande-son est dans la droite ligne de la série : elle ne se prend pas au sérieux et aligne les gros beats qui tâchent… mais ça colle plutôt bien avec l’ambiance générale. Et il reste possible d’écouter la musique de sa bibliothèque audio via une interface auto-radio un peu confuse.

         

Pour conclure

Autant le dire, et on ne s’en est pas caché dans le test, Asphalt 6 déçoit plus qu’il n’épate. Le jeu aurait plutôt mérité être une mise àjour de contenus pour la version 5 plutôt qu’un titre en « standalone », la faute àun moteur daté et àla quasi-absence de nouveautés. Il faut dire que le genre connaît ses limites et qu’il va être difficile d’innover pour Gameloft, àmoins d’intégrer un scénario façon Need for Speed Undercover, des armes, ou que sais-je encore…

Toutefois, dans le genre conduite purement arcade, le jeu remplit agréablement son office. Bien évidemment, les adeptes d’un pilotage plus réaliste ont déjàchoisi le camp de Real Racing 2 ; mais si on compare Asphalt 6 àson concurrent direct le plus proche, àsavoir Need for Speed : Hot Pursuit, il n’est pas certain que le titre de Gameloft sorte grandi. Rendez-vous au prochain épisode…

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPad
Niveau d’anglais requis : non, mais on aurait aimé des sous-titres
Affiliation réseau : Gameloft Live

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