Du grabuge àZombieland

Par iMike le 25 novembre 2009 à 12h08

Du grabuge à Zombieland

« Bienvenue à Zombieland », dit le film… Mais est-on aussi le bienvenue dans le jeu adapté du long-métrage ? C'est ce que l'on verra dans ce test…
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Le dernier film en date qui tente de surfer sur la vague zombiesque, C’est « Bienvenue àZombieland », titre français un peu cruche pour le « Zombieland » tout court réalisé par Ruben Fleischer, un petit film amusant qui se joue plus des codes du buddy movie que du film de zomblard.

Et s’il y a (un peu) d’amitié virile dans le jeu adapté du film, il est surtout question de dessouder du mort-vivant ! Ridiculement nommée iZombieland, cette production Sony Pictures ne manque pas de mordant… On aurait pu le craindre quand on sait l’épouvantable réputation des jeux vidéo adaptés de film, qui tentent très souvent de surfer sur le succès d’un long-métrage, mais les développeurs de Sony ont fait quelques efforts, comme on le verra tout au long de ce test.

Règle numéro 1 : ne pas oublier le contexte

Le jeu suit fidèlement la trame du film, qui narre les tribulations de l’excellent Woody Harrelson et Jesse Eisenberg dans une Amérique chaotique, livrée àla vindicte des zombies. Nos deux survivants traverseront de rudes épreuves jusqu’àce que chacun trouvent enfin la félicité (en l’occurrence, un petit gâteau… Oui, les obsessions peuvent mener loin).

Le film, et le jeu avec lui, est très bavard, l’un des protagonistes étant un gros causeur (dont l’hygiène de vie est régie par des règles strictes), tandis que le personnage d’Harrelson est plutôt taillé pour l’action. Ça tombe bien, il est surtout question de ça dans iZombieland !

Règle numéro 2 : taper dans le tas

iZombieland (vraiment, quel titre ridicule, je n’arrive pas àm’y faire) met le joueur dans la peau de Talahassee, le personnage incarné par Woody Harrelson. En tant que chasseur de zombies professionnel, il faudra nettoyer tous les tableaux du jeu àl’aide de toute une armurerie : flingues, fusil, mais aussi pioche, tronçonneuse, et… banjo !

Malheureusement pour notre ami, les munitions et les ustensiles plus incongrus ont une fâcheuse tendance às’épuiser très rapidement… Il faudra donc ne pas oublier de faire le plein en cassant des caisses ou des barils d’un coup de pied pour récupérer de la vie et de précieuses munitions. Et au cas où vraiment on n’a plus le choix, on peut toujours jouer des poings…

À force de taper du zombie, Talahassee peut invoquer un super coup (par exemple, une petite chanson avec le banjo !). Et si jamais un infecté devenait un peu trop collant, il faudra tapoter frénétiquement sur un bouton virtuel pour s’en débarrasser…

Le jeu est basiquement un beat’em all en scrolling 2D horizontal très classique, avec des zombies venant manger du plomb àgauche et àdroite. iZombieland est plutôt du genre nerveux et ne vous laissera aucun répit !

Règle numéro 3 : jeter un oeil partout

Globalement, si le jeu est plutôt amusant, il se révèle au final assez laid : les décors tirent vers le verdâtre (même dans les niveaux extérieurs) et sont tristement banals. Je veux bien qu’on soit dans un jeu de zombies au fin fond des banlieues américaines, mais quand même. Les bruitages se révèlent eux assez minimaux et la trame sonore inexistante, àmoins que vous n’utilisiez votre propre musique.

À 2,99 euros, on pourra trouver la facture un poil trop salée pour un jeu qui au final n’est làque pour faire la promotion d’un film. Il fera toutefois passer un petit moment agréable, surtout avec ses petits touches d’humour et son côté « badass » pas désagréable.

iZombieland

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