Road Blaster : àfond dans l’iPhone

Par iMike le 18 janvier 2011 à 18h05

Road Blaster : Ã fond dans l'iPhone

S'il n'y avait que deux choses à sauver des années 80, ce serait la coupe de cheveux mulet et les LaserDisc interactifs. Pour la coupe, je ne peux pas faire grand chose, mais pour le reste, Revolutionnay Concepts est là .
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Dans les années 80, il était du dernier chic de présenter avec fierté àses amis sa collection de LaserDisc de Jean-Claude Van Damme. Fort heureusement, ce format, ancêtre du DVD mais de la taille d’un vinyle, s’est vite éteint sans qu’il ait eu véritablement le temps de prendre - du coup, votre collec’ n’est plus bonne qu’àse transformer en frisbee, sous les quolibets de ces mêmes amis. Il est en fait une chose qui soit restée de cette glorieuse époque : les jeux interactifs !

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Bon, parler de jeu pour les LaserDisc vidéo-ludiques est un raccourci un peu hâtif car dans les faits, le joueur devant se contenter d’écraser le bon bouton de la télécommande au bon moment durant un film (plus souvent un dessin animé). Ce genre éphémère a tout de même donné quelques classiques, notamment signé Don Bluth, comme Dragon’s Lair et Space Ace, deux jeux d’ailleurs adaptés sur iOS et disponibles depuis un moment sur l’AppStore.

Le guerrier de la route

Mais le Road Blaster (aussi appelé Road Avenger) qui nous occupe n’a pas grand chose àvoir l’univers merveilleux du dessinateur de Disney : on navigue ici dans un mode post-apocalyptique façon Mad Max, avec une animation signée du fameux studio nippon Toei Animation. Ambiance Ken le Survivant donc, avec force explosions et pilotage « over the top » aux illustrations jouissives.

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Le joueur incarne un vigilante qui tel Max, va se venger de la bande qui a tué sa femme, àbord d’une caisse surgonflé qui ne déparerait pas chez Fast & Furious. Autant dire que son ire va être sévère et que seule la mort sera au bout de la route…

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Le jeu, chapitré en 10 épisodes àdébloquer, se compose de séquences de dessin animé àbord de la fameuse bagnole, dont il faudra scrupuleusement suivre les indications s’affichant àintervalles réguliers sur le tableau de bord : àdroite, àgauche, frein, turbo. Il sera parfois nécessaire de mixer deux commandes (àgauche et turbo, par exemple) et suivant le niveau de difficulté choisi, le pilote aura plus ou moins de temps pour réagir…
Les pilotes hardcore qui ont une bonne mémoire pourront s’exercer au mode Expert qui n’affiche plus aucunes commandes !

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Ce temps de réaction, c’est ce qui fait le sel du jeu : si on tarde àréaliser la commande voulue, on perd évidemment une vie… jusqu’àce que mort s’ensuive. Chacune de ces morts est illustrée par une animation différente et spectaculaire… et il y en a un paquet !

Le titre propose deux choix de commandes : uniquement tactile (avec un volant àmanipuler au doigt) ou àl’accéléromètre qui, de mon point de vue, est sans doute la manière la plus sympa de s’adonner àRoad Blaster.

Traces de bitume sur l’écran

Road Blaster a beau être sympathique, il souffre des mêmes maux que les autres LaserDisc de l’époque. On a ainsi l’impression d’être toujours « en-dehors » de l’action : entre les séquences de jeu (très courtes) proprement dites, le titre déroule ses scènes de pur animé qu’hélas, le joueur verra finalement assez peu puisqu’il aura les yeux rivés sur le tableau de bord !
C’est un peu la limite de ce genre de gameplay, et c’est bien dommage car les adeptes de ce type de dessin animé rateront des scènes particulièrement péchues et dynamiques. Dommage que le jeu n’offre pas de visionner tout le métrage d’un coup !

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La vue du jeu, derrière le cockpit (deux types sont disponibles), donne toujours envie de diriger le véhicule, quel que soit les indications àl’écran. Il aurait été sans doute bon que Revolutionnary Concepts, qui s’est occupé de l’adaptation, se soit penché sur une version « live » du jeu qui malgré le dynamisme et la relative variété des séquences d’action, se contente de n’être qu’un pousse-bouton. Pas sà»r qu’àcet égard, une fois un niveau terminé, on veuille le rejouer de temps en temps…

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Malgré tout, La durée de vie du jeu reste bonne. Vous allez mourir des dizaines et des dizaines de fois avant de mémoriser la suite de commandes àaccomplir. 11 succès Game Center complètent le jeu, ainsi que quatre tableaux de scores.

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Graphiquement parlant, le jeu n’a pas perdu de sa patate. C’est sà»r, il faudra apprécier le style outré des dessins animés japonais des années 80 (rappelez-vous le Club Dorothée…), mais le style se révèle très adapté. Du côté de la bande-son, c’est très typique de son époque, avec une grosse propension au rock FM qui va bien. Un plaisir ! Et bon sang de bois, on a enfin droit àdes bruits de moteur et de crissements de pneus qui ne ressemblent pas àdes sons de jouets !

         

Pour conclure

Pour tout dire, je ne suis pas un grand fan de ce type de gameplay où, tel un singe, on vous demande de taper sur le bon bouton au bon moment. Mais le jeu n’a rien perdu de son dynamisme et se montre si bien ficelé que son taux de revienzy est très élevé.
De plus, au prix actuel (0,79 euro), le jeu est une bonne affaire qu’il serait bien malheureux de laisser passer.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Road Blaster

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