Pixel Fighters manque de muscle

Par iMike le 31 janvier 2011 à 18h05

Pixel Fighters manque de muscle

Du jeu de rôle qui se contente de la baston ? Le pari de BitWit était osé… et sans doute trop.
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Après tout, quand on y pense, le propre du jeu de rôle, son intérêt suprême, ce n’est pas de bêtement explorer des donjons ou un inventaire, mais bel et bien les bastons ! Et en particulier, bien entendu, les combats au tour par tour. C’est très précisément ce qu’offre Pixel Fighters, le premier titre pour iPhone/iPod touch de BitWit Games, qui ressemble plus àun squelette qu’àun jeu complet.

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Le Pixelverse, un univers parallèle au notre, est en grand danger : une bande de méchants a décidé de s’accaparer tous les pixels, quitte àfaire basculer ce monde dans le chaos et l’enfer. Seule une courageuse bande de trois héros sera àmême de leur faire rendre gorge… Et pour diriger ces chevaliers des temps pixellisés, c’est vous qui allez vous y coller !

Sauvons les pixels

Sur ce canevas rôlesque classique, Pixel Fighters n’offre que la baston. Les combats opposent ainsi notre bande de héros àun ou plusieurs vilains, jusqu’àce que l’une des deux parties cède… On ne peut plus classique donc, mais d’une vieille marmite, on peut toujours tirer une bonne soupe… encore faut-il que les ingrédients soient comestibles, ce qui n’est pas toujours le cas du jeu.

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Parmi les points forts de Pixel Fighters, notons tout de même le cheptel de 9 combattants disponibles (dont 4 àdébloquer), qui émargent tous dans une catégorie bien définie : il y a làle mage, le guerrier, le paladin, le voleur, l’elf… Et tous, bien évidemment, ont des caractéristiques propres. Parmi ces héros, il faudra en choisir 3, et tant qu’àfaire des complémentaires : par exemple un guerrier avec trois attaques, un mage et son pouvoir de guérison, et l’elf et ses flèches. Il est également possible de laisser le jeu choisir une équipe au hasard.

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Première surprise : le jeu ne propose… qu’un seul niveau. D’autres sont prévus dans un proche avenir, mais en attendant, ça fait court, disons. Ce niveau est doté d’un seul décor type temple, sympathique mais on en fait rapidement le tour… Mais enfin, le plus important dans ce jeu n’est-il pas les bastons ? Si, et heureusement.

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Le joueur débute chaque tour avec une soulte de 3 points dits AP. Ces points permettront de lancer des attaques ou des mouvements spéciaux, dont la valeur varie en fonction de la puissance des coups : un « Quick Hit » du guerrier ne coà»te qu’un point, alors que trois boules de feu du mage en valent quatre. Il faudra donc varier les plaisirs et essayer d’économiser au maximum (il est possible de conserver par-devers soi des points non utilisés) pour déchaîner les attaques les plus puissantes, qui peuvent toucher plusieurs adversaires.
Ce système de points d’attaques modifie légèrement l’aspect au tour par tour puisque tant qu’on a des points en stock, il est possible de lancer des coups. Bien évidemment, àraison de 3 par tour, on en fait vite… le tour, si j’ose dire.

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Il est également possible de déplacer ses héros sur la grille, par exemple en plaçant un personnage peu enclin aux combats derrière un guerrier, ce qui permettra de lui éviter les attaques de mêlée. D’autres mouvements sont également possibles, comme l’invisibilité ou la défense, ce qui permet, vous l’aurez deviné, de perdre moins de vie lorsqu’on se prend un chtard.

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Jeu de rôle oblige, il faudra entre chaque combat attribuer des points d’XP (des pixels, dans le cas de ce titre). Pas de surprise lànon plus, il s’agit des classiques Défense, Attaque, Santé…

Les 9 combattants proposés ayant tous des capacités différentes, on passera un certain temps àles essayer tous et àles combiner histoire de voir lesquels sont les plus complémentaires. Cela rajoute un semblant de durée de vie au mode solo qui, comme on l’a vu, est particulièrement court et léger… ce d’autant que les adversaires sont en général bien moins puissants que les héros que l’on s’est choisis.

Multi-tonus

Avec un mode solo aussi ténu, l’intérêt du jeu peut paraître particulièrement faible ; heureusement, un multi est disponible qui se montrera bien plus amusant : via Bluetooth ou sur le même écran, le titre sera prétexte àbien des engueulades pour deux joueurs ! On regrettera cependant l’absence d’un mode wifi en ligne qui aurait apporté encore plus de sel aux parties.

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Ce mode multi comporte une petite originalité : outre un décor supplémentaire, il est possible de jouer avec en fond une photo, choisie parmi la galerie de l’iPhone/iPod ou avec son capteur photo. Ça ne sert pas àgrand chose, mais on apprécie de pouvoir changer un peu d’univers de temps en temps, parce que bon, le temple, ça va bien cinq minutes.

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Niveau ergonomie, il semble que le studio BitWit ait oublié que l’on ne joue pas au stylet sur son iPhone ! La sélection dans l’interface est un cauchemar, dans les menus et encore plus durant les parties, où il faut viser juste pour choisir le mouvement désiré. Heureusement, une boîte de confirmation permet de revenir en arrière…

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Graphiquement parlant, les petits personnages sont bien mignons, mais les animations qui les accompagnent sont fort réduites, y compris pour les coups spéciaux qui se contentent bien souvent de deux ou trois frames. Quant au décor, je crois en avoir dit suffisamment de mal pour ne pas revenir dessus.
La bande-son tape rapidement sur les nerfs, et comme souvent, il est impossible d’écouter ses propres morceaux (et pourtant, une partie peut durer un petit moment). Enfin, la mention Game Center n’est làque pour faire joli puisqu’il n’y a ni classement de joueurs, ni succès àdécrocher.

Pour conclure

Au final, même si on aurait adoré aimer ce Pixel Fighters, le jeu est décidément bien trop frustre pour être conseillé. Il manque en fait toute la partie exploration, qui auraient balancé des séquences de combat qui amusent cinq minutes, avant de tomber dans l’ennui ensuite. Le studio a beau promettre de nouveaux niveaux, capacités et mécanismes de jeu de rôle dans de futures mises àjour gratuites, on regrette que tout cela ne soit pas déjàdisponible. Au lieu de précipiter sa sortie, BitWit aurait dà» muscler un peu son jeu.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : un minimum
Affiliation réseau : Game Center, mais sans intérêt

Téléchargez Pixel Fighters

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