Infinity Field : le bonheur est dans le champ

Par iMike le 9 février 2011 à 18h05

Infinity Field : le bonheur est dans le champ

Et si on laissait la cervelle au vestiaire ?
  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
Taille des caractères : A A A

On a parfois envie de lâcher tous ces casse-têtes, ces jeux de stratégie, ces jeux de rôle et autres prises de chou, abandonner son cerveau au vestiaire en laissant ses doigts diriger son bon plaisir. Je vous rassure, malgré les apparences, il n’y a rien de sexuel dans la phrase précédente - il s’agit simplement de pouvoir se laisser aller àdessouder en toute quiétude des torrents d’ennemis, comme ça, pour le fun. Et Infinity Field n’est pas mauvais àce petit jeu.

JPEG - 775.1 ko

Développé par ForzeField, et édité par Chillingo, ce titre balance le scénario par-dessus bord pour n’offrir qu’une seule chose : du tir, du shoot, du plein la face pour pas un rond. Et sur iPad, il y arrive plutôt bien.

Du fun sous les doigts

Le jeu est extrêmement simple àsaisir : les deux mains solidement accrochées d’un bord àl’autre de la tablette, la molette de gauche dirigera le vaisseau, tandis que celle de droite s’occupera de tirer dans toutes les positions. Il s’agit donc, vous l’aurez compris, d’un jeu de tir àdouble pad qui ne s’embarrasse pas de chichitteries - on est làpour faire feu.

JPEG - 734 ko

Il y a tout de même quelques petites subtilités. Pour passer au niveau suivant, il faudra tenir durant un temps imparti. Les premiers tableaux se contentent de quelques dizaines de secondes, mais au fil de sa progression, ce seront plusieurs minutes auxquelles il faudra faire face… 3 missions seront àfinir, chacune étant dotée de 12 niveaux. 36 niveaux donc (wé je sais compter !), dont on n’a pas fini de voir le bout.

JPEG - 837.4 ko

Le vaisseau du joueur dispose de deux vies pour finir un niveau, ainsi que le même nombre de super-bombes (àactiver en double-tapotant la molette de direction, ou en secouant la tablette). Attention, ces dernières sont extrêmement limitées : leur usage est donc du type « dernier recours »â€¦ Une boutique, dans laquelle on dépensera des crédits durement acquis au fil du jeu, permettra de s’offrir des vaisseaux plus puissants (3 types), et d’améliorer leurs niveaux.

JPEG - 654.4 ko

Au rayon de l’arsenal, outre les super-bombes vues ci-dessus, les niveaux offrent parfois (ça n’arrive pas souvent) des power-up : bullet time, tirs multiples, bouclier de protection, vie supplémentaire, tous seront les bienvenus pour venir àbout des vagues d’ennemis ! Au passage, on aurait aimé disposer de plusieurs types de tirs, et de pouvoir conserver pour plus tard quelques power-up.

Des pixels plein l’écran

Les ennemis, parlons-en : outre les boss de fins de chapitres, il faudra apprendre àreconnaître les comportements des uns et des autres. Les types de vaisseaux adverses et leurs trajectoires, qui se signalent par des couleurs bien définies, font partie de tout l’intérêt du jeu : il faut sans cesse s’adapter quand il n’est plus possible de tirer sur tout le monde.
Les vaisseaux jaunes se signalent ainsi par leur agressivité àvous poursuivre, mais explosent en groupe très facilement.

JPEG - 756.4 ko

Le jeu rattrape une forme un peu frustre (l’espace, c’est tout noir) par des effets d’explosion qui remplissent tout l’écran, faisant ressembler la tablette àun sapin de Noë l branché sur 1 000 volts. On en prend véritablement plein les mirettes, àtel point qu’on a parfois du mal àrepérer son vaisseau dans ce foutoir de pixels colorés.
La bande-son se compose elle de musique technoguidouille sans trop d’intérêt, mais les bruitages sont eux bien plus intéressants - ils jouent notamment sur des basses donnant l’impression que l’iPad a un vibreur. Épatant !

JPEG - 695.9 ko

On gagnera àjeter un Å“il dans les options du jeu. Non seulement on pourra modifier l’affichage des pad et de l’interface, mais surtout le titre propose 4 manières d’afficher l’écran de jeu : en 3D « classique », en 3D plus foldingue (àsélectionner !), une vue en 2D et une dernière en statique, avec le niveau plein pot sur l’écran de l’iPad. Le joueur pourra également sélectionner une liste de lecture s’il souhaite écouter sa propre musique.

Vous reprendrez bien du plomb ?

Mais en-dehors du mode solo déjàbien sympathique, ce qui attire l’oeil, c’est aussi et surtout le mode Survival, offrant 6 types de jeux aussi différents qu’amusants : Infinity, le mode classique du jeu, Unarmed, comme son nom l’indique, Snake, dans lequel il faudra exploser les vaisseaux avec un rayon laser, Insane, avec beaucoup beaucoup d’ennemis, Zombie, dans lequel on ne peut que repousser ses adversaires, et Cruce, qui place le joueur au milieu d’attaques géométriques.
Tous ces modes embarquent leur propre tableau des scores.

JPEG - 697 ko

Mais il y a mieux encore : chacun de ces modes peuvent être joués àdeux sur le même écran, àl’exception de Snake ! Dans ce cas, l’interface affiche les pads d’un bord àl’autre de la tablette, et c’est parti pour les séances d’insultes entre mauvais perdants ! La manipulation de son vaisseau se révèle toutefois moins aisée dans ce multi, mais il est toujours aussi fun de mettre une pile àun pote. À noter qu’un mode wifi en local est dans les tuyaux du développeur.

Pour conclure

On partait sur un petit jeu de tir standard, on se retrouve au final avec une excellente surprise. Infinity Field est aussi amusant que bien fichu, et surtout il possède ce pouvoir dit du « Allez, encore une petite partie » très accrocheur. Simple d’utilisation, il offre un plus d’un mode solo complet des niveaux Survie àparcourir seul ou àplusieurs particulièrement plaisants. Pas grand chose àredire donc, même si on aimerait que Chillingo ait pensé àsupporter Game Center en plus de son propre réseau Crystal que personne n’utilise.

Version de test : 1.0.1
Machine de test : iPad
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : Crystal

Téléchargez Infinity Field

  • commentaire(s)
  • Envoyer
  • Imprimer
  • Haut de page