Battleheart : du coeur àl’ouvrage

Par iMike le 10 février 2011 à 18h05

Battleheart : du coeur à l'ouvrage

Vous avez demandé un jeu de stratégie en temps réel sans prise de tête et vraiment amusant ? Mika Mobile a exactement ce que vous cherchez.
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Des mois de développement n’ont pas été suffisant pour éviter au dernier titre de Mika Mobile d’être frappé par un bogue étrange, empêchant le joueur de dépasser le premier boss. Maintenant que la mise àjour, très vite proposée en ligne, corrige ces défauts de jeunesse énervants, il est possible d’apprécier Battleheart pour ce qu’il est : un jeu de stratégie temps réel aussi ambitieux que facile àjouer. Et avec une réalisation àl’avenant, autant dire que le studio frappe un grand coup, malgré quelques petits défauts inévitables.

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Si le jeu ne s’embarrasse pas vraiment d’un scénario, il reprend en revanche tous les atours du jeu de rôle. Il faudra ainsi gérer une équipe de combattants, veiller àl’inventaire, s’équiper, apprendre de nouvelles capacités… mais sans les phases d’explorations et d’aventures àproprement parler, puisque le jeu se résume àde la baston en temps réel ! Il serait cependant triste de réduire un tel jeu àcette seule dimension.

Une équipe en or

Le joueur débute la partie avec deux combattants : un chevalier et un clerc. Ils lui permettront de s’enquérir des mécanismes du jeu, aussi simples qu’efficaces : il suffit de dessiner la trajectoire vers laquelle un guerrier doit se rendre, ce qui correspond en règle générale vers un ennemi !

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Chaque membre de son équipe possède des caractéristiques uniques peu nombreuses, du moins au départ de l’aventure : un coup normal et un spécial, qui prendra tout sons temps pour se recharger. Le cas du clerc est intéressant car c’est l’exception qui confirme la règle : ce personnage ne possède aucune attaque offensive, mais se révélera particulièrement précieux puisqu’il peut soigner ses camarades. On peut certes s’en passer, mais alors l’équipe ne tiendra pas longtemps… En revanche, il faudra veiller tout particulièrement àle protéger car les ennemis n’hésiteront pas àlui conter fleurette le gourdin àla main.

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Très vite, avec l’or gagné au fil des combats, on pourra étoffer sa fine équipe et embaucher des marlous àl’auberge. Ce sont jusqu’à4 combattants qui pourront prendre part àl’aventure, mais rien ne vous empêche de louer les services de beaucoup plus de personnages afin de moduler la puissance et les compétences du groupe suivant les niveaux.

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Le jeu offre un éventail large de combattants, du mercenaire local àla sorcière, en passant par le voleur et le barde, qui rappelons-le ont chacun leurs forces et leurs faiblesses - il sera possible d’améliorer tout cela par le biais d’items, àacheter dans une boutique qui se contente des pièces d’or ramassées durant le jeu (pas de micro-paiements, ouf !). Il sera d’ailleurs possible d’acheter mais aussi de vendre des objets en double, ou ceux qui n’ont plus d’utilité.

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L’équipement de ces items passe par une armurerie dont l’usage n’est pas si simple. Il est ainsi bien difficile de comparer les objets entre eux, tandis que le système d’amélioration n’a rien d’évident (il suffit de tapoter sur un objet, pour tout dire). Il manque en fait au jeu un peu de documentation, au-delàdu prologue qui se contente d’un mini-tutoriel.

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Jeu de rôle oblige, un système d’XP permet aux personnages d’améliorer leurs capacités (attaque et défense) mais également de gagner des compétences, tous les 5 niveaux. Ces dernières apparaîtront alors àcôté du coup spécial en haut àgauche de l’écran et il faudra làaussi attendre que la jauge se remplisse pour le balancer sur le terrain de jeu.

Au cœur de la bataille

Tout cela est bel et bon, mais qu’est-ce que cela donne sur le seul terrain qui vaille, c’est àdire sur le champ de bataille ? L’affaire est rondement menée et ressemble de loin àun jeu de trajectoires façon Flight Control. De loin seulement, car l’action àl’écran est beaucoup plus ramassée et si elle commence assez mollement (d’où l’impression mi-figue mi-raisin de mon précédent Top/Flop), les niveaux suivant le premier boss se montrent infiniment plus nerveux… et nécessiteront une réflexion rapide et quelques réflexes histoire de rester en vie !

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Comme dans tout bon STR qui se respecte, la victoire passe par une connaissance parfaite des capacités de ses unités. Celles-ci étant limitées au départ, on a tout loisir de les maîtriser puis de les améliorer par la suite. Un autre aspect intéressant du jeu est la complémentarité des combattants : peu importe les membres choisis, l’équipe ainsi formée saura toujours se débrouiller face aux ennemis les plus faciles - en revanche, pour combattre les boss ou les adversaires un peu plus coriaces, mieux vaudra faire appel àun peu plus de stratégie et élaborer une véritable tactique de combat.

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Au niveau de la réalisation, on retrouve la patte de Mika Mobile, qui nous avait déjàrégalé les yeux avec OMG Pirates et Zombieville. Les combattants, leurs mimiques et coups spéciaux, mais aussi et surtout la diversité des ennemis font plaisir àvoir ! On regrettera simplement que les zones de combat se limitent àun seul écran - heureusement, la variété des décors est de mise.

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Le jeu compte en tout une trentaine de niveaux, ce qui devrait vous occuper quelques heures, et encore plus si on tient àessayer toutes les variations d’équipe… On rajoutera au lot des arènes de survie, dans lesquelles il sera aisé de mourir rapidement. Pas de mode multi malheureusement, mais on peut toujours jouer àdeux ou quatre autour du même écran (d’iPad, tant qu’àfaire), chacun pouvant gérer une partie de l’équipe. N’attendez pas de succès, ni même de tableaux de scores en revanche, c’est plutôt frustre.

Pour conclure

Difficile de ne pas s’emballer pour un tel jeu. Amusant, nerveux, très bien fichu, il permet de jouer avec des mécanismes complexes avec une facilité déconcertante. Seule la partie dédiée àl’équipement est plus frustre et aurait mérité un peu plus de travail ; mais pour le reste, c’est du tout bon, ce d’autant plus que le jeu assure le support des écrans Retina et est universel. Une affaire pour le prix demandé.

Version de test : 1.0.2
Machine de test : iPhone 4, iPad
Niveau d’anglais requis : peut être utile
Affiliation réseau : rien

Téléchargez Battleheart

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