NBA Jam met le feu

Par iMike le 16 février 2011 à 18h05

NBA Jam met le feu

Qui c'est le patron sur le parquet ? C'est Electronic Arts qui vient de claquer un dunk d'anthologie !
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Dans les années 90, le basket US dominait le monde : non seulement les joueurs étaient cool, mais encore niveau sportif, les équipes de la NBA enfonçaient n’importe quelles ligues européennes ou mondiales. Ça a un peu changé depuis, la NBA a perdu de sa superbe, mais s’il est une chose restée épatante de cette folle époque, c’est le délire de NBA Jam !

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Sorti en 1993 sur borne d’arcade puis adapté àtoutes les sauces, ce titre édité àl’origine par Midway a pris son temps pour débarquer sur notre plateforme, par l’entremise d’Electronic Arts. Le résultat est, il faut le souligner, assez miraculeux même si tout n’est pas rose. Boomshakalaka !

Un jeu en feu

NBA Jam sur iOS reprend le concept initial de la franchise, àsavoir des matches à2 contre 2 dont le seul but semble être de marquer des paniers de la manière la plus spectaculaire possible. Après avoir choisi sa conférence puis son équipe (les 30 équipes de la NBA sont disponibles), le joueur pourra sélectionner son basketteur et roule ma poule : il s’agit d’enquiller les victoires dans le mode Campagne, soit 36 parties de plus en plus intenses et difficiles.

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La maniabilité exemplaire de la franchise est ici respectée, par le biais de trois boutons d’action : pour tirer/dunker, passer/pousser ou accélérer la cadence. Ce dernier bouton dit turbo est particulièrement important : utilisé en conjonction avec un des deux autres, il permet d’activer un plus gros dunk ou une poussette digne d’un tampon de rugby, mais attention : la quantité de turbo est limitée ! N’oubliez pas de secouer l’iPhone pour vous franchir le rideau défensif d’un adversaire un peu trop collant !
Avouons que dans le feu de l’action, on ne prête pas vraiment attention àla jauge de turbo, tout occupé qu’on est àclaquer le maximum de paniers de la manière la plus délirante possible…

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… et de côté aussi, l’adaptation assure le show ! On ne compte plus les manières différentes et toutes acrobatiques d’exploser le panier au nez et àla barbe des adversaires, àtel point qu’on se surprend àessayer toutes les combinaisons possibles pour voir jusqu’où le jeu est capable d’aller. Sans compter le ballon en feu qui est l’occasion d’effets très spéciaux.
Pour ceux qui craignent de se retrouver perdu, pas de panique : un tutorial tout simple permet de prendre le jeu et le ballon bien en main.

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Le jeu propose deux modes : une partie rapide sans risque et le fameux championnat qui, malgré la diversité des situations proposées, se montre finalement assez répétitif. L’explication est simple : bien souvent on n’a pas besoin du coéquipier pour marquer. Du coup, le jeu en équipe (un bien grand mot quand celle-ci ne compte que deux joueurs) est particulièrement limité.
Basiquement, on passe son temps àessayer de chiper le ballon àl’adversaire (ce qui est relativement facile), puis de foncer dans le tas et vers le panier sans demander son reste.

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En revanche, le carton rouge est décerné àElectronic Arts pour n’avoir pas planché sur un mode multi ! On ne parle pas làd’un mode en ligne, tellement on sait que l’éditeur n’a jamais su quoi faire avec, mais il n’y a même pas de mode en local que ce soit en Bluetooth ou en wifi… et ça, c’est mal, donc ça vaut au moins 1 point en moins sur la note, hop. Ceci étant dit, EA propose de temps àautre des mises àjour de contenu, alors gardons espoir mes frères.

Du sang sur le parquet

Chaque équipe dispose d’un cheptel de deux ou trois joueurs déjàdébloqués. Au fil de sa progression, d’autres basketteurs issus de la grande histoire du club seront jouables, voire même des mascottes et autres personnages plus ou moins illustres (on a même aperçu des présidents américains !).
Si le joueur pourra se contenter d’incarner un seul sportif, les options du titre permettent de jouer avec le porteur du ballon.

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Parmi les spécialités dingo de NBA Jam, on compte l’option de jouer avec plusieurs ballons différents, de débloquer le turbo illimité et le suivi de la caméra, l’On Fire sur un seul panier (au lieu de 3), et surtout de gonfler les têtes de nos sportifs dans un mode Grosses Têtes aussi crétin qu’amusant - mais pas si inutile, puisqu’on voit mieux les mimiques impayables de certains joueurs !

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Tous ces « privilèges », comme les nomme le jeu, ainsi que les sportifs àdébloquer, sont également disponibles sous la forme de micro-paiements : 0,79 euro par conférences, 1,59 euro par pack de joueurs, et 2,39 euros pour le pack « la totale » - cela pousse le tarif du jeu complet à6,38 euros. Fort heureusement, pas besoin de passer àla caisse, car ce contenu, rappelons-le, est aussi disponible au fil des déblocages.

Une série de succès parfois retors àdécrocher est également de la partie. Ceux qui voudront profiter le plus possible de leur investissement seront servis, car il y en a pour quelques bonnes heures de jeu.

Showtime

Au niveau de la réalisation, c’est du tout bon : la modélisation des corps des joueurs permet une animation chaloupée et rythmée, mais ce qui frappe surtout c’est le travail sur les têtes des basketteurs ! Chacun a droit àsa petite mimique lorsqu’il marque ou qu’il claque un dunk particulièrement saignant, c’est un plaisir que de voir ce petit monde s’agiter ainsi.

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La bande-son respecte elle aussi àla virgule près celle du jeu original (pour peu que je m’en rappelle), avec les cris de la foule, mais aussi les interjections hallucinantes de Tim Kitzrow, qui ont largement contribué àfaire de NBA Jam un petit phénomène culturel.

Pour conclure

NBA Jam est entièrement tourné vers le fun, et le jeu parvient sans problème àremplir son rôle. Le jeu original est respecté, aussi bien au niveau de la réalisation que du délire qui souffle sur le terrain. Tout cela est bel et bon, mais il faut bien avouer qu’au bout de 5 ou 6 matches d’affilée, l’aspect répétitif du titre frappe le joueur qui ne demandera qu’une chose : un peu de variété voire, soyons fou, un mode multi, quel qu’il soit.

Ceci étant dit, le jeu est suffisamment amusant pour de courtes parties pour le recommander sans problème. Après un Dead Space d’anthologie, Electronic Arts poursuit sur une bonne pente : pourvu que ça dure.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Affiliation réseau : que dalle

Téléchargez NBA Jam

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