Overkill : tir aux pigeons

Par iMike le 17 mars 2011 à 18h05

Overkill : tir aux pigeons

Le dernier titre de Craneballs est un jeu sévèrement burné pour amateurs de flingues en tout genre.
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Si le studio Craneballs donnait jusqu’àmaintenant dans le jeu mignon et grand public (il n’y a qu’àvoir l’excellent Blimp et le plus moyen Monorace), il s’agit maintenant de ne plus plaisanter avec l’éditeur. Overkill est un jeu pour homme, avec du sang, des larmes, et surtout des flingues !

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Dans le futur, c’est le bazar. Les hommes ne cessent de se mettre sur la tronche pour un oui ou pour un non, et histoire de gagner votre pain, vous voilàmercenaire. Votre mission : dessouder de l’ennemi quel qu’il soit, grâce àvotre grand sens de la précision mais aussi votre connaissance aiguë des armes. Overkill ne s’embarrasse pas d’un scénario et c’est un peu dommage, il y avait certainement moyen d’impliquer un peu plus le joueur (par exemple en recevant des missions façon faux client e-mail). Quoi qu’il en soit, on n’est pas làpour se prendre le chou, mais pour l’exploser.

Plein la tronche pour pas un rond

Le jeu comporte en fait deux séquences. Dans la première dite du stand de tir, le joueur fait face àdes vagues d’ennemis de plus en plus nombreuses et puissantes. Il faudra aller vite et multiplier les headshots pour espérer s’en tirer sans trop de dommages… surtout que les soldats adverses nécessitent plusieurs balles dans le buffet avant de finalement disparaître.

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La jouabilité du titre est bien pensée : la position du le flingue est légèrement décalée par-rapport au doigt ; cela permet de parfaitement viser son adversaire tandis que le doigt ne masque en rien l’action du moment, ce qui ne sera pas un mal car la multiplication des ennemis nécessitera de frapper vite et bien.

Ces adversaires sont de plusieurs natures : les bleus-bites seront les plus faciles àdégommer, mais il y a également des porteurs de mitrailleuses, des soldats plus résistants (voire increvables), mais aussi des drones et des véhicules qui nécessiteront de sortir la grosse artillerie pour en venir àbout.

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Le joueur n’aura véritablement àgérer que trois choses : cibler les méchants, tirer, et recharger le magasin de son flingue en secouant l’iPhone (le jeu gère la recharge automatiquement si on ne le fait pas, mais en général ça tombe toujours au plus mauvais moment !). Pas de déplacement, pas de couloirs àexplorer ni de planques derrière lesquelles récupérer, et pour cause : le jeu ne propose que des tableaux fixes dans lesquels apparaissent les ennemis !

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On parle donc véritablement ici de stand de tir, puisque le jeu y fait furieusement penser. Overkill ne rentre pas dans la catégorie FPS, et encore moins jeu de tir sur rails, et on ne sait pas trop quoi penser de ce parti-pris. Il est certain qu’on aurait préféré se balader dans les très beaux décors élaborés par Craneballs, mais le studio a préféré privilégier l’expérience de la visée, au détriment d’un aspect plus immersif, mais aussi plus imprécis.

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Cependant, on aurait vraiment aimé que le nombre de tableaux proposés soit au moins multiplié par deux : 4 environnements, c’est clairement trop léger, cela donne vraiment l’impression d’être bloqué des plombes dans un niveau (fixe qui plus est), et pour cause puisqu’il faut franchir un minimum de 14 vagues pour avoir accès au tableau suivant. Ah ça, on a le temps d’en connaître les moindres détails…

À l’assaut de l’armurerie

Mais la séquence qui a visiblement bénéficié du plus grand soin de la part de Craneballs est certainement le magasin du jeu ! Celui-ci propose 12 armes, de l’AK-47 au M4, qui toutes pourront être améliorées par l’ajout d’un viseur, d’un magasin plus important et d’autres accessoires encore. En tout, Craneballs promet plus de cent combinaisons possibles : on veut bien le croire, on n’est pas allé vérifier !

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L’interface du magasin est plutôt réussie et il est àpeu près certain que les membres de la NRA apprécieront les reproductions des armes, même si àtout prendre on aurait aimé pouvoir tourner autour en 3D. Le studio a particulièrement soigné le graphisme, et il est même possible d’envoyer une capture écran àses amis ! On aura aussi le droit d’être moyennement àl’aise devant ce luxe d’attentions, mais en même temps on sait où on met les pieds.

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Ces gadgets, qui améliorent sensiblement la puissance et la précision des flingues, ne sont évidemment pas donnés. Si franchir les différentes vagues permet d’engranger des sous, la monnaie la plus importante du jeu est l’Overkill Medal (OM), une denrée dont nous crédite le jeu àchaque promotion de grade (30 rangs). L’OM permet d’accéder àdes armes et àdes accessoires bien plus puissants qui sont pratiquement inaccessibles si on se contente de les acheter avec les « dollars » du jeu.

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Seul hic : les OM sont difficiles àobtenir, et si l’on veut profiter du jeu au complet, il faudra se diriger vers le Medal Store, qui vend contre de l’argent sonnant et trébuchant des packs d’OM. 30 OM coà»tent par exemple 0,79 euro. Cette boutique offrira ensuite d’échanger les médailles contre des flingues complets (avec tous ses accessoires), des gadgets supplémentaires, mais aussi de débloquer les 4 niveaux, et même des fonds d’écran !
Pour ceux qui n’ont pas un rond àdépenser, le jeu propose de gagner des OM en téléchargeant une sélection d’apps gratuites et payantes, ce qui est plutôt un bon compromis : après tout, Overkill est gratuit… Toutefois, on aurait apprécié une version payante (ou un micro-paiement) qui aurait permis de débloquer d’un coup toutes ces merveilles en vitrine.

Pour conclure

On ressort d’Overkill avec un étrange sentiment. Bien qu’il se limite àun simple stand de tir comme àla foire, le jeu propose un contenu si riche au niveau de l’arsenal proposé qu’on ne peut que penser que Craneballs en garde sous la pédale. En l’état, le titre est plutôt sympa, nerveux et bien balancé, on a plaisir ày retourner de temps en temps pour se payer quelques soldats, même si on aurait aimé pouvoir plonger dans les décors !

Maintenant, le modèle économique choisi, très élaboré et sur lequel le studio a visiblement planché très fort, oblige pratiquement et assez rapidement àpasser àla caisse, ce qui pourra en rebuter beaucoup. En attendant, la gratuité du titre permettra àtout un chacun de se faire une idée, et si vraiment on a un ragondin dans son porte-feuille, il est possible de ne rien débourser !

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad
Niveau d’anglais requis : un minimum requis
Affiliation réseau : Game Center (succès, scores)

Téléchargez Overkill

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